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DEBAT
"Obamania" : la fête sera bientôt finie
Si le candidat démocrate trouve souvent grâce aux yeux des européens, Obama a été propulsé au rang d'idole. Pourtant, son protectionnisme économique et son laxisme sur les questions internationales risquent de plonger le Vieux Continent dans une dangereuse précarité.
C’est entendu, les Européens aiment Obama. Ils font même davantage que l’aimer : Obama figure sur des vêtements et des œuvres d’art. Son nom est invoqué dans des chansons et son effigie adulée dans des clips vidéos. Je n’ai pas encore vu à Paris de cierge Obama comme il s’en vend à San Francisco, mais cela ne saurait tarder.
Dois-je le dire ? Cette "obamania" européenne ne me surprend pas. Les Européens sont, en général, massivement favorables, lors des élections présidentielles américaines, au candidat démocrate quel qu’il soit. Et cette fois ci le candidat avait des particularités supplémentaires. Il venait après huit années de présidence Bush, et on a tant détesté Bush en Europe que le voir enfin remplacé représentait en soi un soulagement. Le fait que le candidat soit noir, qu’il soit identifié comme pacifiste et qu’il appartienne à l’aile gauche du parti ne pouvait que le servir : les Européens aiment les noirs américains car ils incarnent à leurs yeux une "minorité opprimée" qui a sa revanche à prendre sur l‘Amérique toute puissante, ils aiment les pacifistes car l’Europe préfère oublier qu’il y a des dangers sur la planète, ils aiment la gauche démocrate car elle fait des promesses de redistribution qui peuvent laisser penser que l’Europe a raison de maintenir ses systèmes d’Etat providence.
L’ "obamania" européenne ne passera pas l’année 2009
Et, en 2010, commencera déjà à ressembler à une vieille histoire. Pourquoi ? D’abord, l’économie : si Obama tient ses promesses de redistribution et augmente impôts et réglementations, comme c’est prévu par son programme, la récession se poursuivra. Si, comme c’est prévu par le programme d’Obama encore, des mesures protectionnistes sont prises par le gouvernement américain, l’Europe en subira les répercussions directes. Et une Amérique tournée vers elle-même apparaîtra alors bien moins séduisante.
Ensuite, la politique internationale. Au cours de l’essentiel de sa campagne, Obama a promis un retrait rapide des troupes d’Irak et des négociations sans conditions ni préalables avec la plupart des dictateurs sur la planète. Pendant les dernières semaines, le discours s’est nuancé, mais les Européens ne l’ont guère perçu et semblent rester persuadés qu’avec le nouvel Elu, la lumière va succéder à l’ombre et un avenir doux et lénifiant remplacer un présent strié d’âpretés.
Ce qui va se révéler est qu’Obama ne pourra pas faire comme si la réalité n’existe pas et comme si tout le monde sur terre était gentil. S’il fait preuve de faiblesse, d’indétermination et de naïveté, comme on peut le craindre, il en résultera des guerres, des humiliations, des phénomènes de déstabilisation qui pourraient fort bien conduire de nombreuses gens en Europe à regretter le temps où l’Amérique était forte et où, tout en la critiquant, ils pouvaient vivre à l’abri de sa puissance. Si, au contraire, Obama se montre plus fort et déterminé que prévu, la déception des Européens se fera plus vive et plus rapide encore, et nous entendrons vite des phrases désabusées suggérant qu’après tout, les Etats-Unis ne changent pas et défendent toujours "leurs propres intérêts".
Obama face aux dossiers les plus brulants : le test
Le premier est l’Irak : un retrait précipité pourrait faire renaître dans le pays des troubles et des violences qui viennent à peine de s’éteindre et retirerait à l’armée américaine une victoire durement gagnée. On peut penser qu’Obama se rangera à l’avis des militaires, mais rien n’est moins certain, et la tentation de plaire aux franges anti-américaines de l’opinion mondiale sera sans doute très présente dans le bureau ovale.
Le second dossier est l’Iran : les négociations menées depuis des années n’ont en rien freiné l’avancée du régime des mollahs vers l’arme nucléaire, les sanctions sont contournées, par des puissances européennes en particulier. Si Obama tient à écarter l’option de frappes aériennes, il lui faudra renforcer les sanctions, et donc exiger de ses partenaires européens davantage qu’ils ne sont prêts à céder, ce qui n’ira pas sans grincements de dents. L’alternative serait que l’Iran se dote de moyens nucléaires militaires et, en pareil cas, les grincements de dents européens seraient plus audibles encore.
Le troisième dossier est l’Afghanistan : Obama a promis de redoubler d’efforts sur un front qui se révèle aujourd’hui friable. Ou bien il en restera aux mots et se lancera dans la quête de ces "talibans modérés" dont on commence à entendre parler ici ou là, ou bien il ira au delà des mots et tentera d’exiger des appuis plus nets de la part de l’Europe alors que celle-ci préférerait, majoritairement, trouver les voies du désengagement.
On pourrait ajouter à la liste la Russie, concernant laquelle les positions américaines et européennes sont loin de converger, sauf si Obama glisse tellement à gauche que, pour séduire les Européens de l’Ouest, il se révèle prêt à sacrifier l’Ukraine, une part de la liberté de l’Europe centrale, et les ressources de l’Asie centrale.
Enfin, le conflit israélo-palestinien : si Obama se rapproche trop des positions européennes, nettement pro-palestiniennes, il s’aliènera ces franges de l’électorat américain qui ont voté pour lui en se fiant à des apparences pro-israéliennes. La liste pourrait être bien plus longue encore et inclure la Chine et Taïwan, le Venezuela et la Colombie, par exemple.
Je serais un "obamaniaque", je ferais la fête à en perdre haleine, car ce qui me resterait de lucidité me permettrait de voir que la fête s’achèvera vite.
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auteur: Guy Millière en savoir plus sur l'auteur |
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ha oui?
vous alors vous êtes incroyable!!! | |||
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Tout de même...
Peut-être que M. Obama ne sera pas un excellent président, peut-être même qu'il sera pitoyable, c'est là une possibilité, j'en conçois. | |||
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"Obama le sauveur," "l'Élu qui offre de l'espoir" ils proclament, bien qu'il ai voté en toute conscience contre une loi qui donne le droit de vivre aux enfants qui survivent l'avortement fouaré. Quel espoir ont'ils eux? Moralement, les Américains deviennent comme les Européens. Pour eux, le maquilleur est plus important que l'écrivain de discours. Bien dit Millière! Avec l'Iran, la Corée du Nord et le Venezuela, la fête va s'achever très très vite. Le monde a une tendence a oublier tous trop vite. Le Président Bush arrive sur la scène peut avant les radicalistes qui ont causer le 11 Septembre, un Saddam qui défie le monde avec méprise pendant des années, une agence d'intelligence réduite par son prédécesseur Clinton, des Européens qui n'ont rien fait de valable contre le terrorisme pendant des décénnies, et bien qu'il soit le seul au monde avec le compas moral, le courage et les moyens de reprendre control de la situation, le monde le haie. Obama lui, arrive avec un niveau de moralité inexistant et ses idées marxistes et les Européens se réjouissent à la couleur de sa peau. Aux Etats-Unis l'ambiance est la même - j'y vis depuis 21 ans - ceux qui se pleignent du préjudice votent strictement sur sa race. Le monde devient moralement stupéfait. | ||
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Je précise: je cerne lus haut les raisons des gens qui ont voté pour M.Obama, celà, parce que je trouve qu'elles sont faciles à comprendre. M. Millière, dans son article, dénigre les personnes qui ont votés comme ça, je me suis donc permis de prendre leur défense. | |||
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absolutiste
...et les réactionnaires des idiots. | |||
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Ce "réactionnaire" vit dans un monde ou les progressistes ne voit plus le mal, aveuglés par leur désir sensuels et incapables de construire des arguments valables au lieu d'ad hominem. | ||
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Vous continuez à vous acharner après vous être totalement fourvoyé dans votre article précédent intitulé: "POURQUOI JE PENSE QU'OBAMA NE SERA PAS ÉLU" (je me permets d'insister lourdement sur les majuscles...). | |||
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faites comme les économistes... taisez-vous !
vos qualités de visionnaires ont été suffisament démontrées pour ne pas en rajouter... sauf pour les 'absolutistes' qui feraient mieux de retourner apprendre à écrire avant de vous lire ! | |||
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Et si l'élection d'OBAMA ne changeait rien
Pour le moment il apporte un espoir de Paix A Mr. Robert Noyal Jr | |||
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Quelle intelligence...
Et si son election changeait quelque chose???? | |||
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