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Identité française : un débat scélérat

Un débat sur l’identité nationale ! Non ! Sans blague ! N'est-ce pas avec de pareils sujets que l’on prépare et gagne les élections quand on est de droite ?

 

L’identité nationale ??!

 

A la fois litote et euphémisme, cache-sexe de la question de l’immigration, et par ricochet subliminal, des immigrés… noirs, musulmans, arabes et la menace qu’eux tous feraient peser sur l’identité française... Car vous trouverez toujours  une majorité d’électeurs pour penser : "L’identité nationale, c’est l’immigration ; et l’immigration c’est l’intégration ; et l’intégration, ça concerne en premier lieu les noirs et les arabes ; mais ce n’est certainement pas l’affaire de la société française dans son ensemble !"

 

Et ça, la droite décomplexée le sait mieux que personne

 

La conclusion de ce débat sera un coup de semonce adressé à tous ceux qui seraient tentés par une identité autre, ou bien tout autre, ou bien encore multiple

A l’initiative du gouvernement, dont la légitimité ne s’étendra et ne durera guère au-delà du temps qu’il lui sera donné de représenter une majorité dite "présidentielle", elle-même sujette au bon plaisir et aux humeurs d’un électorat instable et taciturne, ce débat dont il se propose d’assurer la coordination, maître d’ouvrage et maître d’œuvre, client et fournisseur tout à la fois, ainsi que la "synthèse" avant une conclusion qui, nul doute, étant donné les personnalités en présence et leur penchant idéologique (ministères de la justice, de l’intérieur et celui dit "de l’immigration, de  l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire ?!..." aux relents pétainistes), sonnera comme un avertissement, un coup de semonce adressé à tous ceux qui seraient tentés par une identité autre, ou bien tout autre, ou bien encore multiple, sans oublier ceux qui, abandonnés culturellement et économiquement, peinent à donner un sens à cette identité qu’on leur voudrait française quant à leurs devoirs et étrangère quant à leurs droits.

 

Et d’autres encore qui ont déjà choisi l’option "cultuelle", avec ou sans transcendance, loin de toute considération de nationalité car, ailleurs ils sont, et leur retour au sein d'un credo républicain au coeur de pierre, gravé dans le marbre, plus idéologique que pragmatique, avec ses prêcheurs décidément toujours pas payeurs pour un sou, et qui ne se reconnaissent le plus souvent aucune obligation de résultats, ne se fera pas sans heurts ni déchirement.

 

Aussi, quiconque participe à ce débat sans prendre au préalable le soin de dénoncer la malhonnêteté d’une telle initiative, se fait le complice d’une gigantesque entreprise de manipulation des bonnes volontés - bonnes poires ? Sans oublier les bavards qui verront là une opportunité supplémentaire de se montrer - Slama, Finkielkraut, Ramadan, Duhamel and Co.

 

Il ne sera pas question d'affronter la crise structurelle, à la fois économique et culturelle, qui frappe les classes populaires

Mais alors… que les bavards se taisent,  et que Besson, l’homme des basses besognes et son acolyte Hortefeux, celui qui ose dire tout haut ce que de son électorat il croit entendre tout bas, portent seuls le fardeau du déshonneur qui ne manquera pas, tôt ou tard, de retomber sur eux car... A aucun moment, il ne sera question - faute de volonté politique depuis deux  générations -, d'affronter la crise structurelle à la fois économique et culturelle qui frappe les classes populaires, et plus particulièrement les Français issus de l’immigration sur-représentés au sein de ces classes. Volonté politique sans laquelle, pourtant, tout débat autour de l’identité française se soldera par la marginalisation, le rejet et une ghettoïsation croissante de millions de Français... Que personne n'obligera à voter, il est vrai !

 

Tous les coups sont donc permis comme... ce débat qui n'a pas lieu d'être sinon... à des fins de réconcilier des pans entiers de notre société

 

Mais qui, sérieusement, peut croire qu'un Sarkozy, qu'un Hortefeux et un Besson puissent incarner la possibilité d'un quelconque début de réconciliation nationale ? Il est permis d'en douter et de soupçonner (oui ! le soupçon ! encore le soupçon !) des intentions bassement partisanes depuis qu’en politique on s’autorise tout, sans honte ni retenue.

 

auteur: Serge ULESKI
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de Benammar Christian le 10/12/2009 à 03h03
Idéologie mixte...

Depuis 1962 se pose la question de notre identité. En vain. Elle a été refoulée dans la binationalité, qu'elle n'est pas. Et depuis 30 ans gauche et droite n'ont cessé de l'envenimer en faisant débarquer en France l'immigration sauvage que tous veulent intégrer, alors que ce faisant, ils ne font, par naturalisation, que créer non pas une nationalité française mais une binationalité calamiteuse qui,elle, nous fait oublier un peu plus. Mais c'est au bénéfice d'une nouvelle France de la concurrence et du profit, et des politiciens démagogues qui en font un fonds de commerce rentable.


IDEOLOGIE DE LA POPULATION MIXTE
FRANCO-ALGERIENNE *
----------------------------------

L'idéologie a souvent exalté l'union ou l'indépendance des populations en préambule d'un nouveau projet de société.
Elle a, en revanche, moins intégré (signe des temps) la capacité des populations mixtes à rapprocher ou séparer leurs pays parentaux en ramenant
leurs relations de toute nature à une plus juste pondération.

Pour mieux comprendre cette aptitude, la mise en perspective du positionnement identitaire des mixtes est nécessaire,
particulièrement au croisement phare, en 2012, de l'élection présidentielle française et du cinquantième anniversaire de l'indépendance algérienne.

Ainsi, dans le cas particulier de la population mixte franco-algérienne, les rapports entre pays parentaux sont encore marqués
par la rupture brutale, en 62, d'une union plus que centenaire. Se sont ajoutées ensuite, les difficultés de la décolonisation que chacun, aujourd'hui, en France et en Algérie, affronte avec d'autres pays
partenaires.
Viennent, enfin, les effets calamiteux de l'option de croissance économique qui freinent la redistribution et la consommation au grand dam des populations dans un contexte impitoyable de concurrence mondialisée.
L'impact le plus spectaculaire du découplage entre la vie sociale et l'économie, c'est l'amplification des inégalités et des frustrations.
L'exclusion creuse la division et pose un grave dilemme de transformation sociale. Les classes dirigeantes masquent ce dilemme en en faisant porter
la responsabilité à l'autre pays parental. Chacun ferme sa porte obstinément, alors qu'il s'agit prioritairement de désarmer les haines, de
tourner la page et d'ouvrir un nouveau champ de coopération.

Dans ces conditions, travailler au rapprochement des deux pays, c'est d'abord affirmer la présence de l'identité mixte dans le contexte relationnel des pays parentaux (thèses 1 et 2), c'est ensuite démasquer la dérive alarmante de la décolonisation et son impact sur l'économie des pays parentaux (thèses 3 et 4), c'est enfin combattre
une conséquence spectaculaire, dramatique et humiliante de cette dérive : l'immigration sauvage (thèses 5 et 6).

La présente analyse formulée en six thèses a donc pour objet de rendre compte de la problématique de positionnement de la population mixte dans la marche de ses pays parentaux et d'ainsi introduire le concept de cercle de développement comme défense organique des pays de l'ex-Empire.
La théorie de la coparentalité sans conjugalité tirée de la jurisprudence des enfants du divorce, nourrit la démonstration sans pour autant couvrir
tout le champ idéologique de la mixité. Les préconisations doctrinales s'inspirent de l'éthique associative plutôt que commutative.


THESE 1 - LA MIXITE ''BIOLOGIQUE'

1/ Spécifier la mixité

La population mixte des franco-algériens a deux ascendances,l'une en France, l'autre en Algérie, et elle présente de ce fait une
singularité identitaire débordant la seule nationalité française ou algérienne.
Aucun code de la nationalité ni aucun dirigeant ne peut lui dénier cette double appartenance. Pour autant, celle-ci n'a pas pu être jusque là formulée ouvertement en termes de droit, ni en France ni en Algérie.
Le concept de Nation subit, pourtant, une mutation profonde sous l'influence des cultures (restauration des valeurs arabo-islamiques, communautarisme, laïcité) et de la mondialisation (économie de
concurrence et globalisation des marchés).

Cette population mixte est par ailleurs distincte des Français d'origine algérienne et des Algériens d'origine française bien que ceux-ci
soient désignés sous le même vocable de franco-algériens. Eux ne sont, en effet, que des naturalisés avec des droits concédés (par le robinet du
Code de la nationalité), mais pas acquis par leur filiation. La distinction n'est pas faite pour exclure ou offenser, mais pour affirmer le
particularisme des mixtes mal perçu par les juristes dans chaque pays parental.

Si on désigne les mixtes sous le vocable global de franco-algériens ou qu'on les range dans la catégorie des binationaux , c'est, en vérité pour mieux taire leur spécificité et refuser d'admettre l'expression juridique de leur réalité sociale. L'espace de vie de la population mixte recouvre, en effet, non pas un mais deux territoires, et de ce fait, elle subit un procès d'intention injuste à l'opposé du sentiment d'appartenance qui la lie à ses deux pays parentaux. Substituer l'espace social mixte à la binationalité qui la coupe en deux, est une aspiration profonde.

En clair, les juristes des deux rives n'ont pas su ni voulu singulariser la population mixte lors des négociations d'indépendance, en
1962, ne cherchant alors à définir en priorité que le statut des territoires et de la population globale des pays parentaux. De ce règlement a découlé
un déni de justice profond à l'égard des mixtes (aggravé par la divergence des droits nationaux) d'être censurés, sanctionnés ou même rejetés dans la
binationalité, sans considération (ou à cause) de leur double appartenance.

De 1962 à 2009, la vindicte n'a fait que s'amplifier et s'exacerber,laissant la France, séduite par l'Europe, heureuse de s'éclipser, mais démembrée ( : lois et ordonnances de l'Etat français relatives à l'Algérie, de 1832 à 1962, en passant par celles de 1834, 1865 , 1919, 1936, 1940, 1946, 1956, 1958).

2/ De l'importance de spécifier la mixité.

Chez les bi-nationaux d'adoption, le choix se porte vers les valeurs d'un seul pays parental, par filiation ou par option. A l'inverse
chez les mixtes, branche principale de la population franco-algérienne, bi-nationaux par contrainte, le sentiment va aux deux pays parentaux et, si des aléas surviennent, ce sentiment s'exerce dans un esprit de raccordement, de rééquilibrage relationnel, comme cela s'observe aussi chez les enfants de couples divorcés, hors du conditionnement du divorce.

Cette différence des mixtes ne peut encore se vivre ni s'ordonner dans un cadre institutionnel. Seules quelques conventions
restreintes ont été signées. En l'état, les binationaux d'adoption sont mieux protégés (et tolérés par les arrière-pensées politiques et
jurisprudentielles) que les mixtes, alors que les deux populations jouent la réconciliation parentale sur deux plansdifférents, plus matérialiste et
commercial pour les uns, plus affectif et idéaliste pour les autres. Les premiers sont plus régionalistes, communautaristes, tactiquement laïcs
et plus insérés dans une économie souterraine qui les promeut. Dans l'envie. Les seconds plus unionistes, respectueux de l'identité et
de l'altérité des pays, soucieux de solidarité et de partage, souvent oppositionnels dans le malaise de n'être pas dans un environnement
social plus ouvert et attentif. Dans l'affectivité. Aux deux (et à leurs proches) la solidarité coparentale est essentielle.

Les pays parentaux hésitent néanmoins à instaurer un espace social consensuel en faveur de la populations mixte ayant aussi pour objectif de
créer un modèle de circulation des biens et des personnes généralisable aux pays de l'ex-Empire. Typique de leurs craintes réciproques de manipulation,
un pays propose un Traité d'amitié, l'autre un Traité d'union méditerranéenne. Aucun n'est agréé.

3/ Affirmer la mixité : l'espace social mixte, mieux que la bi-nationalité.
Franco-algérien, c'est un socle identitaire émergent que la décolonisation découvre tel le Mont St Michel à marée basse . Le problème récurrent c'est que quelque cinq millions de personnes sont coincées sur ce socle entre le marteau et l'enclume de deux droits nationaux sourcilleux, volontiers antagoniques.
Pour autant, l'espace social de la mixité n'est ni un pays, ni une nationalité, ni une langue. C'est un espace singulier malmené par des politiques identitaires sectaires à la suite du divorce des deux pays parentaux en 1962. Au lieu de faire de cette population mitoyenne le support d'une coopération ouverte et moderne, chaque pays cultive sa différence, à l'instar de l'autre, en multipliant ses engagements dans la nouvelle économie mondiale. De ce fait, la mixité s'est développée dans l'autonomie et la bi-nationalité.

Mais, il reste que, pour la mixité, défendre l'économie des pays parentaux et l'immigration ''autrement'' (qui conditionnent l'espace mixte) c'est, prioritairement, refuser les politiques prédatrices du profit, appliquées bien au-delà du libéralisme anglais.
Contre la détérioration des économies parentales, la résilience identitaire de la mixité s'inscrit dansun combat d'avenir, pas une nostalgie du passé.

THESE 2 - ALIENATION PARENTALE ,
BINATIONALITE et COPARENTALITE

1/ Négation de la mixité par les pays parentaux

a/ Le diktat des juristes, la mixité ex nihilo nihil, un déni de justice absolu.
- Le divorce des deux pays parentaux, négocié en 62 entre pays parentaux, n'a pas envisagé le cas juridique de la population mixte, contrainte de se placer sous l'autorité exclusive de l'un ou de l'autre pays, nonobstant sa double appartenance .
- le diktat des juristes plonge à l'évidence la mixité dans le silence des tombes.
- le droit national a imposé à la mixité le principe de la nation bunker, alors que la croissance concurrentielle est, aujourd'hui, le cheval
de Troie de la mondialisation ouvrant et livrant les nations aux forces cosmopolites du marché et que, de surcroît, ce type de croissance est devenu le levier de l'immigration sauvage et de la traite négrière !

b/ L'aliénation parentale ou la bi-nationalité forcée .

- La spécification identitaire de la mixité est contestée par certains dirigeants.
Leur dénigrement est surtout puisé dans la culpabilité d'avoir eux-mêmes transgressé, au nom de leur singularité, des règles de vie néanmoins
valorisées par leur propre révolte. Le dénigrement blessant et infondé de la mixité donne à leurs auteurs et porte-voix le sentiment gonflant
don-quichotesque de laver le passé de leur condition originelle. Ces coryphées d'un purisme imaginaire, dont ils seraient l'incarnation vivante, oeuvrent encore pour une purification ethno culturelle dans les chapelles d'un concept colonial de la Nation périmé.
- Pèsent aussi les clichés infantiles d'autres politiciens.
Ces héritiers de l'indépendantisme, en incitant le '' Parti du copier-coller de l'arabité moyen-orientale'' à écraser le '' Parti de la France'', oublient que ''nos ancêtres les Gaulois'' descendent de l'homme de Cro-Magnon, un émigré civilisé venu du Moyen-Orient.
- la réfutation vient aussi de ceux nombreux en France, qui, excédés par les débordements de l'immigration sauvage, contestent la spécification de la mixité. Pour eux, le métissage et la diversité qu'ils louangent volontiers et sincèrement, conduisent forcément à l'abandon spontané de la spécificité identitaire, au motif qu'une partie de la
population mixte a choisi de vivre en France. Ils sont, certes, partisans d'un monde sans discrimination, mais le rêve d'effacer les composants
familiaux de l'immigration au nom des libertés et de la culture est un voeux pieux s'il n'est pas discriminatoire.
- La binationalité et le mur des tabous, imposés
initialement à une population mixte abandonnée, font de la nationalité française le squat de l'immigration sauvage venue d'Algérie pour soulager les deux économies nationales.
La conscience de la singularité identitaire et minoritaire mixte naît de cette aliénation parentale.

2/ Coparentalité sans conjugalité, une construction mixte hors de la binationalité.

a - Il ne s'agit pas de refaire le couple parental
défait, mais de construire la mixité à partir du divorce des pays parentaux.
Le problème de la coparentalité sans conjugalité n'est pas de rechercher un juste ou théorique équilibre entre tout ou rien de l'attache identitaire et nationale. Il est de lutter inlassablement contre ce qui infériorise la personnalité et l'identité d'un pays parental par rapport à l'autre. Comme,
toutefois, ce combat procède d'un humanisme engagé parsemé d'interrogations et de quêtes enflammées, il est, à la fois, solitaire et mal compris des pays parentaux. Chacun veut, en effet, la population mixte rangée de son seul côté. A cet égard, la pression sociale est si forte pour la mixité que se masquer (modifier son nom, être plus royaliste que le roi) ou se plonger dans une passion devient l'échappatoire, un refuge, à défaut d'opposition utile. Comme par ailleurs, les mixtes ne sont pas responsables de la rupture des pays parentaux, ils ont aussi le besoin de donner un sens aux relations entre pays parentaux et d'y trouver des repères. Leurs conduites tendent à
reproduire inconsciemment un modèle d'union transmis par les parents biologiques. Ainsi, s'exprime et se comprend le besoin de rester librement
liés aux pays parentaux et de s'impliquer spontanément dans une coparentalité où la conjugalité n'est pas revendiquée. Malheureusement, les
pays parentaux ont élargi et aggravé la question en poussant l'immigration sauvage dans la binationalité sans distinguer la place historique de la mixité.

N.B. : En Belgique, Bruxelles et les communes à facilités sont aussi un cas d'espace mixte et de coparentalité entre des régions en rupture identitaire radicale .

b - Le développement de chaque pays ne doit pas
évincer la culture de l'autre pays ni non plus imposer une hiérarchie des cultures édifiée dans le prisme des valeurs de l'un ou l'autre pays. Or,
l'intégration républicaine est la première à refuser de décoder l'amalgame fait à propos de l'immigration : - à quelle catégorie d'immigrés s'adresse l'intégration ? - quel objectif vise l'intégration ? - Pourquoi ne pas définir l'immigration dans le cadre de la coopération ?

c - En situation de mixité, défendre les pays
parentaux, c'est admettre le principe du divorce en 62 des deux pays parentaux, au motif que l'un était écrasé par l'autre malgré un effort réel de développement effectué par l'autre. Malheureusement, cet effort a été réservé à la population européenne, en connivence (ne jamais l'oublier) avec les stratégies de l'Etat français (de l'ex-Empirefrançais)
menacé depuis toujours par ses grands voisins européens (l'Angleterre et son Commonwealth, l'Allemagne et ses Marches de l'Est..). Or, non
seulement ce principe n'est pas admis, mais le devoir de mémoire enferme chaque pays parental - et la mixité - dans un culte exacerbé des haines de l'indépendance.

d - La mixité préconise de mettre fin à la binationalité et de lui substituer un espace social issu de la coparentalité, balisé et convenu par la coopération nationale.


THESE 3 - DERIVE DES ECONOMIES PARENTALES

L'économie coparentale ne se confond pas avec
l'économie nationale des pays parentaux. Elle les complète et s'impulse principalement dans le cadre de la coopération. L'espace social de la population mixte en fait partie, mais il ne bénéficie pas des flux de l'économie souterraine subtilisés par les économies nationales.

L'obstacle pour la mixité est que l'économie des pays parentaux est engagée dans un processus de décomposition majeur, et que pour redresser
cette dérive, il est plus difficile aux dirigeants d'attaquer la cause originelle du mal (le modèle de croissance spéculative) que ses manifestations les plus décriées (les ghettos et l'immigration sauvage).

1/ La mécanique de désagrégation des nations
parentales

a - la mondialisation juxtapose et subordonne impitoyablement les économies par le profit, non par la culture (erreur fréquente des idéologues). La mondialisation fonctionne en effet sur un triptyque de
croissance catastrophique : la spéculation, le profit et la concurrence.
L'industrialisation tiers-mondiste a auparavant prédisposé les économies nationales des PVD à suivre cette voie de la confrontation .

b - le rapport différent à la concurrence mondialisée accentue les déséquilibres entre économies parentales et assigne les conditions de
l'immigration sauvage.

c - la décolonisation sans gouvernance sociale est
dégénérative (désocialisation, dénaturalisation, déculturation, économie souterraine, non-droit ...).

d - L'effet levier dantesque du différentiel de croissance sur l'immigration conduit à incriminer le modèle concurrentiel centré sur le
profit spéculatif et à lui opposer un modèle de croissance compétitive où le progrès social n'est pas exclu des échelles de productivité.

e - La mondialisation combine et conjugue, d'un côté, une économie confrontée au déchaînement de la concurrence spéculative (délocalisations, cannibalisme industriel, chômage, défenestration des
classes moyennes..) et , de l'autre, une politique de croissance économique sans gouvernance sociale qui exclut fatalement du développement une partie de sa population et la condamne à l'exil
et à faire le jeu de sa propre exploitation. (En 40 ans le rapport de change est passé de la parité à 20 pour 1 ).

f - Les méfaits de ce levier de croissance sont connus :
immigration sauvage, boat-people, clandestins, sans-papiers, ghettos, banlieues, communautarisme, réglementations sécuritaires, politiques
de la ville, hold-ups de nationalités, travail au noir et en miettes, discriminations, chômage en forme de miroir aux alouettes et de filet de voltige de l'immigration de misère, restos du cour, ruptures
culturelles, intégration en cul de sac, identités dépecées, intégrismes, émeutes de quartiers, terrorisme, délinquance, économie souterraine,
mixité stigmatisée, fuite éperdue de millions de candidats à l'émigration vers le ''paradis'' capitaliste, partout des guerres barbares entre
décolonisés.
Chaque jour, se nouent des liens inquiétants entre la mondialisation libérale et une décolonisation inachevée, détournée.
Même plus besoin de chercher l'immigré !

g - Immigration sauvage et traite négrière, faussement présentées comme un exode volontaire vers le paradis capitaliste, sont un crime contre l'humanité dont les juristes s'accommodent. La Gauche, en France, le sait, et se tait sous couvert de bonne morale humaniste !
Les autres s'en lavent les mains.

2/ - La croissance concurrentielle, cheval de Troie de la mondialisation et levier de l'immigration sauvage

a - l'utopie brisée du nationalisme et de la liberté des peuples.

La Nation, si chère aux indépendantistes,
mais héritée de la colonisation et du pouvoir jacobin de 1789, s'est ouverte aux forces cosmopolites de la mondialisation par le biais de la croissance concurrentielle et se voit peu à peu absorbée dans la société de consommation de masse (SCM), modèle inégalitaire et conflictuel de société universelle, né en occident anglo-saxon, encore au stade de
l'enfance et des maladies infantiles contagieuses (ultra-libéralisme).

Dans la typologie des modèles de société, la SCM est le dernier concept extrait du minerai social de notre époque. Ce qui la
différencie de la société de consommation (édifiée hier à l'abri des frontières nationales) , c'est la notion de masse, d'expansion planétaire, de globalisation. La SCM est , en quelque sorte, l'ouf et la poule de la mondialisation. Si ce modèle laisse entrevoir une solution possible aux
problèmes de la faim, il peut faire illusion. On observe ainsi que le dérapage de la croissance concurrentielle dans les pays industrialisés
désorganise le marché du travail et provoque, par effet de chaîne, l'explosion de l'émigration sauvage dans les pays de la périphérie.
Un autre exemple est celui des ''industries industrialisantes'' à haut coefficient de capital, rendues obsolètes de façon foudroyante par
la compétition mondiale. Dans ce tourbillon, la décolonisation perd son chemin et désespère les indépendantistes.. .

Ainsi donc, les héritiers de l'ex-Empire
sont les premières victimes du « Führerprinzip » et d'un nationalisme exalté qui les endort. L'objectif premier du développement se perd. Et surtout, l'économie nationale est dépossédée de la gestion traditionnelle de l'équilibre des facteurs capital-travail. Pour le comble, la gouvernance sociale est écartée, qui pourtant devrait harmoniser et moraliser la redistribution de la croissance même concurrentielle.

b - Profit spéculatif et concurrence, levier de l'immigration sauvage.
La généralisation de la libre concurrence,orchestrée au plan mondial par l'OMC , le FMI et les médias, a déstabilisé la base économique et financière des nations. Concurrence et libre-échange sont la main de fer de la finance sur les marchés globalisés. La stratégie de la purge économique est imposée comme une condition d'accès à un nouveau stade de développement. Depuis 25 ans, la France, comme ses
voisins européens, est soumise à des attaques incessantes et violentes.
Surprises par le dumping commercial et menacées d'anéantissement, les entreprises nationales font de la résistance ou montent à l'assaut de lignes adverses mal identifiées, modifient leurs structures de coûts et de qualifications, tentent l'innovation, démultiplient la sous-traitance, négocient alliances, fusions et délocalisations ... et s'enfoncent dans les
sables mouvants du profit spéculatif.

La conséquence désastreuse de cette course à la survie, ou à la suprématie, est connue de tous : chômage, recours massif à la main-d'ouvre immigrée,
liquidation des industries traditionnelles, secteur public réduit, bouleversement de la vie sociale et nationale...

Pour compenser l'attaque des marchés, alléger les pertes, il a fallu partout lâcher brutalement la bride aux réglementations, privatiser,
réduire les dépenses publiques, s'endetter. Souvent par excès des dirigeants. La traite négrière a explosé dans la combinaison et la conjugaison des politiques de croissance et l'appontement des marchés .

c - Le communautarisme, régulation des rapports
sociaux.

L'ampleur des vagues migratoires et les différences
culturelles opposent l'identité des uns à celle des autres. Dans ce contexte explosif échauffé par le culte du profit, les techniques d'intégration des
immigrés paraissent encore largement inspirées des vieilles méthodes psychanalytiques de rééducation appliquées aux opposants politiques en URSS:
broyer, ou mieux, tuer l'émigré dans l'immigré. Mais, la méthode d'intégration de l'immigré déconscientisé reste inefficace au plan collectif. La communautarisation (et la binationalité en support) est devenue le mode principal de régulation des rapports sociaux.

La question est donc, non pas de vêtir tout immigré par force ou persuasion d'une nouvelle identité (surtout quand il n'aspire pas à se fondre dans l'identité française), mais de lui permettre d'exprimer la sienne et de s'y accomplir dans la cohabitation des cultures. Les promoteurs
de l'intégration en cul de sac, pourfendeurs méritants du communautarisme, sont, certes, partisans d'un monde sans discrimination, mais leur rêve
d'effacer les différences identitaires ne fait que reporter les problèmes de cohabitation sur les générations à venir. Selon eux, la culture du pays
d'accueil serait le lieu transcendantal de toutes les cohabitations, mais ils oublient (aux portes de l'Europe !) que ce sont les ponts ouverts entre
les cultures qui rendent possible la cohabitation et non la dictature culturelle et ses check-points . Avec le même argumentaire hérité de la colonisation,
l'Algérie rebelle et insolente a entrepris d'éradiquer après l'indépendance les acquis culturels français. Comme si la richesse d'une culture était de
détruire l'autre culture. La binationalité est devenue un refuge et un détonateur.

Un tableau art nouveau remarquable de Mucha
symbolise bien la résilience identitaire face à l'enchaînement culturel (Lottery of National Unity - Prague1912). Comme, le ''Hirschsprung'', (cerf
magnifique pourchassé par une meute de loups choisissant la mort plutôt que d'être terrassé), sur la route de Titisee (Forêt Noire).

L'opposition des mixtes à l'apartheid culturel est
totale. Face aux immenses obstacles du développement, cultures et religions ont le devoir de se faire la courte-échelle, pas de se combattre.


THESE 4 - CONVERGENCE ET DEVELOPPEMENT

Défendre les pays parentaux, c'est donc avoir la volonté obstinée de surmonter les obstacles du développement de l'économie coparentale et de respecter l'originalité et la singularité des deux pays parentaux pris dans les rouages et la déségrégation de l'économie concurrentielle.

1/ La convergence, utopie d'avenir ou camouflage de la dérive ?
a - La convergence est un processus d'évolution des modèles de société vers le modèle général de la SCM initié par le libéralisme financier. Elle a l'avantage de se présenter comme une rupture de tous les enfermements engendrés par des empires orgueilleux et des nations bunkers héritées de la décolonisation. Mais, la liberté gagnée par les canonnières de la concurrence dans l'idylle de la convergence cache mal des objectifs qui pour être éloignés n'en sont pas moins redoutables et font durablement complot.

Ainsi, alors que la population mondiale explose, la mondialisation, en apparence guide de la SCM, maintient un double conflit récurrent
ingouvernable à court terme. D'abord, celui du partage des ressources (la financiarisation de l'économie n'est pas maîtrisée). Ensuite, de la
configuration de la plate-forme sociale de lancement de la conquête spatiale (exploitation industrielle des ressources et des rayonnements de l'espace)
qui réserve à certains les sciences, la technologie de pointe et. le gouvernement du monde .

b - Le mouvement des capitaux internationaux illustrent bien cette mainmise.
Avec la crise, ils dévoilent que la part des profits
spéculatifs ponctionne toujours plus la part contributive allouée au développement. Au regard de la pauvreté dans le monde, cette tendance fait
problème. Il ne s'agit plus de la lisser. De bulle en bulle, la part emportée par des intérêts particuliers retourne librement dans le profit
spéculatif vérifiant l'adage selon lequel l'argent mange l'argent ...et dévaste l'économie sociale. Dans la phase actuelle de montée en puissance de
la mondialisation et de mise sous tutelle des nations, le FMI n'est pas prêt de réguler la spéculation ni de moraliser le profit et prend ainsi le risque de multiplier les big-bang économiques et d'amplifier la désagrégation sociale .
c - Par ailleurs, peu de tenants de l'orthodoxie sont interpellés, voire indignés, par le nouveau slogan iconoclaste : " Capitalisme, socialisme, même combat ".
Leur apathie éteint à l'évidence, et marginalise, l'opposition idéologique séculaire entre patrons et travailleurs. Et, lorsque le modèle concurrentiel spéculatif provoque des effets pervers calamiteux trop voyants (exclusions, dépendances, bouleversement social), ceux-ci sont d'autant plus négligés par l'Etat que l'opposition ancestrale capitalisme-socialisme et sa fonction structurante de l'ordre social tendent à se transformer en alliance synchrone des forces locales antagonistes face à l'ennemi commun
venu d'ailleurs (mondialisation, financiarisation non maîtrisée de l'économie et autres excès orientaux anglo-saxons), comme s'unissent dans les Cités les bandes rivales contre la police, ennemi
principal venu d'ailleurs. Concilier les intérêts antagoniques au lieu de les opposer est devenu un mot d'ordre politiquement transversal .

d - Si, donc, l'anticapitalisme est dépassé et que le libéralisme reste aveugle, où trouver les référentiels de lutte quand on s'aperçoit que les doctrines de l'économie sociale et politique n'ont été
conçues que par rapport au marché national intérieur depuisl'avènement des mercantilistes, il y a cinq siècles ?

L'histoire ne manque pas de réponses. G. Gurvitch et R. Aron, entre autres, l'avaient pressenti : capitalisme et socialisme s'appellent l'un
l'autre en se combattant, et se recomposent en convergence incessante. De Colbert à Ricardo, de Marx à Keynes, de Schumpeter à . Jean Monnet, l'idée n'a cessé de rebondir.
Reste à savoir, quand l'homme selon Nietzsche jaillit en politique pour vaincre nos misères et casser le théâtre des illusions ? Sans doute,
selon la mixité, quand le pouvoir ne concilie plus les deux valeurs fondatrices de la république : la légitimité et la légalité.

Au lieu d'affronter cette question fondamentale au moment où se multiplient les grèves dures, s'exprime
la violence et que menacent les révolte, les socialistes français, pourtant au centre du questionnement, se retranchent dans les faux-semblants
théoriques, l'artifice, les pirouettes politiques et les querelles de personnes dérisoires aux approches électorales ! La légitimité vient à l'avant de tous les combats.

2/ L'immigration ''autrement'', un objectif central de l'économie coparentale.
a - D'élections en élections, la déception des mixtes à l'égard de la classe politique ne finit pas de croître. Ainsi, dans la crise actuelle, une question explosive illumine le ciel politique, dont personne ne parle: quid de l'immigration sauvage ? Pourtant, non seulement elle est détestable et humiliante, mais surtout quasi tout le monde la côtoie au quotidien. Elle a permis de désagréger le monde du travail et d'amplifier la croissance concurrentielle. Mais, à quelles conditions de destruction de la vie sociale s'emploient les catapultes du profit ! Pour quel projet de
société se réalisent ces reculades présentées comme des avancées vers un eldorado libéral de l'humanité bordé de ruines ?
L'immigration, sanctifiée ou détestée, joue
donc, un rôle moteur dans le changement de degré, voire de nature, du rapport K-W , qui a labouré les siècles passés.
Malheureusement, l'immigration sauvage due à la conjugaison et la combinaison de deux politiques de croissance concurrentielle, s'aggrave maintenant, en France, d'une immigration massive et agressive engendrée par l'économie souterraine.
Affranchie des règles de vie collective du pays
d'accueil, l'immigration est, en effet, de moins en moins celle du travail et de la misère et, paradoxalement, elle se fait plus agressive.

b - Si, en France, on parle abondamment d'Europe sociale, il faut donc, aussi, en Algérie, et dans les pays de l'ex-Empire, parler de croissance sociale et non plus de croissance économique. La supercherie, à
cet égard, a trop duré et produit trop d'effets pervers. Dans les années 60, le mot ''développement'' disait clairement que la gouvernance sociale
faisait partie du concept. Malheureusement, un fossé profond a été creusé au fil des années entre le rêve de répartition égalitaire des indépendantistes
et, aujourd'hui, la distribution malthusienne des fruits de la croissance.

c - L'économie coparentale, terre d'élection du
développement ''autrement'', préconise d'assigner à résidence la concurrence spéculative et le profit spéculatif, de restaurer la compétition et le
mérite, d'ajuster les projet social et national face à la mondialisation.

3 / Leviers de l'économie coparentale

a - La croissance compétitive.
Les théoriciens de la décroissance estiment que
l'expansion mondiale va se heurter au manque d'énergie et de matières premières et qu'ainsi la solution est de restreindre la consommation et
le gaspillage. D'autres incriminent la croissance rapide de la population des PVD, bien que l'écologiste Dumont estimait, il y a 50 ans, que le
développement n'avait pas de limites en soi, mais qu'il convenait de donner la priorité à l'agriculture plutôt qu'à l'industrialisation dans une Afrique
affamée.
Ce débat de façade entretient la confusion. La première option est, en effet, soupçonnée de freiner le transfert des technologies d'avant-garde, l'autre d'encourager la délocalisation d'un monde industriel
rendu obsolète, vétuste et polluant de façon foudroyante par la compétition mondiale. Dans la course ouverte, rendement et rentabilité sont, certes,
des outils efficaces de management, mais, la concurrence spéculative n'en fait usage que pour doper un profit idolâtré, pas pour stimuler le
développement. L'option de croissance compétitive postule, en revanche, d'inscrire et réguler le développement dans la structure de productivité
des projets d'investissement.

b - L'espace social de la population mixte,

- Principes : tutelle des pays parentaux, représentation, subsidiarité .
- Priorités : aide au développement en Algérie (mise en valeur du Sahara), coopération et formation en France (agriculture, industrie et université franco-algérienne) par les fonds structurels.

c - Dénoncer prioritairement la dérégulation
économique .
Une thèse domine la sphère politique, selon laquelle l'identité est meurtrière, et qu'il est essentiel de la neutraliser afin de pacifier les rapports sociaux et la cohabitation entre communautés. En marge de cet élan, s'énonce la thèse, selon laquelle ce n'est pas l'identité mais la concurrence et le profit spéculatifs, qui sont la source de tous les
conflits de cohabitation sociale et de l'exclusion. Pour la mixité qui adhère à la seconde, il est regrettable de dénoncer, à la manière du FN,
les effets calamiteux du désordre identitaire (immigration sauvage) et de
s'arrêter à mi-chemin de la critique sans oser aller à la cause de la déglingue (concurrence et profit spéculatifs). Le libéralisme refuse, en
effet, que la liberté tue la concurrence et que le libre-échange se confonde avec les seuls intérêts des marchés financiers . L'usage même tactique du profit spéculatif ne justifie pas les pillages pour
lancer la mondialisation .


THESE 5 - EXIGENCE D' UN DEVELOPPEMENT COPARENTAL

1/ Combattre les pouponnières de la traite négrière et de l'immigration sauvage
a - La traite négrière, un drame social, la
nationalité bafouée.
La traite négrière est un mouvement migratoire généré par une croissance concurrentielle ouverte
dans un cadre économique trop vite confronté aux forces multiples de la mondialisation qui l'encerclent. L'équation de la tenaille migratoire
est simple : entre deux pays, si un pays résiste moins qu'un autre à la pression, le plus résistant attire la population délaissée par l'autre. Le
transfert n'exige même plus d'aller la chercher pour l'assujettir dans un système d'exploitation ou de consommation.

Parquées derrière leurs frontières nationales, coupées du partage des richesses, les populations délaissées,n'ont plus d'autre rêve de liberté et de survie que dans leur fuite vers l'étranger. Harragas, boat-people, sans papiers, faux touristes, malades,
clandestins, faux étudiants, hommes, femmes, enfants... ils arrivent par milliers, affrontant seuls les obstacles au risque de leur vie et de leur
liberté, se retranchant ensuite, dans les ghettos-pouponnières de la traite négrière pour sauvegarder le bien précieux de leur identité. Jetés sur le
pavé des villes pour une vie soi-disant meilleure, les immigrés finissent par concevoir une égale rancune à l'encontre du pays d'accueil. Ils
n'ignorent pourtant pas que le mouvement migratoire a comme aboutissant la société de consommation de masse idéalisée par le libéralisme.
A décharge, les migrants y trouvent une possibilité d'accès à des activités que la dérégulation et la déréglementation ont délesté de leurs défenses.
Beaucoup de petits commerces et de trafics prospèrent sur ce terreau.

Les politiques de la ville l'ont aussi compris. Elles entretiennent les pouponnières de la traite au profit de l'économie (main-d'ouvre, commerce, consommation, exportations) avec l'espoir
d'assagir et conquérir cette population (démographie, survie du secteur public et tertiaire...), oubliant volontiers de faire entendre que l'accueil dans l'un n'exonère pas l'exclusion dans l'autre. (Aux Etats-Unis, le président Obama vient d'ouvrir un grand espoir de coopération directe avec les populations des pays pauvres) .

b - Les pouponnières de la traite, un scandale social, une fabrique de binationalité.

Les pouponnières de la traite ont des visages connus :
ghettos, quartiers, cités, banlieues... Ce sont les points de chute, de rassemblement et de rayonnement de l'immigration sauvage.
Avec Giscard d'Estaing ( Monsieur regroupement familial), la France est passée de l'image des anciens bidonvilles et baraquements pour
travailleurs célibataires immigrés, à celle des banlieues et ghettos regroupant les familles immigrées de l'époque post-coloniale. La fonction de ces pouponnières est double : intégrer l'immigré ou,
à l'inverse, le marginaliser pour mieux l'exclure.
Mais, l'objectif visé est en porte-à-faux : la naturalisation ne crée pas une nationalité française, mais une binationalité .
De surcroît, les dérapages et l'ambiguïté de l'accueil viennent de l'incapacité politique et
administrative d'affronter la différence de problématique entre deux types de pouponnières : le ghetto social et le ghetto ethnique. Le premier
mobilise contre l'exclusion et la précarité. Il est plus ancien, conflictuel, mais intégrateur. Le ghetto ethnique en revanche, dresse une
communauté étrangère contre l'organisation sociale du pays d'accueil bâtie elle sur une économie locale. Ce ghetto est antagonique et violent dans la défense de son territoire et d'autant plus expansif que la
binationalité est en action et que la désagrégation sociale progresse.

Les deux types de ghetto ont en commun de s'appuyer
largement sur l'économie souterraine (drogue, délinquance, trafics en tous genres) pour compenser l'insuffisance des revenus officiels ( travail,
assistance sociale, petit commerce). Le financement de l'immigration sauvage serait à débattre ouvertement, mais, le pactole intéresse aussi les
deux Etats et des politiciens dont la situation dépend de ces soupapes de sécurité .
Ce qui est véritablement nouveau dans les
ghettos, c'est que l'image de l'effort reste partout pitoyable. La honte est sur celui qui travaille dur, gagne peu et vit mal. La fierté encense la
combine, le jeu, la triche, le trafic, l'argent facile. L'exemple des salaires monstrueux et des aides sociales faciles est ravageur.

Au fond du ghetto prospère la cour des miracles. Mais, les filles réussissent mieux à l'école et sont plus battantes au travail que les garçons. Le matriarcat fait de la résistance dans une France qui a plutôt besoin de femmes dans le tertiaire.

2 / Déchaînement de l'économie concurrentielle spéculative.

a - Les constats :

Significativement, depuis ces trente dernières années :
- la vague migratoire déverse, chaque jour , le tout venant de l'immigration sauvage dans ces lieux de précarité et de solidarité .
- on a de moins en moins affaire à une immigration de misère et de travail sous contrôle, comme c'était encore le cas peu après l'indépendance des pays colonisés ,
- on assiste à une multiplication et une extension sans précédent des pouponnières dans ou autour des villes secouées par la différence persistante de statut social entre les nationaux et les citoyens
binationaux ou proches de l'être.

b -Trois questions concernent encore l'immigration :

-- L'absence de statistiques de gouvernance sociale en Algérie.
Les études se rapportant aux structures sociales et aux flux migratoires devraient permettre de radiographier l'économie, d'évaluer l'impact de la
concurrence par branches et secteurs, d'ainsi prendre conscience des défauts d'organisation et de fonctionnement et de l'urgence d'inventer de nouvelles
formes de partenariat et de coopération entre pays d'accueil et d'origine et de réduire, en conséquence, l'immigration sauvage.
Transferts, réinvestissements, capitalisations, mobilité, productivité, économies d'échelle, gaspillage, recherche. sont aussi des aspects
qualitatifs de ressources à exploiter.

-- Le problème sociétal du rôle de la femme en France.
La femme française, on le sait, ne veut plus être réduite à un rôle de reproductrice de l'espèce ni réduite à l'état de marchandise ni de potiche, mais elle se condamne dans sa quête de fonction sociale nouvelle (et de survie) à être l'égale de l'homme : travailleuse .
Or, il se trouve que le libéralisme conjugue habilement les enjeux et les profits de cette métamorphose. Il le fait au nom d'une liberté individuelle professée par l'idéologie concurrentielle et l'industrie médiatique et, surtout, grâce à une immigration sauvage prise dans les mêmes filets de conditionnement. Sous prétexte de soulager ou valoriser la condition féminine, le libéralisme transfert sur l'immigration les tâches et fonctions délaissées par la femme moderne, y compris celles de l'assise identitaire nationale (emplois, natalité, éducation, culture, assistance...), au coeur
de la fonction matrimoniale nationale.

-- Les politiques sécuritaires et éducatives françaises.
Pour réduire les pathologies sociales (notamment contenir les bandes et l'extrémisme religieux) et pour renforcer l'état de droit républicain, on a multiplié les politiques sécuritaires et éducatives de
l'intégration en cul de sac. Mais, celles-ci sont mal adaptées aux problématiques sociales Et, de plus, mal appliquées. Si, certes, les ressources de l'économie souterraine (drogue, délinquance, trafics)
soulagent les caisses de l'Etat d'un effort pénible d'assistance en faveur de l'immigration concurrentielle, elles représentent toutefois un impôt
parasite colossal prélevé sur l'économie locale. Derrière la bonhomie de l'imagerie officielle et le laisser aller d'apparence libérale affiché
(régulièrement écornés par les émeutes de quartiers, les bavures policières, la mise à sac des écoles, les incivilités, les agressions et les bavures policières ou politiques), force est de constater que l'économie souterraine et l'opacité du traditionalisme familial amplifient tentaculairement l'appontement et la croissance migratoires, le communautarisme et la binationalité.

3/ Légitimité et Légalité , valeurs fondatrices de la République: Conscience et cohérence du combat de justice.

La création, par une coopération volontariste
(dirigeants visionnaires nécessaires), d'un cercle de développement défensif rassemblant les pays ex-colonisés et garantissant une immigration
''autrement'', implique de :
a/ En France, mettre fin à l'immigration sauvage , supprimer
les chancres entretenus par les politiques pouponnières de la ville (banlieues, cités, quartiers, ghettos..), condamner la manipulation
outrageante des codes de nationalité en vue de blanchir les hold-ups répétés de nationalité, condamner l'apologie de l'intégration en
cul-de-sac (même la haine du pays d'origine ne fait pas l'amour du pays d'accueil).
b/ en Algérie, dénoncer les politiques de croissance
économique sans gouvernance sociale, réévaluer l'appontement des marchés,
transformer les difficultés de la population en projet de développement.
Si la culture porte, certes, les séquelles d'un passé à ne pas oublier, la roue de l'histoire économique a toutefois tourné. Avec la mondialisation,
le nationalisme a changé d'ennemi et de dimension. L'appareil industriel érigé depuis 1962 (délocalisé, ruineux, obsolète, polluant et désintégrateur) ne compense pas les différentiels de croissance entre pays et monnaies. Le développement et les échanges ont été poussés sur le chemin de la croissance spéculative. Revenus, salaires, consommation,
éducation et bien-être forment maintenant le carcan d'une économie artificielle, crée de, par et pour la rente pétrolière.
On a fini par inverser l'équation de croissance. Le profit, produit final, tente vainement d'activer, ou reconfigurer, la productivité des appareils de production et d'administration sans s'interroger sur sa finalité, sa méthode, son modèle.
c/ Au bout de la chaîne de l'immigration, mettre en garde la jeunesse éveillée, objet de convoitise des partis politiques en quête
d'électorat oui-ouisme, incapable d'idéologiser son intronisation en termes de progrès et de lutte politique (dans les clichés tant des partisans
que des adversaires de l'intégration), comme s'il fallait toujours bien séparer le milieu familial des valeurs de la société civile et ré-ancrer un
conflit initial non résolu, de peur de compromettre ou de trahir les siens.
Elle ne se bat pas pour un projet de société libre, mais pour hisser en bloc l'immigration et son cadre social dans le pays d'accueil. Elle se bat
contre le rejet des autres, pas pour l'intégration des siens. La citoyenneté n'est qu'une arme de conquête, pas un lieu de rencontre et d'échange apte à rendre la vie républicaine conviviale.


THESE 6 - DOCTRINE DE LA COPARENTALITE SANS CONJUGALITE

1/ Nécessité de renforcer et globaliser le positionnement mixte
A la veille de 2012, la correction de la dérive de la
décolonisation et des dérèglements du développement national postule :
- sur le plan économique, de privilégier la croissance compétitive par rapport à la croissance concurrentielle, qui hiérarchise et confronte pays, cultures et populations.
- sur le plan social, d'instaurer la gouvernance sociale comme tamis des objectifs de croissance économique permettant de lutter
contre l'exclusion et les inégalités.
- sur le plan politique, de dépasser la contradiction capitalisme-socialisme laminée par la convergence des modèles et des politiques économiques. La défense des systèmes identitaires, et parmi eux
de l'espace social franco-algérien, s'impose face à des blocs économiques que la croissance concurrentielle rend de plus en plus agressifs et
manipulateurs.

2/ Incontournable : donner du sens, ouvrir des perspectives.

Trois voies d'action et de réflexion s'ouvrent à une
coparentalité sans conjugalité :
- Le cercle de développement est une voie d'indépendance, qui ne rejette pas les acquis des phases précédentes (dirigisme et ouverture au
marché). Il valorise le rassemblement et la coopération, face au pillage de l'économie sociale. La création de l'espace social de la population mixte et la suppression de la binationalité sont un préalable
- La gouvernance sociale est le tamis des conditions sociales et territoriales des objectifs économiques placé sous la tutelle de l'Etat et
du Parlement.
- L'immigration ''autrement'' est une immigration convenue visant à mettre au service du pays partenaire des moyens humains et matériels en
vue d'exploiter ou co-produire dans l'un ou l'autre pays des biens et richesses prioritaires (mise en valeur du Sahara en Algérie, formation et
entreprises industrielles et agricoles en France... ). Elle impose au pays
d'origine le devoir de protéger la dignité et le retour de ses ressortissants .

3/ Elections françaises 2012. Un enjeu majeur à poser.

- ou, la France libérale , oublieuse de l'ex-Empire,
devient un simple comptoir commercial, une manière de vivre, de parler et de penser en voie d'absorption et d'effacement , au sein de l'Europe dominée par les finances de l'Angleterre (et son Commonwealth) et l'industrie de l'Allemagne (et ses Marches de l'Est).

- ou, la France révolutionnaire, balayant ceux qui occultent la question vitale et cruciale d'un nouveau projet de société, choisit :
- soit, d'accueillir tous ceux de
l'ex-Empire qui veulent rejoindre l'hexagone et devenir Français, et, elle doit, en conséquence, s'ingénier à préparer, à la fois, une réforme
constitutionnelle majeure visant à représenter les nouveaux arrivants, et un plan Marshall d'accueil et d'intégration de cet apport pour une France multiraciale, multiconfessionnelle et multiculturelle, sous peine d'imploser et se décomposer. Quelque 130 millions de citoyens français
à l'horizon 2050 le justifie. Mais l'Allemagne et l'Angleterre s'opposeront à l'expansion rapide d'un partenaire turbulent qui engendrera un
nouveau Bonaparte.
- soit, de renégocier sa position au sein
de l'Europe tenant compte du cercle de développement constitué par les pays de l'ex-empire dans le respect de la nationalité et de l'identité de
chacun.

Benammar Christian - Décembre 2009
Licencié en sociologie, diplômé ENA(promo 1964-68)- Alger

Voilà pourquoi, je le raconte avec insistance, ci-dessous.

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