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Happy birthday to you, Euro!

Les dix ans de l’Euro méritaient un gouter pour les 27 membres de la classe européenne, même s’ils n’étaient que 11 à choisir cette option exigeante à la fin du siècle dernier.

 

Pourtant, alors même que les cartes de félicitations louangeuses arrivaient de partout, souvent rédigées en anglais, Monsieur Trichet a soufflé les dix bougies en petit comité, constitué de quelques premiers de classe. L’Europe a réussi un tour de force qu’elle préfère un peu ignorer.

 

L'Euro malade de sa force ?

 

Pourquoi ? Parce les hommes politiques qui l’ont défendu sont souvent à la retraite, le récent départ sans gloire de Romano Prodi semblant illustrer le sort funeste qui a frappé la plupart des pères fondateurs comme les malheureux savants des « sept boules de cristal ».

 

Parce que, aussi, l’Euro reste associé pour beaucoup à la « vie chère », perception déformée mais aigue d’un phénomène bien réel. La BCE a beau rappeler que la zone euro a créé en dix ans plus d’emplois que l’entreprenante Amérique, grâce à des taux d’intérêts favorables et à une croissance plus soutenue qu’elle ne l’aurait été du fait de perturbations monétaires récurrentes, elle n’a pas encore retourné l’opinion en sa faveur, loin de là.

 

Enfin et peut-être surtout car l’Euro, qui serait mort de faiblesse, est malade de sa force. Les sarcasmes n’ont pas manqué quand l’Euro est descendu lourdement sous la parité avec le Dollar. Il vaut toujours mieux en effet faire envie que pitié mais la prospérité parait aussi suspecte dans des économies et sociétés inquiètes. La santé de l’Euro serait-elle le reflet des difficultés des économies qui l’ont adopté ? Le soupçon règne.

 

L'Euro fort est un privilège!

 

Mauvais diagnostic. Les européens qui ont longtemps gémis contre le privilège éhonté du Dollar comme  monnaie de réserve mondiale feraient mieux de se réjouir de posséder une devise internationale qui représente  plus de 25% des réserves mondiales en devises. Ils pourraient aussi noter avec satisfaction que la gestion de la crise par la BCE est citée en modèle par beaucoup. Alors pourquoi cet anniversaire chagrin ?

 

Il est sur que le succès de la devise ne fait pas automatiquement le bonheur d’une économie : il y faut beaucoup d’autres ingrédients. Une croissance moyenne de 1,6% par an sur une décennie ne permet guère de pavoiser. L’Europe a beaucoup à faire pour être fière de  sa politique économique et progresser enfin sur le chemin tracé à Lisbonne. Le succès de l’Euro, doit l’y encourager et peut, contrairement à ce que répète de mauvais augures, l’y aider : le cadeau du jour n’est pas pour la BCE mais pour les économies européennes.  

auteur: Vincent Hubert
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de Ann Boleyn le 02/07/2008 à 09h18
Reaction de l'Europe?

Tres bon article. C'est tres important de noter que l'Euro est synonyme de creation d'emploi et non pas de baisse du pouvoir d'achat.
Differencion dans les mentalité, le coté economique pur et dur (j'entends par la l'influence mondiale de l'euro), du coté domestique que cela peut laisser penser chez nous.
Au niveau mondial, l'Euro est une devise qui a supplanté le dollars (principalement dans les pays à devise faible comme la thailande, vietnam,... qui definissent l'Euro comme 'devise secondaire'). Meme si l'Europe devrai jouer sur les taux d'interet comme l'ont fait les americains lorsque le dollars etait fort.

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