La gauche en Europe : chronique d'une mort annoncée ?
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QUITO (Reuters) - Les Equatoriens ont dit "oui" à la réforme constitutionnelle qui accorde au président Raphael Correa des pouvoirs élargis pour mettre en oeuvre des réformes d'inspiration socialistes similaires à celles de ces alliés vénézuélien et bolivien.
"Aujourd'hui, l'Equateur a opté pour une nouvelle nation. Les vieilles structures sont battues en brèche. Cela confirme la révolution citoyenne", s'est félicité le chef de l'Etat, saluant une "victoire historique" devant ses partisans réunis à Guayaquil.
Les résultats officiels n'ont pas été proclamés, mais un rapide décompte autorisé par la commission électorale crédite le "oui" de 63% des voix et un représentant de l'opposition a reconnu la victoire de Correa.
Selon un sondage Cedalos-Gallup réalisé à la sortie des urnes, la nouvelle constitution a été approuvée à 70% et une étude commandée par le gouvernement à l'institut Santiago Perez fait état de 66% de "oui".
A l'instar de ce qu'ont fait le Vénézuélien Hugo Chavez et le Bolivien Evo Morales, Correa souhaite obtenir davantage de prérogatives en matière de contrôle de l'économie au détriment du Congrès et de l'armée, qui ont contribué au renversement de trois présidents équatoriens ces dix dernières années.
"La décision que prendra aujourd'hui le peuple équatorien décidera du modèle de société dans lequel nous allons vivre", a-t-il dit à l'ouverture des bureaux de vote.
Ses détracteurs redoutent que cet ancien missionnaire catholique âgé de 45 ans ne concentre trop de pouvoirs entre ses mains.
La nouvelle constitution lui permettra de se présenter deux fois de plus à la présidence, avec la possibilité de se maintenir au pouvoir jusqu'en 2017.
Correa inquiète en outre les investisseurs par ses déclarations sur le paiement des 10 milliards de dollars de dette extérieure ou sa volonté de surveiller les compagnies pétrolières et minières étrangères opérant dans le pays.
Alonso Soto, version française Henri-Pierre André










