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par Tabassum Zakaria
JERUSALEM (Reuters) - Le président américain George Bush, en visite au Proche-Orient pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien, a mis l'accent sur les liens historiques entre les Etats-Unis et Israël, affirmant que son pays était "son plus vieux et son meilleur ami au monde".
Bush, qui se trouve à Jérusalem à l'occasion du 60e anniversaire de la création d'Israël, se rendra jeudi sur le site de la forteresse de Massada, qui date de l'époque romaine, et prononcera un discours devant la Knesset.
Avant d'effectuer sa deuxième visite cette année en Israël, Bush avait exprimé l'espoir qu'un accord de paix puisse être signé avant son départ de la présidence, en janvier, malgré les obstacles apparus depuis les promesses de la conférence d'Annapolis, au Maryland, en novembre.
Dernier coup dur en date pour l'aboutissement d'un accord avec le président palestinien Mahmoud Abbas, le Premier ministre israélien Ehud Olmert est confronté à des appels à démissionner, en raison d'allégations selon lesquelles il aurait touché des pots-de-vin d'un homme d'affaires américain.
Olmert nie toute malversation mais a promis de démissionner s'il était inculpé, ce qui retarderait encore un éventuel accord de paix.
En outre, les violences dans la bande de Gaza continuent à faire obstacle, elles aussi, à la paix. Une roquette tirée depuis ce territoire côtier contrôlé par le Hamas a frappé un centre commercial à Ashkelon, dans le sud d'Israël, faisant plusieurs blessés alors que Bush rencontrait Olmert à Jérusalem.
BUSH ÉMU AUX LARMES
Une frappe aérienne israélienne a ensuite tué deux combattants du Hamas et en a blessé quatre autres, ont fait savoir le mouvement islamiste et des médecins.
La Maison blanche a condamné l'attaque et l'a imputée au Hamas, que les Etats-Unis considèrent comme une organisation terroriste.
Dans la soirée, lors d'une commémoration des relations israélo-américaines et du 60e anniversaire de la fondation de l'Etat juif, Bush a paru ému aux larmes quand Olmert a présenté le président américain comme un fidèle ami d'Israël.
Bush a mis l'accent sur l'étroitesse des relations entre les deux pays. "Onze minutes après qu'Israël fut née, les Etats-Unis devinrent le premier pays à reconnaître son indépendance", a-t-il dit.
"Et parce que (l'ancien président américain) Harry Truman a fait ce qui était juste au lieu de suivre l'opinion communément admise, nous pouvons dire aujourd'hui que l'Amérique est le plus ancien et le meilleur ami d'Israël au monde", a-t-il dit, déclenchant des applaudissements.
Bush entamera la journée de jeudi par une visite à Massada, un site historique symboliquement chargé sur les hauteurs de la mer Morte.
La forteresse est devenue synonyme de sacrifice et de résistance à l'ennemi pour les Israéliens sur la base d'une histoire - pourtant relatée par une unique source, l'historien juif Flavius Josèphe - voulant qu'un millier de Juifs eurent préféré se suicider plutôt que se rendre aux Romains.
"Le courage et la bravoure de ceux qui se sont battus à Massada sont à l'oeuvre chez les Israéliens aujourd'hui, alors qu'ils fêtent le 60e anniversaire de la création de leur Etat", a déclaré une porte-parole de la Maison blanche, Dana Perino.
Bush s'adressera ensuite à la Knesset, le Parlement israélien, et il réitèrera dans son discours l'idée selon laquelle les Etats-Unis sont le meilleur ami et allié d'Israël.
Version française Natacha Crnjanski











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