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Identité française : un débat scélérat
Un débat sur l’identité nationale ! Non ! Sans blague ! N'est-ce pas avec de pareils sujets que l’on prépare et gagne les élections quand on est de droite ?
L’identité nationale ??!
A la fois litote et euphémisme, cache-sexe de la question de l’immigration, et par ricochet subliminal, des immigrés… noirs, musulmans, arabes et la menace qu’eux tous feraient peser sur l’identité française... Car vous trouverez toujours une majorité d’électeurs pour penser : "L’identité nationale, c’est l’immigration ; et l’immigration c’est l’intégration ; et l’intégration, ça concerne en premier lieu les noirs et les arabes ; mais ce n’est certainement pas l’affaire de la société française dans son ensemble !"
Et ça, la droite décomplexée le sait mieux que personne
A l’initiative du gouvernement, dont la légitimité ne s’étendra et ne durera guère au-delà du temps qu’il lui sera donné de représenter une majorité dite "présidentielle", elle-même sujette au bon plaisir et aux humeurs d’un électorat instable et taciturne, ce débat dont il se propose d’assurer la coordination, maître d’ouvrage et maître d’œuvre, client et fournisseur tout à la fois, ainsi que la "synthèse" avant une conclusion qui, nul doute, étant donné les personnalités en présence et leur penchant idéologique (ministères de la justice, de l’intérieur et celui dit "de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire ?!..." aux relents pétainistes), sonnera comme un avertissement, un coup de semonce adressé à tous ceux qui seraient tentés par une identité autre, ou bien tout autre, ou bien encore multiple, sans oublier ceux qui, abandonnés culturellement et économiquement, peinent à donner un sens à cette identité qu’on leur voudrait française quant à leurs devoirs et étrangère quant à leurs droits.
Et d’autres encore qui ont déjà choisi l’option "cultuelle", avec ou sans transcendance, loin de toute considération de nationalité car, ailleurs ils sont, et leur retour au sein d'un credo républicain au coeur de pierre, gravé dans le marbre, plus idéologique que pragmatique, avec ses prêcheurs décidément toujours pas payeurs pour un sou, et qui ne se reconnaissent le plus souvent aucune obligation de résultats, ne se fera pas sans heurts ni déchirement.
Aussi, quiconque participe à ce débat sans prendre au préalable le soin de dénoncer la malhonnêteté d’une telle initiative, se fait le complice d’une gigantesque entreprise de manipulation des bonnes volontés - bonnes poires ? Sans oublier les bavards qui verront là une opportunité supplémentaire de se montrer - Slama, Finkielkraut, Ramadan, Duhamel and Co.
Mais alors… que les bavards se taisent, et que Besson, l’homme des basses besognes et son acolyte Hortefeux, celui qui ose dire tout haut ce que de son électorat il croit entendre tout bas, portent seuls le fardeau du déshonneur qui ne manquera pas, tôt ou tard, de retomber sur eux car... A aucun moment, il ne sera question - faute de volonté politique depuis deux générations -, d'affronter la crise structurelle à la fois économique et culturelle qui frappe les classes populaires, et plus particulièrement les Français issus de l’immigration sur-représentés au sein de ces classes. Volonté politique sans laquelle, pourtant, tout débat autour de l’identité française se soldera par la marginalisation, le rejet et une ghettoïsation croissante de millions de Français... Que personne n'obligera à voter, il est vrai !
Tous les coups sont donc permis comme... ce débat qui n'a pas lieu d'être sinon... à des fins de réconcilier des pans entiers de notre société
Mais qui, sérieusement, peut croire qu'un Sarkozy, qu'un Hortefeux et un Besson puissent incarner la possibilité d'un quelconque début de réconciliation nationale ? Il est permis d'en douter et de soupçonner (oui ! le soupçon ! encore le soupçon !) des intentions bassement partisanes depuis qu’en politique on s’autorise tout, sans honte ni retenue.
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Idéologie mixte...
Depuis 1962 se pose la question de notre identité. En vain. Elle a été refoulée dans la binationalité, qu'elle n'est pas. Et depuis 30 ans gauche et droite n'ont cessé de l'envenimer en faisant débarquer en France l'immigration sauvage que tous veulent intégrer, alors que ce faisant, ils ne font, par naturalisation, que créer non pas une nationalité française mais une binationalité calamiteuse qui,elle, nous fait oublier un peu plus. Mais c'est au bénéfice d'une nouvelle France de la concurrence et du profit, et des politiciens démagogues qui en font un fonds de commerce rentable.
L'idéologie a souvent exalté l'union ou l'indépendance des populations en préambule d'un nouveau projet de société. Pour mieux comprendre cette aptitude, la mise en perspective du positionnement identitaire des mixtes est nécessaire, Ainsi, dans le cas particulier de la population mixte franco-algérienne, les rapports entre pays parentaux sont encore marqués Dans ces conditions, travailler au rapprochement des deux pays, c'est d'abord affirmer la présence de l'identité mixte dans le contexte relationnel des pays parentaux (thèses 1 et 2), c'est ensuite démasquer la dérive alarmante de la décolonisation et son impact sur l'économie des pays parentaux (thèses 3 et 4), c'est enfin combattre La présente analyse formulée en six thèses a donc pour objet de rendre compte de la problématique de positionnement de la population mixte dans la marche de ses pays parentaux et d'ainsi introduire le concept de cercle de développement comme défense organique des pays de l'ex-Empire.
1/ Spécifier la mixité La population mixte des franco-algériens a deux ascendances,l'une en France, l'autre en Algérie, et elle présente de ce fait une Cette population mixte est par ailleurs distincte des Français d'origine algérienne et des Algériens d'origine française bien que ceux-ci Si on désigne les mixtes sous le vocable global de franco-algériens ou qu'on les range dans la catégorie des binationaux , c'est, en vérité pour mieux taire leur spécificité et refuser d'admettre l'expression juridique de leur réalité sociale. L'espace de vie de la population mixte recouvre, en effet, non pas un mais deux territoires, et de ce fait, elle subit un procès d'intention injuste à l'opposé du sentiment d'appartenance qui la lie à ses deux pays parentaux. Substituer l'espace social mixte à la binationalité qui la coupe en deux, est une aspiration profonde. En clair, les juristes des deux rives n'ont pas su ni voulu singulariser la population mixte lors des négociations d'indépendance, en De 1962 à 2009, la vindicte n'a fait que s'amplifier et s'exacerber,laissant la France, séduite par l'Europe, heureuse de s'éclipser, mais démembrée ( : lois et ordonnances de l'Etat français relatives à l'Algérie, de 1832 à 1962, en passant par celles de 1834, 1865 , 1919, 1936, 1940, 1946, 1956, 1958). 2/ De l'importance de spécifier la mixité. Chez les bi-nationaux d'adoption, le choix se porte vers les valeurs d'un seul pays parental, par filiation ou par option. A l'inverse Cette différence des mixtes ne peut encore se vivre ni s'ordonner dans un cadre institutionnel. Seules quelques conventions Les pays parentaux hésitent néanmoins à instaurer un espace social consensuel en faveur de la populations mixte ayant aussi pour objectif de 3/ Affirmer la mixité : l'espace social mixte, mieux que la bi-nationalité. Mais, il reste que, pour la mixité, défendre l'économie des pays parentaux et l'immigration ''autrement'' (qui conditionnent l'espace mixte) c'est, prioritairement, refuser les politiques prédatrices du profit, appliquées bien au-delà du libéralisme anglais. THESE 2 - ALIENATION PARENTALE , 1/ Négation de la mixité par les pays parentaux a/ Le diktat des juristes, la mixité ex nihilo nihil, un déni de justice absolu. b/ L'aliénation parentale ou la bi-nationalité forcée . - La spécification identitaire de la mixité est contestée par certains dirigeants. 2/ Coparentalité sans conjugalité, une construction mixte hors de la binationalité. a - Il ne s'agit pas de refaire le couple parental N.B. : En Belgique, Bruxelles et les communes à facilités sont aussi un cas d'espace mixte et de coparentalité entre des régions en rupture identitaire radicale . b - Le développement de chaque pays ne doit pas c - En situation de mixité, défendre les pays d - La mixité préconise de mettre fin à la binationalité et de lui substituer un espace social issu de la coparentalité, balisé et convenu par la coopération nationale.
L'économie coparentale ne se confond pas avec L'obstacle pour la mixité est que l'économie des pays parentaux est engagée dans un processus de décomposition majeur, et que pour redresser 1/ La mécanique de désagrégation des nations a - la mondialisation juxtapose et subordonne impitoyablement les économies par le profit, non par la culture (erreur fréquente des idéologues). La mondialisation fonctionne en effet sur un triptyque de b - le rapport différent à la concurrence mondialisée accentue les déséquilibres entre économies parentales et assigne les conditions de c - la décolonisation sans gouvernance sociale est d - L'effet levier dantesque du différentiel de croissance sur l'immigration conduit à incriminer le modèle concurrentiel centré sur le e - La mondialisation combine et conjugue, d'un côté, une économie confrontée au déchaînement de la concurrence spéculative (délocalisations, cannibalisme industriel, chômage, défenestration des f - Les méfaits de ce levier de croissance sont connus : g - Immigration sauvage et traite négrière, faussement présentées comme un exode volontaire vers le paradis capitaliste, sont un crime contre l'humanité dont les juristes s'accommodent. La Gauche, en France, le sait, et se tait sous couvert de bonne morale humaniste ! a - l'utopie brisée du nationalisme et de la liberté des peuples. La Nation, si chère aux indépendantistes, Dans la typologie des modèles de société, la SCM est le dernier concept extrait du minerai social de notre époque. Ce qui la Ainsi donc, les héritiers de l'ex-Empire b - Profit spéculatif et concurrence, levier de l'immigration sauvage. La conséquence désastreuse de cette course à la survie, ou à la suprématie, est connue de tous : chômage, recours massif à la main-d'ouvre immigrée, Pour compenser l'attaque des marchés, alléger les pertes, il a fallu partout lâcher brutalement la bride aux réglementations, privatiser, c - Le communautarisme, régulation des rapports L'ampleur des vagues migratoires et les différences La question est donc, non pas de vêtir tout immigré par force ou persuasion d'une nouvelle identité (surtout quand il n'aspire pas à se fondre dans l'identité française), mais de lui permettre d'exprimer la sienne et de s'y accomplir dans la cohabitation des cultures. Les promoteurs Un tableau art nouveau remarquable de Mucha L'opposition des mixtes à l'apartheid culturel est
Défendre les pays parentaux, c'est donc avoir la volonté obstinée de surmonter les obstacles du développement de l'économie coparentale et de respecter l'originalité et la singularité des deux pays parentaux pris dans les rouages et la déségrégation de l'économie concurrentielle. 1/ La convergence, utopie d'avenir ou camouflage de la dérive ? Ainsi, alors que la population mondiale explose, la mondialisation, en apparence guide de la SCM, maintient un double conflit récurrent b - Le mouvement des capitaux internationaux illustrent bien cette mainmise. d - Si, donc, l'anticapitalisme est dépassé et que le libéralisme reste aveugle, où trouver les référentiels de lutte quand on s'aperçoit que les doctrines de l'économie sociale et politique n'ont été L'histoire ne manque pas de réponses. G. Gurvitch et R. Aron, entre autres, l'avaient pressenti : capitalisme et socialisme s'appellent l'un Au lieu d'affronter cette question fondamentale au moment où se multiplient les grèves dures, s'exprime 2/ L'immigration ''autrement'', un objectif central de l'économie coparentale. b - Si, en France, on parle abondamment d'Europe sociale, il faut donc, aussi, en Algérie, et dans les pays de l'ex-Empire, parler de croissance sociale et non plus de croissance économique. La supercherie, à c - L'économie coparentale, terre d'élection du 3 / Leviers de l'économie coparentale a - La croissance compétitive. b - L'espace social de la population mixte, - Principes : tutelle des pays parentaux, représentation, subsidiarité . c - Dénoncer prioritairement la dérégulation
1/ Combattre les pouponnières de la traite négrière et de l'immigration sauvage Parquées derrière leurs frontières nationales, coupées du partage des richesses, les populations délaissées,n'ont plus d'autre rêve de liberté et de survie que dans leur fuite vers l'étranger. Harragas, boat-people, sans papiers, faux touristes, malades, Les politiques de la ville l'ont aussi compris. Elles entretiennent les pouponnières de la traite au profit de l'économie (main-d'ouvre, commerce, consommation, exportations) avec l'espoir b - Les pouponnières de la traite, un scandale social, une fabrique de binationalité. Les pouponnières de la traite ont des visages connus : Les deux types de ghetto ont en commun de s'appuyer Au fond du ghetto prospère la cour des miracles. Mais, les filles réussissent mieux à l'école et sont plus battantes au travail que les garçons. Le matriarcat fait de la résistance dans une France qui a plutôt besoin de femmes dans le tertiaire. 2 / Déchaînement de l'économie concurrentielle spéculative. a - Les constats : Significativement, depuis ces trente dernières années : b -Trois questions concernent encore l'immigration : -- L'absence de statistiques de gouvernance sociale en Algérie. -- Le problème sociétal du rôle de la femme en France. -- Les politiques sécuritaires et éducatives françaises. 3/ Légitimité et Légalité , valeurs fondatrices de la République: Conscience et cohérence du combat de justice. La création, par une coopération volontariste
1/ Nécessité de renforcer et globaliser le positionnement mixte 2/ Incontournable : donner du sens, ouvrir des perspectives. Trois voies d'action et de réflexion s'ouvrent à une 3/ Elections françaises 2012. Un enjeu majeur à poser. - ou, la France libérale , oublieuse de l'ex-Empire, - ou, la France révolutionnaire, balayant ceux qui occultent la question vitale et cruciale d'un nouveau projet de société, choisit : Benammar Christian - Décembre 2009 Voilà pourquoi, je le raconte avec insistance, ci-dessous. | |||
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