La gauche en Europe : chronique d'une mort annoncée ?
|
|
TRIBUNELa pensée socialiste de l'Europe est morteCOHN BENDIT"Soyons visionnaires et pragmatiques en même temps"lire le dossier |
LES ARTICLES LES PLUS :
Economie
Pour surmonter la crise, Messier et Madelin misent sur le web porno !
lire l'article
Politique
Pourquoi je pense qu'Obama ne sera pas élu
lire l'article
THEMES :
- Afghanistan
- Afrique
- banques
- Berlusconi
- Betancourt
- capitalisme
- changement climatique
- Chine
- cinéma
- climat
- Clinton
- conflit
- crise financière
- crise économique
- croissance
- Delanoë
- démocratie
- Elections
- emploi
- environnement
- Etats-Unis
- Europe
- finance
- France
- gauche
- guerre
- génocide
- géopolitique
- histoire
- immigration
- Inde
- inflation
- Internet
- Islam
- Israël
- Italie
- Jeux Olympiques
- justice
- libéralisme
- littérature
- mafia
- McCain
- mondialisation
- médias
- nucléaire
- Obama
- Occident
- OTAN
- Palestine
- pauvreté
- philosophie
- politique économique
- politique étrangère
- Primaires américaines
- PS
- pétrole
- Recherche
- religion
- retraites
- Royal
- Russie
- réformes
- santé
- Sarkozy
- Taiwan
- terrorisme
- Tibet
- écologie
- élections américaines
- énergie
Et si l'élection d'Obama ne changeait rien ?
|
ANALYSEPolitique étrangère : que peut changer Obama ?POLEMIQUE"Obamania" : la fête sera bientôt finielire le dossier |
Billets
Mon bulletin de vote au plus offrant
Dans la série "Effets pervers des acquis démocratiques", voici, mis aux enchères sur E-bay par des Américains, cet inestimable moyen d'expression qui fait du vulgus pecus un citoyen à part entière, ce bout de papier pour lequel les peuples non pourvus n'ont pas fini de se battre : leur bulletin de vote.
Inestimable, pas pour tout le monde. "A chaque élection importante, confirme la porte-parole du site, C. England, des gens tentent de mettre leur vote aux enchères. On les attrape très vite."
Et de nous rassurer sur ce point : toute information illégale propagée par E-bay, dès que détectée, est transmise à qui de droit. Pas de quoi s'en faire, donc, puisque nul n'en profitera.
Liberté d'expression contre cash
Le phénomène en soi serait donc anodin ? Que circule dans des dizaines d'esprits l'idée qu'un peu de cash vaut mieux que participer, si peu que ce soit, au sort de son pays ; qu'un tel désintérêt se répande sans trouver d'autre issue qu'une sanction juridique n'est-il pas alarmant ? L'étudiant qui a écopé en mai d'un travail d'intérêt général, pour s'être livré à ce type de transaction, n'était en tout cas pas immature en tout point : plus au fait des lois du commerce que de l'éthique, il proposait à l'acquéreur méfiant de se filmer dans l'isoloir...
Un permis de voter ?
Pour d'aucuns cette habitude n'est que provocation, expression d'un rejet potache, pied-de-nez aux institutions de ceux qui ne se contentent pas des réformettes auxquelles ils peuvent d'ailleurs si peu contribuer. C'est un moyen plus sûr de faire entendre sa colère - comme, chez nous, les non aux référendums pas toujours argumentés. Sans doute ont-ils raison, et le désir de tout casser est-il parfois sain, pourvu que l'emportent au bout raison et sang froid. Ne donne-t-on pas toujours, du reste, son vote, sinon au plus offrant, au moins avare - de promesses ?
Rappelons quand même que Bush a été élu à quelques centaines de voix près. Que Jean-Marie a failli l'être. Que c'est quelquefois sur le fil que se joue le destin des sociétés. Si, donc, les potaches de tout âge ne jouent pas le jeu, peut-être serait-il sage, en attendant qu'une éducation civique efficace se généralise, de relativiser un suffrage universel porteur de dérives ? D'instituer un permis de voter comme il en est pour conduire ou chasser - pour lequel on doive, au moins, manifester plus d'intérêt pour la chose publique que pour son argent de poche ? Un tollé "républicain", bien sûr, ne manquerait pas d'écraser le projet dans l'œuf. Mais, entre nous, le vote aveugle ou le mépris affiché de ce droit magnifique ne nuit-il pas à ces valeurs qui précisément nous sont chères ?
|
auteur: Julie de Pardailhan en savoir plus sur l'auteur |
Créez votre profil
pour noter, réagir
et écrire
sur contre-feux.com
|
|
Donner une valeur à ce qui n'en a plus (et n'en a peut-être jamais eu)
Cette nouvelle m'a bien fait rire !! Toutefois, accorder une valeur à ce qui n'en a presque plus, à savoir le vote, n'est pas dénué d'une certaine absurdité lyrique aux accents ionesquiens. Quoi qu'il en soit, vous ne précisez pas de quelle élection il s'agit, car si je ne m'abuse, les électeurs américains ne votent pas en novembre prochain, en tout cas pas aux présidentielles, mais bien aux législatives. En ce qui concerne l'allusion à Jean-Marie, n'exagérons rien : faire moins de 20% au deuxième tour | ||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
|
Il s'agissait,je crois, des primaires, puisqu'un des "coupables" a été pincé au printemps; mais l'AFP n'a relayé l'anecdote que la semaine dernière.Elle m'a paru révélatrice d'un comportement tout de même inédit, sur lequel on peut s'interroger. Cher Michel, je crois que nous avons de moins en moins à envier à "nos amis d'outre-Atlantique"pour ce qui concerne la primauté du fric et du dernier gadget sur des valeurs qui restent, je veux le croire, essentielles à beaucoup. Vous avez sans doute raison pour Le Pen, mais pas, j'espère, sur le fait qu'on n'ait jamais attaché d'importance au droit de vote. Ne pas en faire un dû automatique, mais un gain dont il convient de se montrer digne en débanaliserait peut-être la possession, et lui rendrait sa valeur initiale - à condition, bien sûr, d'examinateurs au-dessus de tout soupçon. | ||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|







