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Faïza M. s'est vu refuser la nationalité française au motif qu'elle a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d'égalité des sexes.
C'est une première en France : une Marocaine salafiste, mariée à un Français et mère de trois enfants, déboutée pour cause de religion pratiquée de façon rigoureuse, et de tenue vestimentaire peu appropriée au style de vie qu'impose une société moderne.
Mme M. n'y comprend pas plus qu'elle ne peut y voir à travers la fente de sa burqa. Au Maroc elle allait tête nue; mais son mari, fondamentaliste appartenant au courant qui prêche un retour au mode de vie dicté par le Prophète, lui choisit ses robes depuis leur arrivée. Au cours des interrogatoires préliminaires à la demande, la commissaire du Gouvernement, Mme Prada-Bordenave, a pu constater que la pauvre n'est au fait ni de la laïcité ni du droit de vote. Recluse, coupée de la société, "totalement soumise aux hommes du clan, (elle n'est) pas même effleurée par l'idée de contester cette soumission."
- Elle n'a jamais cherché, rétorque la défense, "à remettre en cause les valeurs de la République". Encore faudrait-il, pour les accepter ou les refuser, en connaître l'existence !
Réveil salutaire du Conseil d'Etat
Jusqu'à présent le concept de religion, le seul fait d'en prononcer le nom faussait les cartes. On ne peut que se réjouir de cette décision qui obligera un mari - ayant tout de même à y gagner - à laisser sa femme découvrir l'environnement avant de réitérer son pourvoi. Le salafiste avait cru faire annuler un précédent décret, daté de 2005, en laissant la sienne apprendre le français et en acceptant qu'un homme l'accouche. Ceux qui pensaient continuer à si bon compte à se moquer de nos acquis vont devoir réviser. Les symboles sont faits pour être décryptés. Reste à espérer que le MRAP, roi des faux culs en la matière, ne cherchera pas à mobiliser sur un sujet qui fait de moins en moins de dupes. On a vu que, quand la justice tient bon, les fondamentalistes préfèrent s'adapter.
Sinon, pour répondre à l'hypocrisie sur un même registre, on pourra toujours invoquer la trop belle cache d'armes que représente pour un malfrat ce costume qu'on n'aimerait voir que dans les châteaux hantés...
Source : Le Monde
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auteur: Julie de Pardailhan en savoir plus sur l'auteur |
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Comment évaluer une pratique religieuse excessive?
Vous semblez saluer la décision du conseil d'Etat, comme si elle allait permettre à cette jeune femme de s'ouvrir au monde en attendant le pourvoi. Il s'agit sans doute d'une touche d'ironie, car je ne vois pas bien ce qu'il peut advenir de bon d'une telle décision; | |||
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Toujours ce prêche pour l'intolérance...
... pour l'intolérance et à la condition, nécessaire mais suffisante, qu'elle vienne d'ailleurs: voilà sous quelle lâcheté et quelle hypocrisie se voilent ceux qui nous sommes d'accepter ces ignominies! alors oui, pour une fois qu'un juge fait état d'un peu de courage et de sens commun, saluons-le! Halte à la tartufferie et à la bobomanie ambiantes! | |||
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De la différence entre tolérance et respect
"En terre de Voltaire et de Cyrano"??? | |||
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... de l'utilisation pervertie de la tolérance et du respect, comme règle de soumission...
Cher Jean Dumas, D’abord, invectives ? Sachez qu’elles ne sauraient s’adresser à quelqu’un que je ne connais pas et qui à simplement une vision totalement opposée à la mienne. J’ose caresser l’espoir (en tout bien tout honneur) que l’on puisse se confronter, s’opposer, sans recourir à l’anathème qui qualifie le propos en fonction de sa véhémence et non de son contenu. Donc oui, « tolérance pour l’intolérance » (il y a une coquille dans le titre) :c’est le grand prêche de ceux que Jean Ferniot appelait le « tout état », et qui, juges, politiques ou journalistes confondus, nous enjoignent de sacrifier nos coutumes, modes de vies, croyances etc … à ceux des minorités actives, souvent « importées » mais pas toujours Alors pour répondre sans faire un livre : Cyrano (par le truchement de Rostand) parce que seul ! seul contre la « bien- pensance » et les « idées » en cours, seul contre le consensus lâche des petits avantages, et des petites bassesses quotidiennes, il reste seul ; et il enfonce le clou en revendiquant, dans l’infortune, cette solitude pour ne jamais renier son honneur et une conscience démodée face aux pragmatismes et aux appétits de circonstance.Aujourd’hui, tandis que le peuple, dont c’est la seule expression possible, fait gloire à Cyrano, le « tout état » et ses « penseurs » télévisés ou networkisés célèbrent Tartuffe. Voltaire ? parce que, concélébré par ces mêmes Tartuffes en tartuffocratie, il a écrit et fait jouer « Mahomet »( http://www.areopage.net/Textes/Mahomet.htm) . Essayez-donc aujourd’hui ! « Dès lors, cette interprétation me semble symptomatique d'une tendance actuelle à ne voir chez autrui que sa religion, sa couleur politique ou sa profession. » Là je vous suis, et j’ajouterai, son lobby, sa classe, son âge, son (ses ?) sexe… Ayant concédé tous ses repères, ayant bradé toute son histoire, cette société ne fonctionne plus qu’avec les tiroirs des media-planneurs et malheur à celui qui ne s’inscrit dans aucun de ces courants, de ces cases, de ces prisons mentales pour consommateurs forcenés, et le revendique (cyrano ?), même à mi voix. On peut, et l’on doit à mon sens, lorsqu’on se trouve dans une maison, un village, une région, un état, une communauté, faire humilité et témoigner dans le « respect » de ceux qui nous accueillent. (et non l’inverse que vous semblez proposer)… ou ne pas y venir…. Il est quand même stupéfiant de lire qu’on se sent étouffé par le besoin de ressemblance identitaire. Je vous engage à investir dans un ticket de métro et à voyager quelque temps sur certaines lignes. Faites-le de préférence avec une jeune file court-vêtue et vous verrez où se situe l’exclusion, la vindicte, les « invectives », voilées ou pas. En l’espèce et pour ce qui nous occupe et nous oppose (permettez ?), je trouve consternant de supposer que c’est par choix « raisonnable » et délibéré qu’une femme peut tout au long de sa vie porter armure pour cacher ce qui doit être l’objet de sa honte, son propre corps. Avez-vous lu ou vécu l’histoire récente ? Connaissez-vous, notamment, l’histoire contemporaine de l’Afghanistan, et ces femmes médecins, directrices d’hôpitaux, interdites d’exercice, et qui, au mieux ont du troquer le tailleur pour l’uniforme voilé... Renseignez-vous : la burqa n’est en rien une coutume ou un mode de vie prôné par le Coran (et même si ???...) c’est une coercition d’une minorité sectaire qui fait tache d’huile. C’est un drapeau de guerre, en même temps qu’une torture à vie. Ont-elles choisi ? la belle affaire quand le « choix » n’existe pas ! Seul moyen d’échapper à la folie, grappiller un prisme de dignité : revendiquer ses chaînes et défendre ses geôliers, unique méthode, moyen d’intégrer un « syndrome de Stockholm » élevé au rang de règle sociale. Quant au fait que cette malheureuse envoyait ses enfants à l’école publique, la belle affaire ! quelle autre solution ? l’enseignement est obligatoire et les écoles coraniques ne sont pas (encore ?) légion. Enfin je vous renvoie à l’information qui stipule que, dans son pays cette femme ne porte pas cet instrument d’avilissement. Il s’agit donc bien, par procuration, d’un vêtement de guerre à une société, dont, avec impudence on sollicite l’adhésion. Bien courtoisement,
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Une "pratique religieuse excessive", M. Dumas, le salafisme en donne un bel exemple en condamnant entre autres les femmes à la réclusion et à la soumission. L'édito du "Monde", que je découvre après avoir posté ceci, tout en reconnaissant "la complexité de la société française", admet avec le Coneil d'Etat que "la burqa est un symbole majeur pour les musulmans les plus militants et minoritaires, qui revendiquent une pratique extrême de leur religion; un symbole de ségrégation (...) inacceptable du statut d'infériorité de la femme dans cette conception de l'islam". C'est l'avis de tout observateur honnête. | ||
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Une politique d'assimilation conduit à l'extrémisme identitaire....
Chère Julie, Je comprends votre point de vue, et je le partage en partie. Dès lors, cette décision de justice est injuste. Je crois que la France pêche par excès de zèle. Le modèle d'assimilation que nous pratiquons n'est pas pour appaiser les véléités extrémistes, bien au contraire... | |||
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Qui veut s'"assimiler" commence par respecter son hôte
Cher Monsieur, 1- cette femme est forcément une victime. (encore une fois elle ne s’accoutrait pas ainsi dans son pays). Enfin à quoi bon pratiquer un amalgame artificiel en allant chercher à la loupe déformante, et au risque de ridicules confusions, des cousinages risqués dans nos mœurs. A quel pays les imposons-nous ? Savonarole est mort et enterré depuis longtemps. Qu’il brûle où il veut. Ignorez-vous que l’islam, pratiqué par les « intégristes » est une religion de conquête, à qui « Bush le simplet » a fait cadeau d’un territoire grand comme l’Irak ? Si notre malheureuse souffre de « malaise identitaire » quel charme trouve-t-elle donc à nos contrées dépravées et intolérantes ? D’autant que le Maroc est une terre où il faut bon vivre et depuis très longtemps en bonne fraternité (bien que menacée par les zozos barbus). Je vous conseille à ce propos Essaouira, où durant des siècles, juifs chrétiens et musulmans ont cohabités sans heurts et sans provocation, et qui, anecdote, fut un temps la destination de quelques figures « hippies » des années 70. Si la France pêche, c’est par excès de compassion pour ceux qui ignorent jusqu’à ce mot et qui viennent ici en territoire conquis. L’ –assimilation- a très bien fonctionné durant des siècles avec des personnes de toutes origines et qui n’avaient pour s’intégrer à notre mode de vie que leur courage, leur persévérance et un semblant de gratitude. Pas de voitures brûlées que je sache en quartier chinois ou rue des Rosiers… | |||
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De la longueur des commentaires
Cher Ferrailleur, Merci pour vos commentaires. Si votre plume vous démange, n'hésitez-pas à nous proposer des articles en cliquant sur l'onglet "Participez", situé en haut à droite de chaque page. Par avance, merci, et bon débat! | ||
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cher modérateur,
voilà une modération dont je ne saurai contester la légitimité! je tenterai donc de calmer ces démangeaisons là dans un cadre plus exigu ... en attend mieux... | |||
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A Jean Dumas | |||
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la Burka
Là où le voile n'est pas passé, il n'y avait aucune raison pour que la burqa se glisse subrepticement. La marocaine est mariée à un fondamentaliste. Elle est ignorante. C'est l'exemple type de la femme qui sait tout juste quand elle a ses règles car ça lui glisse entre les jambes. Mais de qui se moque t'on ? Même dans le bled, ils ont tous la télé, les séries américanos merdiques qui leurs dévoilent le mode de vie occidental. De plus, les femmes du Maghreb ont toujours une copine qui s'habille à l'occidentale, même si c'est mal vu par les mâles. Alors, arrêtons de nous apitoyer sur le sort d'une soi-disant pauvresse, lors que même avec une burqa, elle voit et entend parfaitement bien. Merci, République chérie, qui m'a fait naître en ton sein plutôt que dans les sables du désert. Quant à ceux qui voudraient défendre cette "pauvre femme" soumise à son mari, qu'ils sachent que pour ce qui est de la malice, les gens d'outre-méditérranée n'ont rien à nous envier. Le vêtement est une arme. Réduire l'Occident pour mieux le contraindre. Voilà ce que veulent tous les allumés de la cafétière. | |||
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Le voile islamique, Faiza M, contre-feux et le MRAP
Ce texte met en cause le MRAP. Comme membre de la direction du MRAP je tiens à faire observer que jamais le MRAP a défendu le voile et encore moins la burqa (ou burka). Le MRAP association antiraciste laïque défend une société sans discrimination raciste y compris pour des motifs religieux. Ce faisant le MRAP ne défend nullement une religion particulière. Il inscrit son action dans le cadre des lois existantes tant en France qu'en Europe . Par ailleurs, le MRAP n'est pas en premier lieu une association de défense de la laïcité et pas plus un association de défense de l'égalité entre hommes et femmes même si ces deux valeurs fondamentales constituent le socle de son action. En l'espèce le MRAP estime que "cette décision pose des questions" mais aucune décision d'aucune sorte n'a été entreprise par le MRAP pour s'opposer à la décision du Conseil d'Etat. Et, contrairement à ce j'ai pu lire ici ou là Mouloud AOUNIT ne s'est nullement distingué sur ce point. L'article cité sur contre-feux soulève un point fort pertinent insuffisamment développé à ma connaissance jusqu'alors à propos de cette décision ; à savoir la pression de certains hommes et de l'intégrisme religieux sur les femmes contraintes de porter voiles ou burka ou niqab. Là encore le MRAP combat l'intégrisme religieux. Mais sous ce terme il vérifie que ne cache pas une forme de discrimantion raciste. Christian DELARUE Une première réaction de ma part : | |||
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Au MRAP
Le terme islamophobe, inveenté par Aounit en 2004, est au coeur de son combat contre toute forme de critique de l'islam. Ose-t-on s'en prendre à tel détail archaïque du Coran, on est "islamophobe", ce qui pour lui signifie raciste (et devient cocasse lorsque lesdites critiques émanent d'apostats)... * Profitons de l'occasion pour rappeler l'excellente émission "Répliques", diffusée sur France-Culture le samedi à 9h (malgré la tentative d'interdiction du MRAP) ou en podcast. | ||
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bravo à ferrailleur, à l'auteur et même au MRAP
Pour une fois, je voulais faire court... Mais moi aussi, ma plume me démange. | |||
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MRAP = MPRAP ou MCRAP?
Et puis, il faudrait qu'on sache! C'est quoi le MRAP? | |||
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Mon bon monsieur, je viens de vous lire et...
En plus de ce que vous avez écrit ici, voici ma | |||
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