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25 avril 2008
WASHINGTON (Reuters) - La Corée du Nord a aidé la Syrie dans le cadre d'un programme nucléaire clandestin et son assistance s'est poursuivie après la destruction par Israël d'un réacteur suspect en septembre dernier, selon un document du renseignement américain rendu public jeudi.
"Nous sommes convaincus, sur la base de diverses informations, que la Corée du Nord a apporté son assistance aux activités nucléaires clandestines syriennes avant et après la destruction du réacteur", peut-on lire dans ce document distribué à la presse.
Un haut responsable de l'administration Bush a précisé que les Etats-Unis et Israël avaient discuté des options disponibles pour traiter ce réacteur suspect, mais qu'Israël avait décidé seul de le détruire.
"Au final, Israël a décidé par lui-même d'agir. Il l'a fait sans feu vert de notre part", a-t-il dit à la presse.
La Syrie a rejeté ces accusations américaines et affirmé qu'elles étaient destinées à faire pression sur la Corée du Nord dans le cadre des négociations sur son programme nucléaire.
Selon ce même responsable américain, l'administration Bush a tenté dans un premier temps de passer sous silence le raid israélien du 6 septembre par crainte de représailles syriennes.
Elle estime aujourd'hui que les risques sont moins élevées et qu'en débattre publiquement pourrait contribuer aux initiatives diplomatiques en cours pour amener Pyongyang à abandonner ses programmes nucléaires.
"Nous en sommes à un point où nous croyons que rendre public (ce document) renforcera nos négociateurs qui tentent d'obtenir une déclaration précise sur les programmes nucléaires de la Corée du Nord", a-t-il dit à la presse.
"Nous croyons et espérons que cela incitera la Corée du Nord à admettre ses activités proliférantes mais aussi à fournir une déclaration plus complète et plus précise sur ses activités liées au plutonium ainsi qu'à l'enrichissement (d'uranium)", a-t-il ajouté.
D'après le document des services américains du renseignement, le réacteur visé par l'aviation israélienne était pratiquement opérationnel en août 2007.
"Ce réacteur aurait pu produire du plutonium pour des armes nucléaires, n'était pas configuré pour produire de l'électricité et était mal adapté à des recherches."
Arshad Mohammed, version française Henri-Pierre André










