La gauche en Europe : chronique d'une mort annoncée ?
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8 mars 2008
par Marie-Louise Gumuchian
MILAN (Reuters) - Silvio Berlusconi a lancé lors d'une réunion publique à Milan sa campagne pour les élections législatives du mois prochain, dont il est sûr qu'elles le mèneront une troisième fois à la tête du gouvernement italien.
S'adressant à 2.000 de ses partisans réunis dans un stade de la grande ville lombarde, Il Cavaliere, 71 ans, a rejeté certains sondages qui font état d'une remontée de son adversaire de centre gauche Walter Veltroni, le maire de Rome, et a dénoncé la "propagande" de ses adversaires.
"Les enquêtes montrent que nous avons au moins dix points d'avance. Eux, tout ce qu'ils ont, c'est l'arme de la désinformation, en faisant circuler des sondages bidons, des rumeurs sur mon état de santé. Mais je me porte très bien", a-t-il lancé sous les rires de ses partisans dont certains brandissaient une banderole "Silvio - Notre saint".
Le dernier sondage en date, publié par le quotidien de gauche La Repubblica, accorde à la coalition de Berlusconi un avantage de 6,5 points sur le Parti démocrate de Veltroni, avance confortable mais cependant la plus étroite jusqu'ici, pour le scrutin des 13 et 14 avril.
Berlusconi a ironisé sur les efforts de Veltroni, de près de vingt ans son cadet, pour se présenter comme un homme neuf en politique.
"Veltroni, l'innovateur, le 'jeune' homme politique, le maire moderne, qui au lieu d'obtenir un diplôme universitaire en a seulement un en fiction, en cinéma ! Il est dans la politique depuis près de quarante ans", a-t-il lancé.
Veltroni, passionné du 7e Art, se vante d'avoir fondé le festival de cinéma de Rome et se compare volontiers au démocrate américain Barack Obama pour sa volonté de changement.
Berlusconi a appelé les électeurs à ne pas croire aux promesses de son adversaire.
"Ne perdez pas votre temps à examiner le programme de la gauche parce que lorsque la gauche arrive au pouvoir, voilà ce que devient son programme", a-t-il lancé à son auditoire en déchirant une liasse de feuilles et en jetant les morceaux de papier derrière lui.
L'ancien Premier ministre a aussi mis les Italiens en garde contre un vote en faveur l'Union des démocrates chrétiens (UDC), petite formation centriste qui a refusé de rejoindre sa coalition du Peuple de la liberté.
"Si vous voulez éviter une victoire du Parti démocrate, le seul moyen efficace, c'est de voter pour le Peuple de la liberté. Est-ce clair ? Tout autre choix ne servirait à rien, sinon à profiter à l'autre camp."
Version française Guy Kerivel










