LES ARTICLES LES PLUS :
International
Etats-Unis : le retour de l'arrogance ?
lire l'article
Politique
Refuser l'islamophobie dans le respect de la laïcité et du droit des femmes
lire l'article
Politique
L'Ange Bleu : une approche différente de la pédophilie (1)
lire l'article
THEMES :
- Afghanistan
- Afrique
- banques
- Berlusconi
- capitalisme
- changement climatique
- Chine
- chômage
- cinéma
- Clinton
- Corée
- crise financière
- crise économique
- croissance
- Delanoë
- droits de l'homme
- démocratie
- environnement
- Etats-Unis
- Europe
- finance
- France
- gauche
- guerre
- génocide
- géopolitique
- histoire
- immigration
- Inde
- inflation
- Internet
- islam
- Israël
- Italie
- Jeux Olympiques
- justice
- libéralisme
- littérature
- mafia
- mondialisation
- musique
- médias
- nucléaire
- Obama
- Occident
- OTAN
- Palestine
- pauvreté
- philosophie
- presse
- prison
- PS
- pétrole
- recherche
- religion
- retraites
- Royal
- Russie
- réformes
- santé
- Sarkozy
- société
- terrorisme
- Tibet
- télévision
- écologie
- élections
- élections américaines
- énergie
DEBAT
Dans quelle mesure McCain n'était pas G.W. Bush ?
Surnommé "McSame" par les démocrates pour souligner sa continuité avec le président sortant, l'assimilation de McCain à Bush semble rapide. A l'heure du triomphe de son adversaire, McCain aurait-il pu être le président du changement ?
"Je ne suis pas George Bush. Si vous souhaitiez l'affronter, il fallait vous présenter il y a quatre ans" répond John McCain à Barack Obama lors du troisième débat télévisé. Pendant toute la campagne, le sénateur de l’Arizona a dû se démarquer du président sortant, ne pouvant s’appuyer sur le bilan de ce dernier, alors que son rival ne cessait de souligner ces liens. Dans quelle mesure l’association Bush-McCain se justifie-t-elle ?
Bush = McCain, un argument électoraliste
La continuité Bush-McCain se fonde avant tout sur une logique et une rhétorique électorales. John McCain y contribue dès le départ : le 13 février 2008, il déclare que le scrutin verra s’affronter "un républicain conservateur et un démocrate libéral". Par ces termes, il endosse l’héritage du président Bush, et offre aux démocrates la perspective de faire campagne contre les "politiques désastreuses" de son administration, dont ils soutiennent qu’elles seront poursuivies avec McCain. Le lien Bush-McCain s’inscrit dans la question traditionnelle de l’alternance.
Successeur désigné, John McCain doit assumer l’héritage idéologique de son parti tout en affirmant sa volonté de changement. En février à Pittsburg, il se présente comme un fantassin de la révolution reaganienne, en s’empressant de préciser : "Dépoussiérer une politique économique vieille de quatre, huit ou vingt ans ne suffira pas. Nous devrons nous retrousser les manches".
John McCain, conservateur atypique
En fait, l’équation McCain=Bush a ses limites. Ces deux personnalités symbolisent les deux grands courants traversant le Grand Old Party. Les divergences sont réelles et anciennes. Les deux hommes se sont affrontés lors des primaires de 2000 et de 2004. Si G.W. Bush incarne un conservatisme à visage humain, John McCain représente plutôt la tendance centriste. Véritable "maverick", son parcours rappelle celui de Barry Goldwater, candidat républicain malheureux en 1964.
Conservateur convaincu, McCain brouille les pistes sur les questions de société. Ses votes au Sénat sont éclairants : hostilité à l’avortement et au mariage homosexuel, soutien à la peine de mort, refus de couvertures maladies assurées par l’Etat. Mais il se distingue au sein de la droite en étant favorable à une intervention étatique pour lutter contre le réchauffement climatique, et n’est pas hostile à une régularisation des sans-papiers.
Un soutien ambigu à la politique extérieure de Bush
En politique extérieure, sa vision se démarque sans s’opposer complètement à celle de George W. Bush, ce qui complique la lisibilité de sa position, surtout après avoir affirmé qu’il ne s’opposait pas à ce que l’Amérique reste "100 ans en Irak".
Soucieux de redorer l’image des Etats-Unis dans le monde, sa volonté de poursuivre le combat en Irak ne relève pas du courant néoconservateur qui a influencé les mandats Bush, même si certains de ses conseillers en sont proches. Elle s’ancre plutôt dans le courant des jacksoniens, influencés par les méthodes énergiques du président Jackson, et se réfère à l’interventionnisme du président Roosevelt, sans prétendre exporter la démocratie.
Partisan de la guerre en Irak, John McCain a toujours contesté la stratégie de la Maison Blanche, prônant un renforcement des troupes militaires obtenu seulement en 2007. Défendant les droits fondamentaux bafoués par le tandem Bush-Cheney, l’ancien prisonnier au Vietnam a dénoncé la pratique de la torture dans les interrogatoires militaires et appelé à la fermeture de la base de Guantanamo.
De plus, McCain recentre l’enjeu du scrutin dans un affrontement plus politique, contrairement à George Bush qui avait mené campagne sur un combat autour des valeurs. Il en résulte un discours moins religieux, qui éloigne le candidat de sa base conservatrice et religieuse. Le choix de Sarah Palin vise à rallier cet électorat, quitte à s’aliéner le vote d’une partie des indépendants. Il témoigne d’un fléchissement électoral contraint, rapprochant plus aisément McCain de Bush.
John McCain, le candidat républicain du changement
Contrairement à son prédécesseur, McCain souhaite que les Etats-Unis deviennent un leader de la lutte contre les émissions de CO2, s’appuyant sur le protocole de Kyoto, et veut réduire la dépendance étrangère en pétrole en favorisant les forages off-shore et les énergies renouvelables et nucléaire. Toutefois, ses choix demeurent minoritaires au sein de son parti, forcés à plusieurs inflexions pendant la campagne.
En politique étrangère, le changement réside dans la création d’une Ligue des démocraties conduite par Washington. Cette Ligue remet en cause partiellement l’unilatéralisme américain, et constituerait le rempart dans la lutte contre les puissances autoritaires. Dans cette vision manichéenne héritée de la guerre froide, McCain souhaite exclure la Russie du G8 et y faire entrer l’Inde et le Brésil.
Face à la question économique, enjeu majeur de la fin de campagne, la position de John McCain s’inscrit plutôt en continuité avec l’administration Bush, par son soutien affirmé au libre-échange, et après avoir déclaré que les fondements de l’économie réelle sont solides. Son approche correspond à celle de la droite républicaine : réduction des taxes, un marché plus libre, un gouvernement minimal et un retour à l’équilibre d’ici la fin de son mandat.
Une démarcation pas assez assumée ?
Lors des débats télévisés, McCain est resté flou et son programme économique a peu évolué. Les démocrates ont ainsi trouvé un terreau propice pour fustiger les républicains accusés d’être responsables de la crise et d’associer ainsi la future politique de John McCain à celle des huit dernières années. "Joe le plombier" symbole de l’Américain ordinaire, a surgi à la fin de campagne : mais était-il en mesure d’affirmer que McCain n’est pas Bush ?
|
auteur: Frédéric George en savoir plus sur l'auteur |
AU COEUR DE CE DEBAT
Créez votre profil
pour noter, réagir
et écrire
sur contre-feux.com
|
McCain le "Maveric"
Quand on voit le fair play d'un McCain après sa défaite, on se dit qu'il n'était vraiment pas l'héritier de Bush... | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
la crise économique
ce n'est pas Obama qui a crée la crise économique, ni les démocrates, ni les Américains, mais bien les républicains et Mc.Cain EST un républicain. Mc.Cain a montré beaucoup trop de faiblesses et contrairement à vous Mr. Dumas, je ne pense pas que la victoire de Mr.Obama soit lié au fait que le candidat républicains soit malade car il y a eu les primaires avant et si votre argument tient la route nous aurions eu Mitt Roomney à sa place...non je pense qu'il n'a tout simplement pas été, au yeux des américains, un candidat avec des idées fulgurantes au point de faire oublier les huit années de la pitoyable présidence Bush. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
ps: joe le plombier
joe le plombier c'est la plus grosse arnaque politique jamais vu...c'est homme est un profiteur qui ne mérite pas l'attention que lui ont donné les médias...il a fait faux bond à Mc.Cain lors d'un meeting car il avait d'autre rendez-vous plus important pour sa carrière médiatique...il a été propulsé par le GOP sur la scène politique et ils ont accusé les démocrates de se servir d'un citoyen lambda...quelle arnaque! | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|











