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par Aung Hla Tun
RANGOUN (Reuters) - Les puissances occidentales maintiennent leur pression sur la junte birmane pour qu'elle autorise l'accès à son territoire d'un dispositif humanitaire de grande ampleur, les secouristes sur le terrain peinant à s'occuper des quelque 2,5 millions de personnes privées de tout par le cyclone Nargis.
Louis Michel, commissaire européen à l'Aide humanitaire, a fait savoir que les restrictions imposées par les généraux à l'accès au pays de travailleurs humanitaires et d'équipements venus de l'étranger augmentaient le risque de famine et de maladies dans le pays.
Près de deux semaines après le passage de Nargis dans le delta de l'Irrawaddy, qui a fait environ 127.990 morts, des vivres, des médicaments et des abris temporaires ont été distribués sans qu'on sache à quel point les besoins sont satisfaits.
A Rangoun, principale ville de Birmanie, des experts étrangers de l'aide humanitaire non autorisés à aller dans le delta jouent au billard et regardent à la télévision, impuissants, des images des sinistrés.
"Des gens du monde entier veulent aider le Myanmar (NDLR nouveau nom de la Birmanie) mais le gouvernement bloque les équipes médicales", a déclaré un responsable des secours.
UNE "GRANDE RÉUNION INTERNATIONALE"
Les Nations unies ont revu à la hausse, à 2,5 millions, leur estimation du nombre de personnes ayant un besoin urgent d'aide, et convoqué une conférence de donateurs à haut niveau pour faire face à la crise.
Louis Michel est à Rangoun pour des discussions avec la junte mais sa mission intervient alors que, la veille, le Premier ministre thaïlandais s'est vu informer par la Birmanie qu'elle pouvait gérer "le problème" toute seule.
"Nous voulons convaincre les autorités de notre bonne foi. Nous sommes là-bas pour des raisons humanitaires", avait déclaré Louis Michel, auparavant, à des journalistes.
Il a rejeté l'idée évoquée par certains pays européens selon laquelle ils devraient apporter une aide à la Birmanie sans attendre la permission des autorités.
L'ambassadeur de Grande-Bretagne à l'Onu, John Sawers, a fait savoir que la conférence de donateurs serait en fait une "grande réunion internationale", en conformité avec les appels du Premier ministre Gordon Brown à un sommet de l'Onu sur la coordination des efforts d'aide à la Birmanie.
Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a aussi proposé de nommer un coordinateur conjoint pour l'Onu et l'Association des pays du Sud-Est asiatique (Asean) pour superviser la distribution de l'aide, et il a dit qu'il dépêcherait bientôt en Birmanie le sous-secrétaire général de l'Onu chargé des Affaires humanitaires, John Holmes.
Version française Natacha Crnjanski











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