La gauche en Europe : chronique d'une mort annoncée ?
|
|
TRIBUNELa pensée socialiste de l'Europe est morteCOHN BENDIT"Soyons visionnaires et pragmatiques en même temps"lire le dossier |
LES ARTICLES LES PLUS :
Economie
Pour surmonter la crise, Messier et Madelin misent sur le web porno !
lire l'article
Politique
Pourquoi je pense qu'Obama ne sera pas élu
lire l'article
THEMES :
- Afghanistan
- Afrique
- banques
- Berlusconi
- Betancourt
- capitalisme
- changement climatique
- Chine
- cinéma
- climat
- Clinton
- conflit
- crise financière
- crise économique
- croissance
- Delanoë
- démocratie
- Elections
- emploi
- environnement
- Etats-Unis
- Europe
- finance
- France
- gauche
- guerre
- génocide
- géopolitique
- histoire
- immigration
- Inde
- inflation
- Internet
- Islam
- Israël
- Italie
- Jeux Olympiques
- justice
- libéralisme
- littérature
- mafia
- McCain
- mondialisation
- médias
- nucléaire
- Obama
- Occident
- OTAN
- Palestine
- pauvreté
- philosophie
- politique économique
- politique étrangère
- Primaires américaines
- PS
- pétrole
- Recherche
- religion
- retraites
- Royal
- Russie
- réformes
- santé
- Sarkozy
- Taiwan
- terrorisme
- Tibet
- écologie
- élections américaines
- énergie
Et si l'élection d'Obama ne changeait rien ?
|
ANALYSEPolitique étrangère : que peut changer Obama ?POLEMIQUE"Obamania" : la fête sera bientôt finielire le dossier |
26 février 2008
par Elizabeth O'Leary
MADRID (Reuters) - Le Premier ministre socialiste espagnol Jose Luis Zapatero et son adversaire conservateur Mariano Rajoy se sont affrontés lundi lors d'un débat télévisé lors duquel ils se sont mutuellement accusés de mentir aux électeurs sur les thèmes de l'ETA et de l'immigration.
Selon un sondage réalisé après l'émission, une majorité d'Espagnols estiment que Zapatero a été plus convaincant que son rival, moins de deux semaines avant les élections législatives du 9 mars.
Rajoy n'avait pourtant pas ménagé ses attaques à l'encontre du gouvernement actuel, lui reprochant en particulier d'avoir initié un dialogue avec le groupe armé indépendantiste basque ETA.
Ces pourparlers avaient échoué à la suite de l'attentat visant l'aéroport de Madrid, dans lequel deux ressortissants équatoriens avaient trouvé la mort.
"Vous avez menti et vous avez dupé le peuple espagnol", a martelé le dirigeant du Parti populaire (PP).
"(En négociant avec ETA), vous avez agi avec légèreté, pour le plus grand bénéfice des terroristes et à notre détriment à tous (...), il s'agit du pire échec de votre législature", a-t-il poursuivi.
Depuis 1968, date à laquelle ETA a tué pour la première fois, 800 personnes ont trouvé la mort dans des actions attribuées au mouvement séparatiste.
Rajoy a ensuite tenté de mettre son concurrent en difficulté sur le thème de l'immigration, qui devient, pour la première fois en Espagne, un thème majeur de campagne.
Il proposé de limiter la liberté du port du voile islamique et la mise en place d'un système de visas qui permettrait de rendre plus difficile pour les Musulmans d'immigrer en Espagne.
Le Premier ministre a répliqué en accusant Rajoy de vouloir paniquer ses concitoyens.
UNE ECONOMIE QUI RESTE FRAGILE
"Il me semble immoral d'utiliser le terrorisme à des fins politiques, et votre parti ne fait rien d'autre que cela, dans la rue et au Parlement", a-t-il dit.
Zapatero est arrivé au pouvoir en 2004, entre autres raisons parce que les Espagnols n'ont pas pardonné à son prédécesseur, Jose Maria Aznar, d'avoir attribué à des fins politiques l'attentat de la gare madrilène d'Atocha à l'ETA (qui avait fait près de 200 morts), avant que l'on apprenne qu'il avait été perpétré par un groupe d'obédience islamiste.
"Vous faites partie des menteurs", a lancé Zapatero, faisant allusion à cet attentat, "vous avez menti pour faire croire à une conspiration."
Selon les dernières enquêtes d'opinion, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) devance les Conservateurs du PP, mais il n'aurait pas assez de suffrages pour former une majorité absolue au Parlement.
Au cours des quatre dernières années, l'Espagne a bénéficié d'un croissance exceptionnelle dans le domaine de l'immobilier qui a drainé l'économie vers le haut, permettant aux Espagnols de dépasser le niveau de vie des Italiens.
Mais cette réussite est contrebalancée par des effets pervers induits par une forte dépense publique et par le retournement récent du marche immobilier qui subit de plein fouet une crise du crédit.
Au dernier trimestre de l'année 2007, le chômage a progressé à 8,6%, et certains économistes estiment qu'il pourrait atteindre les 9% de la population active d'ici à la fin 2008.
Version française Nicolas Delame









