Economie


La fin du capitalisme
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La fin du capitalisme

La crise économique et ses conséquences poussent à remettre en question le modèle capitaliste. Ce modèle peut-il être dépassé ou réformé ? Peut-on lui poser des limites, qui éviterait les débâcles financières d'aujourd'hui ?

Les prophètes en général, les Cassandre en particulier, sont rarement bien accueillis. Cela tombe bien, je n'ai nullement l'intention de faire des prophéties. Comme chacun sait, si tout un chacun se sent capable de refaire l'histoire - parfois hélas en la récrivant plus ou moins complètement - c'est beaucoup plus difficile, voire impossible, de prévoir l'avenir : c'est bien dommage, en particulier pour tous les experts ou prétendus tels.

 

La chute du mur de Berlin ou la fin de l'histoire

 

Certains ont cru voir dans la chute du mur de Berlin la fin de l'histoire. Ce qui est plus vraisemblable, c'est que c'est la fin d'une histoire, la confrontation bloc contre bloc, comme finalement dans toute l'histoire où se sont affrontés plusieurs empires, avec des armes similaires. Dans le conflit type "guerre froide", c'était idéologie contre idéologie, capitalisme contre communisme, libéralisme contre plan, mais surtout "muscles" contre "muscles", production (en particulier d'armes) contre production. Sur ce dernier plan, l'inefficacité notoire de la planification soviétique a fini par apparaître au plein jour: il n'y a qu'à voir la différence qu'il pouvait y avoir entre l'ex Allemagne de l'Est et celle de l'Ouest.

 

Le capitalisme ayant vaincu par abandon de l'adversaire, et n'ayant plus de repoussoir faire-valoir, certains ont décrété la fin de la partie. C'était sans compter sur la malice de l'histoire, et les capacités adaptatives des hommes. en effet, alors que, historiquement, le libéralisme, dans sa version la plus ancienne - celle du capitalisme industriel - était censée être liée à des pratiques démocratiques - la mondialisation allait changer tout cela.

 

Un système productif efficace, qui ne se soucie pas des droits sociaux

Qui aurait pu prétendre, il n'y a guère que 15 ans, qu'après 40 ans de maoïsme, la Chine allait prendre l'essor qu'elle connaît actuellement, tout en restant sous la loi d'airain d'un parti unique tout puissant. Sans être un expert de la Chine, je ne crois pas que les droits de l'homme aient progressé de concert avec la formidable expansion économique de ce pays. Faut-il en conclure que le développement actuel de la Chine est un indicateur de ce qui attend l'ensemble du monde : un système productif efficace, mais qui semble se soucier comme d'une guigne des droits sociaux et des atteintes, parfois irrémédiables, faites à l'environnement.

 

Après le capitalisme, quoi donc?

 

Après le mouvement "anti-mondialiste", transformé - avant que le ridicule ne tue cette dénomination - en mouvement alter-mondialiste, ce que tout un chacun peut admettre, dès lors qu'on peut mettre ce que l'on veut derrière, voilà qu'on annonce, ou qu'on réclame, la fin du capitalisme.

 

Il est malheureusement plus facile, et sans doute plus rassembleur, d'être contre quelque chose que de proposer autre chose. A ma connaissance, je ne connais qu'une petite équipe qui s'est efforcée d'aller jusqu'au bout de ces idées "anti-capitalistes", en proposant un système, sans aucun doute critiquable sur de nombreux points, mais intéressant, je veux parler du "sociétalisme" cher à Holbecq. Certaines de ses idées sont issues du distributisme, d'autres essaient de démonter le système monétaire "occidental", en reprenant l'idée d'une monnaie liée à la consommation - qui a montré ses limites dans l'économie soviétique.

 

L'idée de son Revenu d'Existence - que j'avais proposé sous une autre forme il y a 15 ans sous la forme du Revenu Minimum de Dignité - n'est pas non plus sans intérêt.

 

Le capitalisme est-il réformable ?

 

Mais en dehors de cette tentative, fort louable, de construire un système qui pourrait peut être s'envisager - ou en tout cas que l'on peut critiquer, et amender - les tenants purs et durs de l'anti-capitalisme ralliés autour de notre postier national ne proposent rien, sinon de l'anti.

 

Il y aura toujours des scandales et des injustices

De nombreuses voix se sont élevées contre les dérives du capitalisme - dérives ou défauts intrinsèques, on peut en discuter - et en particulier contre les dérives du capitalisme financier actuel. En fait, je ne pense pas que le capitalisme soit véritablement réformable, au sens où il y aura toujours des scandales et des injustices. On peut cependant le réguler, et éviter ainsi nombre de crises qui ont parsemé ses 20 dernières années.

 

Faire la chasse au capitalisme financier : pour l'euthanasie des spéculateurs

 

Comme je l'ai écrit par ailleurs, à partir du moment où l'homme et son travail sont les oubliés du système, des systèmes, et où l'on pense – comme les modèles financiers – que l'argent va à l'argent, indépendamment du contexte économique, on court à la catastrophe, économique, sociale, et politique.

 

Une façon de réguler le capital, c'est bien de le taxer, fortement, voire uniquement, et de ne pas taxer, ou très peu, le travail. Il est faux que le "capital" a un mérite en soi, qui permettrait à ses détenteurs de "réclamer" son dû. Ce n'est pas seulement l'euthanasie des rentiers qu'il faut réclamer, mais l'euthanasie des investisseurs, dès lors que ces derniers pensent pouvoir retirer de leurs économies ou de leur épargne – justement ou injustement gagnées, peu importe ici – plus que ce que produit l'économie réelle.

 

Croire que l'on peut gagner 3 fois le taux de croissance réel de l'économie est stupide

Les modèles informatiques construits sur des théories financières abstraites ont fait perdre la tête à des pseudo-experts croyant tout connaître, ou incapables de reconnaître qu'ils ne maîtrisent plus leurs propres modèles. Que des milliards d'euros aient été perdus par des investisseurs grugés par Madoff ne me semblerait qu'un juste retour des choses : croire que l'on peut gagner durablement plus que 2 ou 3 fois le taux de croissance réel de l'économie est évidemment stupide. Si on est le seul, c'est possible, cela s'appelle délit d'initié, si des millions le pensent, c'est tout bonnement débile. Mais les ravages qu'un tel scandale va faire sur l'économie réelle, ou ce qui en reste, sont difficilement calculables.

 

Pour un "encadrement" des rendements

 

Je ne sais pas s'il est possible de revenir au capitalisme entrepreneurial – je ne suis pas sûr qu'il ait vraiment existé. Mais je n'ai pas la même antipathie pour celui qui va investir jusqu'à sa chemise pour mettre sur pied un projet auquel il tient que pour celui qui a confié 10 ou 20 millions d'euros à un fonds d'investissement lui "garantissant" du 10%.

 

Une recette, pour terminer. De même que je juge condamnable le fait de prêter de l'argent à un taux usuraire, de même je pense qu'il devrait être interdit de faire miroiter à des investisseurs potentiels des gains potentiels sans aucun rapport avec ce que l'on peut attendre de l'économie réelle. Si l'économie croît à 4%, aucun rendement ne devrait être proposé à plus du double – l'escroquerie n'étant jamais loin – aucun prêt non plus – l'exploitation étant évidemment là. Dans les deux cas, on exploite la crédulité ou la faiblesse, soit des emprunteurs, soit des épargnants. C'est sans doute moins grave à court terme pour les épargnants, à long terme les dégâts sont aussi importants.

auteur: Bruno Lemaire
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de boisgerault le 24/12/2008 à 17h16
La fin du capitalisme

La fin du capitalisme
Si cela pouvait être vraie.
La chute du mur et les droits de l’homme,
en sculpture.
Une trentaine de sculpture en concours, symposiums, festivals.
Neige, glace, sable, et feu. J’ai exercé cet art en France (Valloire),
Neige en 1989, 1993, 1994, 1995, 1998, 1999, 2005, Glace 1994, 1995, 1998,
En Suède (Kiruna) Neige, 1990, 1992, En Argentine (Chaco) 1994, (bois).
En Russie (Perm) 2005, 2006.2007.Et symposium de marbre 2007
Les chemins de la culture Uzerche 2008
A Bergerac 1998, 1999, et d’autres.

artcritique.cmonsite.fr

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de valentini le 26/12/2008 à 09h36
Une façon de réguler le capital

L'état-nazi des spéculateurs, l'état-nazi des rentiers, l'état nazi des investisseurs, tout ça a déjà été fait, on en connaît le résultat!!!
La crise est le mode de régulation du capitalisme. Lui demander de se réformer? Mais c'est ce qu'il fait depuis deux siècles!!!
Avec des hauts et des bas, par la droite et par la gauche, en veste libérale, fasciste, socialiste, soviétique, etc. (nota bene: l'URSS n'a jamais prétendu être une économie communiste)

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de Bruno Lemaire le 26/12/2008 à 09h40
URSS pas communiste

Vraiment?
Et que propose M. Valentini, de concret bien sûr? La critique est aisée ...

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de valentini le 26/12/2008 à 09h53
revenir au capitalisme entrepreneurial

Comme il n'y a pas d'agriculture prolétarienne, ni tomate grosse comme la lune, sauf en littérature, il n'y a pas de capitalisme entrepreneurial, mais des entreprises qui ont qualité de personnes morales. Si toutes ne sont pas industrielles, rappelons que Rome a connu un capitalisme bancaire et usuraire qui s'est éteint faute de combattants, toutes connaissent la marchandise, y compris humaine, comme on sait à Nantes et Bordeaux.

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de valentini le 26/12/2008 à 10h09
Epargnants, gnangnans!

Tant qu'il y aura des hommes pour croire que l'épargne est le fruit du seul travail, dans ce cas supprimons l'aide au logement, par exemple, et que les conditions sociales, pouvant se prêter à une telle croyance, subsisteront, alors la folie-capital continuera de brûler les têtes et plus si ruines affectives.

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de valentini le 26/12/2008 à 10h38
Concrètement

Je propose d'abord qu'on cesse d'être sentimental:
"je n'ai pas la même antipathie pour celui qui va investir jusqu'à sa chemise".
Je propose ensuite de ne pas enfoncer de portes ouvertes:
"la crise économique et ses conséquences poussent à remettre en question le modèle capitaliste".
Je propose enfin d'abolir le capitalisme, non pas individuellement dans sa tête, en imaginant une combine ou une autre, pour faire comme s'il n'était qu'une chose manipulable à volonté. Au moins les "antis" extériorisent concrètement leur refus de l'économie capitaliste, à l'inverse d'une majorité souvent silencieuse, sauf à brailler à tort et à travers contre la violence, les prises d'otage, le terrorisme, etc., qui y adhère, en espérant secrètement la doubler.
Les Français, curieusement, se mettent à parler de capitalisme quand ça va mal, et de plus comme quelque chose qui ne les concerne pas vraiment. C'est la faute aux Chinois! C'est la faute à Madoff! C'est la faute aux spéculateurs! Des millions de gentils antis spéculent sur le monde tel qu'il ne devrait pas être. Pas de bol, il est tel!

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de valentini le 26/12/2008 à 11h26
Il n'y a que les ignorants pour parler concrètement!

"Les conditions, et certaines des formes de manifestation, de la crise actuelle en URSS ne peuvent que susciter la comparaison avec les sociétés occidentales. Il est ainsi frappant qu'à l'Est comme à l'Ouest, le rapport salarial ait été à la base de l'ébranlement général. On ne saurait parler dans le cas soviétique de crise du fordisme, voire du taylorisme, car, en tant que formes sociales (et non techniques d'organisation), ces systèmes n'ont pu se développer dans une économie où le rationnement par les quantités joue un tel rôle. Néanmoins, la chute des gains de productivité, à l'Ouest comme à l'Est, est la manifestation première, chronologiquement et fonctionnellement de la crise. Quelque chose s'est rompu dans les conditions de soumission de la force de travail au procès d'accumulation".
"Les fluctuations économiques en URSS, 1941-1985", de Jacques Sapir, éditions de l'EHESS, Paris, 1989. Quelqu'un qui sait de quoi il parle, lorsqu'il parle d'économie, et qui ne se contente pas, sur L'URSS, d'une opinion à la portée du premier plouc venu. Ajoutons que ce livre dispose d'une bibliographie qui non seulement prend en compte les auteurs soviétiques, mais prend ces derniers au sérieux. Et puis, il y a des chiffres et des graphiques qui, comme on sait, en France, pays de Lettres, sont une preuve de sérieux. Quant à agir concrètement, lire et s'informer, c'est le b,a, ba, pour éviter de sombrer dans les banalités affligeantes, à propos de l'économie russe et du capitalisme.

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de absolutiste le 27/12/2008 à 20h51
L'Éthique des Madoffs

Du 10% c'est pas impossible. De 1926 à 1999 le retour sur l'investissement était de 11% et de 1990 à 1999 de 18% (Source: Ibbotson Associates). Garantir ça ou s'attendre à une garantie comme vous dites, c'est autre chose, mais on ne va pas résoudre le problème en promulguant plus de lois.

On ne verra pas aussi la fin du Capitalisme ou des USA. Du moins pas à cause de cette crise. La raison est simple. Les États-Unis sont fondés sur le principe (plus fort que le capitalisme) que l'homme est créé à l'image de Dieu et qu'il est libre de faire ce qu'il veut avec un minimum d'intervention par l'État. Avec la liberté, vient la responsabilité. Entre sur la scène: Madoff. Sa fourberie à bien fait le malheur de Thierry Magon de la Villehuchet (qui s'est suicidé hier), Liliane Bettencourt, Alicia Koplowitz, Steven Spielberg, Elie Wiesel, la communauté juive et les multitudes sans noms. On se demande en effet, sont-ils vraiment des victimes, ou des complices indirects tourmentés par l'avidité.

Pour en revenir aux USA et au Capitalisme qui en émerge, la Déclaration d'Indépendance Américaine est claire:

"Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux, qu'ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables, que parmi ceux-ci sont la vie, la liberté, et la recherche du bonheur. C'est pour garantir ces droits, les gouvernements sont établis parmi les hommes, qui tirent leur juste puissances du consentement des gouvernés, que chaque fois que toute forme de gouvernement devient destructrice de ces fins, il est le droit du peuple de modifier ou de le supprimer, et d'instituer un nouveau gouvernement, établissant ses fondations sur de tels principes et organisant ses pouvoirs dans la forme qui lui semblent les plus susceptibles de donner la sûreté et le bonheur."

À propos de la liberté, il n'y a aucun pays au monde où les gens trouvent refuge comme aux États-Unis. C'est cette Déclaration qui inspire les abolitionnistes de l'esclavage, les femmes à voter, les étudiants Chinois à confronter les tanks communistes sur la place Tien An Men, les travailleurs de chantiers navals de Gdansk et les manifestants dans les rues de Prague opposés à l'Union Soviétique. C'est plus fort que le plus mauvais côté du capitalisme.

Le problème se trouve dans la définition du bonheur. Il y en a qui définissent le bonheur par "la recherche du profit," l'un des principes du capitalisme. Il n'y a pas de mal à être, ou vouloir être, riche mais si s'est l'objectif ultime, on va être douloureusement déçus.

Il y a deux problèmes qui doivent être résolus au niveau intellectuel en premier.

D'un côté on dit aux Madoffs du monde que l'Éthique dépend de la personne et de la situation, que l'éthique n'a pas besoin de justification religieuse ou idéologique (d'après le Manifeste Humaniste I). Mais de l'autre on leur dit que ce n'est pas éthique ce qu'il font. Pas éthique? Par rapport à quoi, à qui?

L'autre problème est que nous promouvons qu'il n'y a pas de vérité absolue, que ce qui est vrai pour l'un n'est pas nécessairement vrai pour l'autre (Humaniste John Dewey).

À mon avis, ceux qui font la promotion de ces deux idées sont aussi coupables que ceux qui agissent sur elles.

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de Bruno Lemaire le 27/12/2008 à 22h45
Comment juger de l'éthique

M. absolutiste pose évidemment une vraie question. Comment définir l'éthique, tout en rappelant qu'aux USA le formidable (au sens positif) cotoye le pire.

Je ne pense pas, hélas, qu'une société humaine, quelle qu'elle soit, puisse décréter ce qui est éthique de ce qui ne l'est pas. C'est sans doute à la conscience de chacun d'essayer d'y réfléchir. On peut parfois aussi parler de convenance, de ce qui se fait, ou ne se fait pas.
Je pense simplement que certaines dérives du capitalisme ne devraient pas être tolérées par l'honnête homme, et que si la recherche du profit n'est pas nécessairement une tare, faire de cette recherche le principal objectif sinon le seul est "contraire à l'éthique", quelque soit le sens de ce mot. La fin - être de plus en plus riche - ne justifie pas les moyens, surtout lorsqu'il y a enrichissement sans cause, au sens où ce ne ne sont pas les placements financiers qui créent la richesse, mais le travail de l'homme.
Bien à vous, B.L.

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de absolutiste le 28/12/2008 à 00h41
...en reconnaissant une autorité finale

Merci de votre réponse courtoise. Je suis d'accord avec vous que "certaines dérives du capitalisme ne devraient pas être tolérées par l'honnête homme," mais c'est impossible sans croire à une verité absolue.
En fin de compte, il n'y a que deux points de vue. Ou bien il y a une autorité finale, et nous reconnaissons ses normes de comportement immuables. Ou l'homme est l'autorité finale, et les normes de comportement changent à la merci d'individus ou de sociétés. Si nous adhérons à la dernière on ne peux dire que son point de vue est meilleur que celui de Madoff. Car si on se dit meilleur on se contredit. La première est donc celle à laquelle nous devrions réfléchir. Là se trouve la richesse.

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de Bruno Lemaire le 28/12/2008 à 00h56
autorité finale?

C'est ce que je crois aussi, mais ce n'est pas celle de l'homme. Godel dirait que c'est une méta-éthique, les croyants qu'il faut se référer à une autorité suprême, au delà de l'homme. Mais cela n'empêche nullement l'homme de s'efforçer d'avoir une conscience.

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de valentini le 28/12/2008 à 09h35
Ce que l'éthique peut faire, tout de même!

Après avoir donné aux Corses, une constitution, le dieu se dit, tout comme Napoléon un plus tard, se parlant prioritairement à lui-même, étant bouche à oreille, la Corse est trop petite! Même si small is beautiful. Vingt ans plus tard, il était aux USA pour, derechef, offrir une constitution que les nouveaux nord-Américains, les Anciens ne savaient même pas qu'ils l'étaient américains, acceptèrent le 17 septembre 1787. Soit six jours avant le 11 septembre, selon le calendrier adverse. Il n'y a d'ailleurs aucun rapport, mais la CIA m'a demandé d'y faire allusion. Je ne suis pas leur dieu, moi! Je fais ce que je peux. Et alors à dieu les peaux-boys, salut les cow-rouges! Non! Ce n'est pas de la confusion, mais de la complexité "im vollen Staat". Y es-tu?
L'Amérique aux Américains, tout ça paraissait clair. Sauf que le dieu impénétrable se scinda en dieux du Sud et du Nord. Il fait ce qu'il veut, c'est lui le dieu. Et donc il gagna la bataille, forcément. Cette échauffourée lui avait donné de la couleur et alors le dieu inventa un XIII° amendement, adopté le 6 décembre 1865 qui dit que "l'esclavage est formellement interdit sur le territoire des États-Unis et tout territoire sous sa juridiction, sauf s'il représente une « punition d'un crime dont le coupable aura été dûment convaincu ».
Le dieu a le droit de changer d'avis quand ça lui chante, tout en disant que ça change rien. Car Bush, Obama, c'est du pareil au même. Si ce n'était pas le cas, ça voudrait dire que les USA sont à la merci des nord-Américains qui n'en font vraiment qu'à leur tête et aussi que le dieu n'est plus la solution finale qui répond à toutes les questions qu'ils se posent. Et alors l'Amérique ne serait plus l'Amérique, mais un assemblage hétéroclite d'Adams exilés de tous bords. Elle ne serait plus, en somme, le paradis qu'elle est, une belle et grosse assiette de porcelaine, avec des anges dessus divers et nus, et le dieu n'aurait plus qu'à aller se faire voir en France, au Bois de Boulogne. Mais les juifs là-dedans me direz-vous? Ah! Merde! J'ai pas parlé des juifs. Mon histoire est ratée, je vais donc la recommencer. Après avoir donné aux Corses, une constitution, ta gueule! C'est dimanche, pôv'con!

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de Bruno Lemaire le 28/12/2008 à 11h45
ethique ou pollution verbale

Je ne vois pas trop où la réaction de M. Valentini - peut être de l'humour au cinquième degré, - veut nous amener, ou amener le débat. M. Valentini semble en colère contre presque tout - ce qui est son droit - mais en dehors de décréter l'abolition du capitalisme - sans préciser par quoi il veut le remplacer, j'attends toujours une avancée positive.
L'éthique est certes trop sérieuse pour laisser ce concept aux 'penseurs', et donc chacun a sa petite idée sur la question. Mais la question porte plus sur une éthique 'collective' - et qui peut la décréter? pas moi en tout cas - que sur des caricatures d'une éthique individuelle - que chaque être humain possède plus ou moins.
B.L.

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de boisgerault le 28/12/2008 à 12h18
la fin du capitalisme

Un petit mot

Le dicton
Un homme sans chemise est un homme heureux.

Voler la chemise de ceux, qui font un travail utile a tous, est malhonnête.
Nos gouvernants doivent veiller à limiter les abus de consommations en tous genres et à la bonne santé de notre planète.

Pour que les générations suivantes portent des chemises propres
si ils le veulent ? avec honneur.

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de Bruno Lemaire le 28/12/2008 à 13h52
humour et éthique

On peut effectivement aborder les devoirs et les responsabilités de nos gouvernants de cette façon.

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de Gérard Borth le 29/12/2008 à 10h35
Pour une autre pensée économique

On voit bien que la valeur résultant d’un fonctionnement calculé (mathématiques boursières, spéculations, gestion opportuniste, comptabilités) et les valeurs, humaines, éthiques, sociales... se sont trouvées dissociées avec la caution « scientifique » des économistes et gestionnaires.
Un article de fond de Roger Nifle (*) qui apporte des éclairages sur ces questions complexes et de grande actualité. http://journal.coherences.com/article59.html

cordialement
Gérard Borth
(*) Roger Nifle
Président de l'Université de prospective humaine http://udph.org
Auteur de l'Humanisme Méthodologique http://journal.coherences.com
Directeur Scientifique de l'Institut Cohérences http://institut-coherences.fr/


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de Bruno Lemaire le 29/12/2008 à 10h41
Sortir de la pensée unique ...

Je pense effectivement que notre paresse intellectuelle conduit trop souvent à s'appuyer sur les avis d'experts, sans prendre le temps de réfléchir par nous-même.
J'ai croisé il y a une dizaine d'années Roger Nifle, et je suis heureux de savoir que sa lucidité reste intacte.
bien à vous, B.L.

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de valentini le 29/12/2008 à 15h34
L'éboueur du dimanche (1)

Bruno Lemaire se targue d'éthique à tout bout de champ. C'est pratique pour virer à droite ou à gauche, selon l'inspiration du moment. C'est donc quelqu'un qui ne parle pas dans le vide, mais concrètement, selon le moment présent. Une personne positive qui distribue les bons et les mauvais points. Bref quelqu'un de semblable à tous ceux qui sous prétexte d'une réflexion sur l'économie capitaliste, font signe qu'ils ont bien reçu la consigne: sus aux spéculateurs!
Ma foi! Chacun spécule selon ses moyens. A part ça, ce miroir actuel aux vanités, qui constitue le fonds de commerce de son globe éthique, à la fois oeil et soleil, il développe sa propre subjectivité qui consiste à faire le ménage. De l'éthique aux étiquettes, il n'y faut qu'un peu d'encre et de salive. Cette dénonciation des mauvaises essences englobe tout ce qui n'a pas lieu d'être, mais qui pourtant est, ce qu'il déplore justement, d'où l'éthique, sa lumière, qui, comme un rayon de soleil, réchauffe une à une les poubelles qu'il trouve dans les rues racaille et crasse, comme dans les avenues les plus strasses. Ne riez pas! Sans cette course aux ordures, Lemaire ne saurait rien de la couleur du monde qui est aujourd'hui, chacun le sait, son nouveau trésor caché au bout de la langue.
(à suivre)

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de Bruno Lemaire le 29/12/2008 à 17h30
ethique et eboueur?

Je ne comprends pas vraiment le titre de M. Valentini, même s'il fait peut être une fixation sur le dimanche.
Par ailleurs, je ne me targue nullement d'éthique, n'étant pas meilleur qu'un autre dans ce domaine - comme dans beaucoup d'autres sûrement.
Je dis simplement qu'une société faisant plus attention à l'éthique, individuelle et collective, serait surement 'meilleure', quelque soit le sens que mes éventuels détracteurs peuvent donner à ce qualitatif.

Autre point, je pense en effet que les spéculateurs n'ont pas d'éthique, mais ce n'est pas la seule raison - plus ou moins 'morale' - pour laquelle je me permets de souligner leur rôle néfaste. C'est d'un point de vue plus 'technique', plus 'économiste', que j'estime qu'ils sont nuisibles à la société, libérale ou non.

Enfin, je n'ai aucunement l'autorité de distribuer de bons ou de mauvais points, mais en tant qu'homme qui s'efforçe d'être libre - pas facile c'est vrai - j'essaye de dire et d'écrire ce que je pense, sans pour cela insulter ceux qui ne pensent pas comme moi.
Mais libre à M. Valentini de me prêter je ne sais quelle arrière pensée. Je ne suis pas sûr que cela le grandisse, et je ne pense pas que cela fasse progresser le débat de société auquel tout "honnête homme", de gauche comme de droite pour reprendre les termes de mon contradicteur, a sans doute envie de participer.
B.L.

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de valentini le 30/12/2008 à 17h50
L'éboueur du dimanche (2)

S'il n'y a pas deux individus semblables, abstraction faite des statistiques de ministère et des calculs économistes, ce n'est pas le cas des poubelles, quand bien même posées par une subjectivité si maternelle qu'elle leur octroie, par simple contemplation éclairante, un minimum d'existence. Tout aujourd'hui est matière à revenus et donc à calcul, comme vu à l'instant, qui se nie énergiquement dès lors qu'il se donne sous forme d'équation personnelle. Mais ne nous éloignons pas du sujet et des effluves essentielles, émanant du mauvais infini qui en veut toujours plus, sans savoir dire quel modèle de cuisinière durable ou de frigo développé il veut exactement. Ce ne sont pourtant pas les machines à domestiquer le domestique, en donnant plus, qui manquent.
A commencer par la poubelle nihiliste, cet inique brûlot des coups de gueule anti-tout. Je m'y consume d'ailleurs moi-même, au milieu des raccourcis et circoncis entourés de têtes de mort. Des bras aimants d'hommes nés quelque part nous y repoussent inexorablement. Après tout, ils sont chez eux. Tout ceci est écrit selon le canon de la phlogistique politique la plus neuve qui combine les flux productifs aux fluides intuitifs. Autour de moi s'enflamment également les tenants purs et durs de l'anticapitalisme sauvage et les aboutissants à l'antimondialisme ridicule, le grand ensemble des anti et hommes de paille, en fait des païens facilement reconnaissables aux ultra-particules grecques et latines qui les constituent. Ces Ian-Palach-là n'ont rien à proposer que le mal. Tout journal honnête avouera spontanément le fait. Si ces bonzes de caniveau qui font leur besoin sous les pipelines ne savent pas ce qu'ils veulent, à part s'envoyer en l'air et envier un mode de vie qui leur passe loin au-dessus, en compagnie des bombardiers, Bruno Lemaire sait trop de quoi ils sont capables: de rien! Et ça, c'est le pire, comme le sait ipso facto la pensée moderne la plus commune. Ce type-là de poubelles nihilistes qu'on trouve dans la jungle des villes, à maintenir absurdement en vie des qu'ont des gueules de croque-morts, d'hosto et de pas rasés à la fête, est explicatif du monde mal tourné qui tourne mal, genre attaque du train postal. L'approcher, c'est avoir perdu tout sens commun et ne pas comprendre que le peuple et l'état ne font qu'un.
(à suivre)

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de Bruno Lemaire le 30/12/2008 à 19h08
l'éboueur comme thérapie?

Ayant du mal à répondre à un commentaire qui ne pose pas vraiment de question, et qui ne me semble pas correspondre au sujet: "la fin du capitalisme (avec un point d'interrogation", je me contenterai d'espérer que votre prose épique constitue sinon une thérapie, du moins un exutoire à la souffrance dont vous parlez.
Mais il suffit de voir la souffrance de ceux qui tentent de vivre en Palestine, où les victimes du passé deviennent eux-même des bourreaux, avant de redevenir peut être des victimes, pour se rendre compte que nos propres sentiments sont bien peu de chose par apport à ce type de drame.
Ce n'est certes pas une consolation, mais les poubelles, et leur contenu, qui semblent tant vous préoccuper ne sont rien par rapport aux destructions de Gaza ou du Liban, aux lits d'hopitaux et aux cercueils d'une terre qui devrait être une terre de paix, et non de violence.

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de valentini le 31/12/2008 à 18h31
Pas REFORMABLE, réformable!

"En fait, je ne pense pas que le capitalisme soit véritablement réformable, au sens où il y aura toujours des scandales et des injustices. On peut cependant le réguler, et éviter ainsi nombre de crises qui ont parsemé ses 20 dernières années".
Que répondre à ce genre d'âneries?

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de Bruno Lemaire le 31/12/2008 à 18h58
reformable ou regulable

Pouisque M. Valentini me fait l'honneur - aux insultes près - de me demander un commentaire de texte, je reprécise.
La vraie nature du capitalisme étant ce qu'elle est (je ne vais pas reprendre ce que j'ai déjà écrit sur le sujet), je ne pense pas que le capitalisme soit réformable, au sens où il pourrait changer de nature. On peut essayer de le canaliser mieux, c'est à dire de le réguler, mais cela ne changera pas la nature des hommes qui vivent et agissent dans un contexte donné.

Par ailleurs, je ne peux que conseiller une fois encore à M. Valentini de surveiller son vocabulaire, même si je crains que celui-ci ne soit ni réformable, ni régulable. La hargne n'est jamais loin de la haine, et l'on sait, hélas, où cette dernière conduit...
B.L.

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de valentini le 31/12/2008 à 19h01
Sous le blablabla moralisant de Bruno-le-sobre, le capitalisme réel

"Sur ce dernier plan, l'inefficacité notoire de la planification soviétique a fini par apparaître au plein jour: il n'y a qu'à voir la différence qu'il pouvait y avoir entre l'ex Allemagne de l'Est et celle de l'Ouest".
Bruno Lemaire ne sait pas de quoi il parle. La prétendue planification soviétique était purement indicative. Elle visait à planifier le seul effort productif industriel, y compris l'agriculture industrielle, et non pas à calculer les besoins réels de la population pour les satisfaire. Ou y a-t-il quelqu'un pour expliquer comment on planifie le besoin en armes et munitions, par exemple, qui suppose ce qu'on appelle communément une industrie lourde? Quand l'objectif était de dépasser les USA, en deux ou trois décennies, comme le claironnait une propagande proprement absurde, et que les ouvriers (CF.Stakhanov) étaient incités à produire plus que ne prévoyait le plan, il n'y a pas de planification qui tienne! C'est tout simplement de la concurrence inter-étatique ou "guerre froide", comme disent les experts. Quant à la RDA, tout critique un tant soit peu informé sait que cette partie de l'Allemagne a été pillée par l'URSS, dès la fin de la guerre; ce qui est sans doute de bonne guerre, mais surtout montre ce que tout critique devrait savoir: l'infériorité économique de l'URSS, une économie de type tiers-monde, productrice de matières premières, qui a vécu en partie sur le dos de ses satellites européens. Qui ignore cette réalité parle proprement dans le vide.

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de valentini le 31/12/2008 à 19h11
Fin ou faim de capitalisme?

"Après le mouvement "anti-mondialiste", transformé - avant que le ridicule ne tue cette dénomination - en mouvement alter-mondialiste, ce que tout un chacun peut admettre, dès lors qu'on peut mettre ce que l'on veut derrière, voilà qu'on annonce, ou qu'on réclame, la fin du capitalisme".
L'article est donc dédié aux imbéciles. Comprenne qui pourra cette façon de poser la réflexion, on ne peut plus ridicule!

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de valentini le 31/12/2008 à 19h21
Le lézard se tient toujours à côté de l'oeuf d'autruche

"Qui aurait pu prétendre, il n'y a guère que 15 ans, qu'après 40 ans de maoïsme, la Chine allait prendre l'essor qu'elle connaît actuellement, tout en restant sous la loi d'airain d'un parti unique tout puissant".
Réponse: ceux pour qui l'accumulation primitive et la constitution d'un marché national ne sont pas que des mots. Mais encore faut-il être curieux et sortir des sentiers idéologiques archi-rebattues? Et ne pas rester prisonnier de son oeuf éthico-monolithique?

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de valentini le 01/01/2009 à 09h21
L'éboueur du dimanche (3)

Comment un peuple composé d'individus tous uniques, développant chacun leur projet dans leur coin, avec ou sans bonnet d'âne, en mouillant ou pas la chemise, et cela grâce aux oncles-banques Sales, Affreux et Méchants, car un projet sans argent est comme un reflet de lune sans lune, l'équivalent d'une pensée Schatz allemande, devient un tout étatique en un clin d'oeil, au nom des intérêts supérieurs de la nation, l'éthique l'explique! L'éthique est donc l'image de l'homme-monde, un homme que le monde prolonge et il y a donc forcément des maoïstes-tirés-par-les cheveux, des soviétiques-bêtes comme leur pied, des usuriers-suceurs de-sang qu'ont du sang de navet dans les veines, des prophètes-vraies faces-de-cul, des postiers-timbrés-à-dents-de-loup-trotskystes et évidemment des emberlificotés du cerveau comme Valentini.
L'ordure nihiliste est le pain quotidien des faiseurs de monde. Normal! Il y a plus de pauvres à terrasser que de riches à terroriser. Placarder la racaille anti-tout, pour faire entendre le bon aloi de la soumission à l'esprit d'entreprise, faire peur à la masse, en caricaturant sa propre puissance, invoquer le désordre et la folie qui résulterait de sa mise en mouvement contre la très gracieuse violence capitaliste, c'est tout de même la Valeur d'entre les valeurs. Mais il y a aussi l'ordure dorée qui remonte en surface, de manière cyclique, et sur laquelle s'extasie la droite qui fait aimer la droite. Qui ne l'aime pas est mort. En tout cas, c'est tout comme. L'économie sophistique en a tiré pour sa par un argument à chaque fois réactualisé: la guerre de l'économie spéculative contre l'économie réelle. Comme Bruno Lemaire, le sophiste en économie sait pointer du doigt les contradictions, la hausse, la baisse, ça va, ça va pas, que l'éthique est par ailleurs chargée de gommer en temps voulu. Comme disait Marlon Brando dans « le dernier tango à Paris »: quand c'est fini, ça recommence. « La fin du capitalisme » est donc pour du beurre payé avec l'argent du beurre. Une critique qui se contente d'opposer le bien au mal, le plus au moins, la recette à la dépense, quand bien même positive, concrète, constructive et tous les bons adjectifs qu'on voudra, fleurant bon le parfum de la liberté, est une critique qui s'interdit de penser la fin de quoi que ce soit et surtout ici la fin de ce dont elle dépend, en dernière analyse, le capitalisme. A aucun moment, elle ne se pose cette question pourtant implicite: l'activité spéculative n'a-t-elle pas contribué à retarder la crise avérée depuis des années de l'économie dite réelle? Question qui amène quantité d'autres questions sur le développement des économies émergentes, c'est-à-dire favorables aux investisseurs et actionnaires, contribuant ainsi à augmenter considérablement les capacités de production de l'économie capitaliste, mais en retour entraînant une surproduction de marchandises dont l'écoulement est rendu problématique par la pression exercée sur la masse salariale, en Europe comme en Chine. Et donc nos capitalistes nationaux de réclamer tous en choeur que l'état qu'ils voulaient invisible intervienne. Ce qu'il a fait précisément en Chine, en se manifestant place Tien An Men. Et que disent au final les Bruno Lemaire et autres lamentables sophistes de l'économie à la mords-moi-le-noeud, coco? AMEN!

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de Bruno Lemaire le 01/01/2009 à 10h28
sur le développement des économies émergentes, et sur l'éthique

Quel dommage que M. Valentini ne se contente pas de poser ce type de question,"sur le développement des économies émergentes" tout à fait intéressante, plutôt que de vomir sur l'humanité entière, ou presque. Quant au mot 'éthique', qu'il considère être un mot alibi, quel parti-pris, quel contre-sens. Ce n'est pas l'éthique qui sauvera le monde à elle toute seule, mais j'ai la faiblesse de croire qu'elle peut améliorer le monde dans lequel nous sommes.

C'est d'ailleurs l'occasion pour moi de présenter mes voeux pour cette année 2009 à l'ensemble des lecteurs de contre-feux, qu'ils soient contradicteurs critiques ou bienveillants.
L'année ne s'annonçe pas très bonne, certes, mais l'homme a montré à de nombreuses reprises dans l'histoire qu'il pouvait rebondir, surtout lorsqu'il ne se laissait pas enfermer par des idéologies d'un autre âge.
Je souhaite aussi à tous, en particulier les plus démunis, de pouvoir bénéficier le plus vite possible de ce que d'aucuns appellent Revenu Minimum d'Existence, que je préfère appeler Revenu Minimum de Dignité, qui assurerait à chacun cette dignité - et qui fera l'objet d'un prochain billet. Aucun système économique ne peut tolérer, ni ignorer, qu'il y ait des centaines de milliers, voire des millions d'exclus ou d'oubliés de la vie. Quel que soit le sens du mot 'éthique', aucune société humaine ne devrait pouvoir accepter cela.
B.L.

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de boisgerault le 01/01/2009 à 11h11
La fin du capitalisme


Merci monsieur Bruno Lemaire pour vos articles et vos exposés de trois quatre pages pour chercher une explication constructive. De notre société.

C’est plus facile de mettre en quelques lignes sur cet article, en appréciations ou autre.

Je vous souhaite une très bonne et heureuse année 2009,
A l’équipe contre-feux et a tous les rédacteurs de contre feux,
M. Boisgerault


Le différentiel est un mécanisme qui équilibre les forces de traction a droite et a gauche d’un véhicule pour une bonne tenue de route.
Le différentiel de la société est complètement inversé.
Le cône du capital et le cône du travail sont dans l’impossibilité de fonctionner pour entraîner une société dans la même direction.
Voir www.artcritique.cmonsite.fr

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de Bruno Lemaire le 01/01/2009 à 12h36
le 'differentiel' du capitalisme

J'aime bien votre image, qui montre bien que si le capital et le travail tirent à hue et à dia, rien de bon ne peut en sortir.
Le capitalisme 'historique' a 'exploité' les hommes, et le travail, parce qu'il exploitait essentiellement sa force mécanique.
Il est beaucoup plus difficile d'exploiter l'intelligence des hommes.
C'est une des raisons pour lesquelles je crois que le capitalisme 'historique' est moribond. La question est: que va t'il en sortir, et par quoi peut-il être remplacé?


Merci en tout cas de vos voeux.
Bien à vous, B.L.

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