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RANGOUN (Reuters) - La nouvelle constitution birmane soumise à référendum une semaine après le passage du cyclone Nargis a été approuvée à plus de 92%, annonce jeudi la radio d'Etat.
La junte militaire avait maintenu la consultation populaire du 10 mai à l'exception des cinq régions les plus touchées par la catastrophe, dans le delta de l'Irrawaddy et à Rangoun, où le référendum a été reporté au 24 mai.
La nouvelle constitution, élaborée par l'armée, est présentée par la junte au pouvoir depuis 1962 comme une étape essentielle de son plan de transition vers la démocratie.
Les cercles dissidents dénoncent pour leur part un renforcement de l'emprise de l'armée sur le pays.
Le processus doit aboutir en 2010 à l'organisation d'élections multipartites censées mettre un terme au régime militaire de la Birmanie.
Mais la nouvelle loi fondamentale réserve mécaniquement à l'armée 25% des sièges du parlement, ainsi que le contrôle de ministères clefs et le droit de suspendre la constitution.
Le référendum, premier scrutin national depuis les élections de 1990 remportées par la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi mais jamais reconnues par les généraux, avait été largement décrié par l'opposition et les gouvernements occidentaux.
Son maintien en dépit du cyclone Nargis, qui a fait jusqu'à 128.000 morts et affecté jusqu'à 2,5 millions de Birmans, selon la dernière estimation de l'Onu, a accentué les critiques.
"Ce référendum était plein de triches et de fraudes à travers le pays", a réagi Nyan Win, porte-parole de la LND, à l'annonce ces résultats.
"Dans certains villages, a-t-il ajouté, les autorités et les responsables des bureaux de vote ont coché eux-mêmes les bulletins de vote et ont refusé que les électeurs fassent quoi que ce soit."
Aung Hla Tun, version française Henri-Pierre André











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