La gauche en Europe : chronique d'une mort annoncée ?
|
|
TRIBUNELa pensée socialiste de l'Europe est morteCOHN BENDIT"Soyons visionnaires et pragmatiques en même temps"lire le dossier |
LES ARTICLES LES PLUS :
Economie
Pour surmonter la crise, Messier et Madelin misent sur le web porno !
lire l'article
Politique
Pourquoi je pense qu'Obama ne sera pas élu
lire l'article
THEMES :
- Afghanistan
- Afrique
- banques
- Berlusconi
- Betancourt
- capitalisme
- changement climatique
- Chine
- cinéma
- climat
- Clinton
- conflit
- crise financière
- crise économique
- croissance
- Delanoë
- démocratie
- Elections
- emploi
- environnement
- Etats-Unis
- Europe
- finance
- France
- gauche
- guerre
- génocide
- géopolitique
- histoire
- immigration
- Inde
- inflation
- Internet
- Islam
- Israël
- Italie
- Jeux Olympiques
- justice
- libéralisme
- littérature
- mafia
- McCain
- mondialisation
- médias
- nucléaire
- Obama
- Occident
- OTAN
- Palestine
- pauvreté
- philosophie
- politique économique
- politique étrangère
- Primaires américaines
- PS
- pétrole
- Recherche
- religion
- retraites
- Royal
- Russie
- réformes
- santé
- Sarkozy
- Taiwan
- terrorisme
- Tibet
- écologie
- élections américaines
- énergie
Et si l'élection d'Obama ne changeait rien ?
|
ANALYSEPolitique étrangère : que peut changer Obama ?POLEMIQUE"Obamania" : la fête sera bientôt finielire le dossier |
10 juin 2008
par William Schomberg
BRDO, Slovénie (Reuters) - George Bush juge possible la conclusion d'un accord international sur la lutte contre le changement climatique avant la fin de sa présidence, tout en continuant à refuser un objectif contraignant.
Le président américain a rencontré mardi à Brdo, en Slovénie, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi que Janez Jansa, le Premier ministre slovène dont le pays préside l'UE jusqu'à la fin juin, avant de se rendre en Allemagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni.
Les deux rives de l'Atlantique, qui n'ont pas exclu d'adopter de nouvelles sanctions contre l'Iran si Téhéran continue à défier la communauté internationale en poursuivant l'enrichissement de l'uranium, n'ont pas caché leurs différends.
"Oui, il y a des problèmes, mais il y a beaucoup plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent", a expliqué George Bush à l'issue du dernier sommet entre l'UE et les Etats-Unis de son mandat, qui se termine en janvier 2009.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre fait indéniablement partie des dossiers qui les divisent.
L'UE insiste sur la fixation d'un objectif contraignant en la matière et veut donner l'exemple en réduisant ses émissions de 20% d'ici à 2020 et de 30% en cas d'accord international.
"C'est un engagement-clé. La manière dont les pays parviennent à cet objectif est moins important", a dit Jansa en estimant que la réunion du G8, en juillet prochain au Japon, était une étape importante. "Il ne reste pas beaucoup de temps."
POUR UN DOLLAR FORT
Bush a émis une opinion radicalement inverse.
"Le processus est aussi important que le résultat", a-t-il dit en assurant que Washington avait une "stratégie efficace".
Pour Washington, les pays en développement comme la Chine et l'Inde doivent s'engager pour que les Etats-Unis le fassent aussi et les candidats à la présidence, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, le suivent sur ce point.
Le président américain s'est dit malgré tout optimiste.
"Je pense que nous pouvons avoir un accord sur le changement climatique pendant ma présidence", a-t-il estimé.
Un autre désaccord porte sur les normes sanitaires qui tendent la relation, comme l'illustre le refus des Européens d'accepter les poulets américains traités au chlore, même si la Commission européenne voudrait lever l'embargo.
Mais les deux parties ont minimisé le différend.
"Les négociations se poursuivent d'une manière très constructive", a estimé Barroso.
De même, la faiblesse du dollar sur les marchés des changes, que les Etats-Unis ne font rien pour enrayer, n'a pas suscité de débats de fond lors de ce sommet de deux heures.
Bush s'est contenté de réitérer la position américaine : "Nous croyons en un dollar fort et que la force relative de nos économies finira par définir la valeur du dollar".
NOUVELLES SANCTIONS CONTRE L'IRAN
En revanche, l'accord semble total sur la nécessité d'augmenter la pression sur l'Iran dans le domaine nucléaire.
"Un Iran disposant d'une arme nucléaire serait incroyablement dangereux pour la paix mondiale", a déclaré Bush. "Ils ont appris à enrichir (l'uranium), cela signifie qu'ils ont appris une partie-clé du développement d'une arme nucléaire."
Le message à l'adresse de Téhéran doit être clair si la République islamique persiste à ignorer les avertissements.
"Nous allons continuer à vous isoler, nous allons continuer à vous sanctionner et nous allons trouver de nouvelles sanctions si vous continuez", a-t-il expliqué.
La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a confirmé cette volonté.
"(Nous) pensons particulièrement à un gel des avoirs", a-t-elle précisé en marge du sommet.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté en avril un troisième train de sanctions contre l'Iran pour condamner la poursuite de son programme d'enrichissement d'uranium - l'Iran affirme qu'il est de nature exclusivement civile - et Washington veut rallier les Européens à l'idée d'interdire à certaines banques iraniennes l'accès au système financier international.
De même, Washington et Bruxelles se sont déclarés proches d'un accord qui permettrait aux ressortissants des "nouveaux" pays membres de l'UE de se rendre sans visa aux Etats-Unis.
Bush a enfin rappelé que, pour sa part, la Turquie devait entrer un jour dans l'Union européenne.
"Nous sommes absolument convaincus que la Turquie doit adhérer à l'UE", a-t-il déclaré, ce qui le met en contradiction avec Nicolas Sarkozy avant l'étape française de sa tournée.
La Turquie a entamé ses négociations d'entrée dans l'UE en 2005, mais elles progressent lentement, certains pays, comme la France, s'opposant à une adhésion d'Ankara.
Yves Clarisse










