Presse écrite : Faut-il sauver le papier ou le journaliste ?
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DEBAT
Tous les sondages le montrent : les Français s’inquiètent pour leurs retraites mais ils ne savent pas exactement pourquoi !
Selon un sondage CECOP-CSA de février 2007, si 64 % des Français se disent inquiets quant à l’avenir des retraites, les trois quarts des actifs interrogés admettent ne pas avoir de vision claire de leurs revenus à la retraite
Les jeunes sont anxieux
La diffusion de travaux sur le sujet des retraites (notamment via le COR, Conseil d'Orientation des Retraites) tout comme le développement de débats publics sur la question (à l’occasion de la présidentielle, de la réforme des régimes spéciaux ou aujourd’hui du RV 2008) ont certes fait prendre conscience aux Français de l’existence d’un problème, mais sans leur donner une idée précise de ce que cela signifiait pour eux ! D’où une anxiété forte - notamment chez les plus jeunes et les plus modestes - qui, loin d’inciter nos concitoyens à passer à l’action, semble les paralyser et crée un climat défavorable à toute réforme. Faut-il y voir l’une des manifestations les plus évidentes du développement d’une "société de défiance" en France ?
L'épargne en berne
Ce que les sondages montrent également, c’est que les Français ont des attentes contradictoires en matière de retraite. Sur le plan des principes, ils sont majoritairement attachés à la répartition (pour 55 % des Français, c’est le système idéal selon un sondage CSA de novembre dernier mais une grosse minorité (40 %) est favorable à la capitalisation. Après tout, pourquoi pas un système mixte - solution privilégiée par 60 % des personnes interrogées en février ? Toutefois, en pratique, les Français épargnent peu pour leurs retraites : en février 2007, un cinquième des personnes interrogées déclarait épargner en vue de financer sa retraite et, ce qui est plus inquiétant encore, la proportion de ceux qui n’épargnent pas mais ont l’intention de le faire diminue sensiblement entre 2006 et 2007 ! Et plus de la moitié des personnes interrogées (proportion en augmentation ) considère que le financement des retraites doit principalement être pris en charge par la puissance publique !
Un attentisme bien français...
Résumons-nous : qu’attendent les Français ? Inquiets, ils attendent de voir ce que demain leur réserve Ils s’attendent à une diminution de leurs revenus à la retraite et peut-être à une crise du système par répartition. Mais ils ne prennent pas leurs dispositions dans l’attente d’une solution qui émanerait de la puissance publique !
Etatisme bien français ? Sans doute pas, puisque dans tous les pays, les personnes interrogées considèrent que l’Etat doit être le principal financeur des retraites. En revanche, attentisme bien français
En tout cas, certains de nos voisins ont su prendre des mesures dont la France pourrait s’inspirer pour répondre aux attentes contradictoires de ses citoyens.
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auteur: Groupe retraites-Débat & Co en savoir plus sur l'auteur |
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A tous les jeunes actifs...
Les Français n'attendent rien, et c'est bien ça le problème. Les plus vieux sont sûrs de toucher leurs pensions jusqu'à la fin de leur vie, et ne seront jamais prêts, ce que je comprends, à revenir sur ce droit. Résultat des courses : notre jeune actif sera, dans 25 ans, tellement endetté, qu'il ne pourra plus consommer. Donc, qui dit baisse de la consommation dit baisse de la croissance. Qui dit baisse de la croissance, dit augmentation du chomâge. D'où l'obligation pour le cinqua de subvenir aux besoins de ses enfants de plus en plus longtemps, tout comme à ceux de ses parents avec une espérence de vie toujours en augmentation. | |||
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