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17 mars 2008
par Angelika Stricker
TEL AVIV (Reuters) - Israël et l'Allemagne s'inquiètent au même point des ambitions nucléaires de l'Iran et insistent l'un comme l'autre sur la nécessité de mettre fin à ses activités d'enrichissement de l'uranium, ont déclaré les dirigeants des deux pays.
"Nous observons avec une sérieuse inquiétude, et de façon très similaire, les mesures que prend l'Iran pour mettre au point un armement nucléaire", a déclaré le Premier ministre israélien Ehud Olmert lors d'une conférence de presse donnée à Jérusalem avec la chancelière allemande Angela Merkel.
"Nous sommes également unis pour constater qu'il est nécessaire de continuer à prendre un ensemble d'initiatives qui mettront fin à ce processus", a ajouté Olmert.
Prenant la parole après son hôte, Merkel a déclaré: "Les menaces que perçoit (Israël), nous les considérons aussi comme des menaces contre nous."
"Nous sommes d'accord sur le fait que nous devons tout faire pour exercer la plus forte pression possible sur l'Iran, par des initiatives du Conseil de sécurité et par des discussions au sein de l'Union européenne", a poursuivi Merkel, qui a entamé dimanche une visite de trois jours en Israël pour le soixantième anniversaire de la création de l'État juif.
"L'Allemagne compte sur une solution diplomatique. Nous comptons sur une solution à laquelle le plus grand nombre de pays (possible) seront associés, a-t-elle dit. L'Iran doit montrer qu'il ne travaille pas à un programme nucléaire."
MERKEL À YAD VASHEM
L'Iran, l'un des ennemis les plus acharnés d'Israël, affirme ne pas chercher à se doter d'armes atomiques et dit mener un programme nucléaire dans le seul but de produire de l'électricité.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré qu'Israël devait être "rayé de la carte" et Olmert a dit considérer le programme nucléaire de Téhéran comme une menace pour l'existence de son pays.
Israël, qui passe pour posséder l'unique arsenal atomique du Proche-Orient, juge possible que l'Iran dispose d'une bombe nucléaire d'ici à 2010.
Olmert a indiqué précédemment qu'Israël étudierait "toutes les possibilités" pour empêcher l'Iran de mettre au point des armes nucléaires, mais les dirigeants israéliens se sont abstenus de formuler des menaces d'attaque militaire contre la République islamique.
Merkel, premier chef de gouvernement allemand né après la Seconde Guerre mondiale, a visité lundi le musée de l'Holocauste à Yad Vashem et déposé une gerbe dans le Hall du souvenir, dédié aux six millions de victimes juives du nazisme.
Mardi, elle doit s'exprimer devant les députés de la Knesset (parlement), ce qui sera une première pour un chancelier allemand. Un élu a menacé de quitter l'assemblée parce que Merkel s'exprimera en allemand, langue dont il estime qu'elle n'a pas sa place dans l'enceinte parlementaire israélienne.
Des responsables allemands ont déclaré que la visite de la chancelière devait contribuer à normaliser les relations entre les deux pays. Merkel est accompagnée de plusieurs ministres.
Version française Philippe Bas-Rabérin










