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Economie
La fin du capitalisme
La crise économique et ses conséquences poussent à remettre en question le modèle capitaliste. Ce modèle peut-il être dépassé ou réformé ? Peut-on lui poser des limites, qui éviterait les débâcles financières d'aujourd'hui ?
Les prophètes en général, les Cassandre en particulier, sont rarement bien accueillis. Cela tombe bien, je n'ai nullement l'intention de faire des prophéties. Comme chacun sait, si tout un chacun se sent capable de refaire l'histoire - parfois hélas en la récrivant plus ou moins complètement - c'est beaucoup plus difficile, voire impossible, de prévoir l'avenir : c'est bien dommage, en particulier pour tous les experts ou prétendus tels.
La chute du mur de Berlin ou la fin de l'histoire
Certains ont cru voir dans la chute du mur de Berlin la fin de l'histoire. Ce qui est plus vraisemblable, c'est que c'est la fin d'une histoire, la confrontation bloc contre bloc, comme finalement dans toute l'histoire où se sont affrontés plusieurs empires, avec des armes similaires. Dans le conflit type "guerre froide", c'était idéologie contre idéologie, capitalisme contre communisme, libéralisme contre plan, mais surtout "muscles" contre "muscles", production (en particulier d'armes) contre production. Sur ce dernier plan, l'inefficacité notoire de la planification soviétique a fini par apparaître au plein jour: il n'y a qu'à voir la différence qu'il pouvait y avoir entre l'ex Allemagne de l'Est et celle de l'Ouest.
Le capitalisme ayant vaincu par abandon de l'adversaire, et n'ayant plus de repoussoir faire-valoir, certains ont décrété la fin de la partie. C'était sans compter sur la malice de l'histoire, et les capacités adaptatives des hommes. en effet, alors que, historiquement, le libéralisme, dans sa version la plus ancienne - celle du capitalisme industriel - était censée être liée à des pratiques démocratiques - la mondialisation allait changer tout cela.
Qui aurait pu prétendre, il n'y a guère que 15 ans, qu'après 40 ans de maoïsme, la Chine allait prendre l'essor qu'elle connaît actuellement, tout en restant sous la loi d'airain d'un parti unique tout puissant. Sans être un expert de la Chine, je ne crois pas que les droits de l'homme aient progressé de concert avec la formidable expansion économique de ce pays. Faut-il en conclure que le développement actuel de la Chine est un indicateur de ce qui attend l'ensemble du monde : un système productif efficace, mais qui semble se soucier comme d'une guigne des droits sociaux et des atteintes, parfois irrémédiables, faites à l'environnement.
Après le capitalisme, quoi donc?
Après le mouvement "anti-mondialiste", transformé - avant que le ridicule ne tue cette dénomination - en mouvement alter-mondialiste, ce que tout un chacun peut admettre, dès lors qu'on peut mettre ce que l'on veut derrière, voilà qu'on annonce, ou qu'on réclame, la fin du capitalisme.
Il est malheureusement plus facile, et sans doute plus rassembleur, d'être contre quelque chose que de proposer autre chose. A ma connaissance, je ne connais qu'une petite équipe qui s'est efforcée d'aller jusqu'au bout de ces idées "anti-capitalistes", en proposant un système, sans aucun doute critiquable sur de nombreux points, mais intéressant, je veux parler du "sociétalisme" cher à Holbecq. Certaines de ses idées sont issues du distributisme, d'autres essaient de démonter le système monétaire "occidental", en reprenant l'idée d'une monnaie liée à la consommation - qui a montré ses limites dans l'économie soviétique.
L'idée de son Revenu d'Existence - que j'avais proposé sous une autre forme il y a 15 ans sous la forme du Revenu Minimum de Dignité - n'est pas non plus sans intérêt.
Le capitalisme est-il réformable ?
Mais en dehors de cette tentative, fort louable, de construire un système qui pourrait peut être s'envisager - ou en tout cas que l'on peut critiquer, et amender - les tenants purs et durs de l'anti-capitalisme ralliés autour de notre postier national ne proposent rien, sinon de l'anti.
De nombreuses voix se sont élevées contre les dérives du capitalisme - dérives ou défauts intrinsèques, on peut en discuter - et en particulier contre les dérives du capitalisme financier actuel. En fait, je ne pense pas que le capitalisme soit véritablement réformable, au sens où il y aura toujours des scandales et des injustices. On peut cependant le réguler, et éviter ainsi nombre de crises qui ont parsemé ses 20 dernières années.
Faire la chasse au capitalisme financier : pour l'euthanasie des spéculateurs
Comme je l'ai écrit par ailleurs, à partir du moment où l'homme et son travail sont les oubliés du système, des systèmes, et où l'on pense – comme les modèles financiers – que l'argent va à l'argent, indépendamment du contexte économique, on court à la catastrophe, économique, sociale, et politique.
Une façon de réguler le capital, c'est bien de le taxer, fortement, voire uniquement, et de ne pas taxer, ou très peu, le travail. Il est faux que le "capital" a un mérite en soi, qui permettrait à ses détenteurs de "réclamer" son dû. Ce n'est pas seulement l'euthanasie des rentiers qu'il faut réclamer, mais l'euthanasie des investisseurs, dès lors que ces derniers pensent pouvoir retirer de leurs économies ou de leur épargne – justement ou injustement gagnées, peu importe ici – plus que ce que produit l'économie réelle.
Les modèles informatiques construits sur des théories financières abstraites ont fait perdre la tête à des pseudo-experts croyant tout connaître, ou incapables de reconnaître qu'ils ne maîtrisent plus leurs propres modèles. Que des milliards d'euros aient été perdus par des investisseurs grugés par Madoff ne me semblerait qu'un juste retour des choses : croire que l'on peut gagner durablement plus que 2 ou 3 fois le taux de croissance réel de l'économie est évidemment stupide. Si on est le seul, c'est possible, cela s'appelle délit d'initié, si des millions le pensent, c'est tout bonnement débile. Mais les ravages qu'un tel scandale va faire sur l'économie réelle, ou ce qui en reste, sont difficilement calculables.
Pour un "encadrement" des rendements
Je ne sais pas s'il est possible de revenir au capitalisme entrepreneurial – je ne suis pas sûr qu'il ait vraiment existé. Mais je n'ai pas la même antipathie pour celui qui va investir jusqu'à sa chemise pour mettre sur pied un projet auquel il tient que pour celui qui a confié 10 ou 20 millions d'euros à un fonds d'investissement lui "garantissant" du 10%.
Une recette, pour terminer. De même que je juge condamnable le fait de prêter de l'argent à un taux usuraire, de même je pense qu'il devrait être interdit de faire miroiter à des investisseurs potentiels des gains potentiels sans aucun rapport avec ce que l'on peut attendre de l'économie réelle. Si l'économie croît à 4%, aucun rendement ne devrait être proposé à plus du double – l'escroquerie n'étant jamais loin – aucun prêt non plus – l'exploitation étant évidemment là. Dans les deux cas, on exploite la crédulité ou la faiblesse, soit des emprunteurs, soit des épargnants. C'est sans doute moins grave à court terme pour les épargnants, à long terme les dégâts sont aussi importants.
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La fin du capitalisme
La fin du capitalisme artcritique.cmonsite.fr | |||
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Une façon de réguler le capital
L'état-nazi des spéculateurs, l'état-nazi des rentiers, l'état nazi des investisseurs, tout ça a déjà été fait, on en connaît le résultat!!! | |||
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URSS pas communiste
Vraiment? | ||
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revenir au capitalisme entrepreneurial
Comme il n'y a pas d'agriculture prolétarienne, ni tomate grosse comme la lune, sauf en littérature, il n'y a pas de capitalisme entrepreneurial, mais des entreprises qui ont qualité de personnes morales. Si toutes ne sont pas industrielles, rappelons que Rome a connu un capitalisme bancaire et usuraire qui s'est éteint faute de combattants, toutes connaissent la marchandise, y compris humaine, comme on sait à Nantes et Bordeaux. | |||
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Epargnants, gnangnans!
Tant qu'il y aura des hommes pour croire que l'épargne est le fruit du seul travail, dans ce cas supprimons l'aide au logement, par exemple, et que les conditions sociales, pouvant se prêter à une telle croyance, subsisteront, alors la folie-capital continuera de brûler les têtes et plus si ruines affectives. | |||
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Concrètement
Je propose d'abord qu'on cesse d'être sentimental: | |||
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Il n'y a que les ignorants pour parler concrètement!
"Les conditions, et certaines des formes de manifestation, de la crise actuelle en URSS ne peuvent que susciter la comparaison avec les sociétés occidentales. Il est ainsi frappant qu'à l'Est comme à l'Ouest, le rapport salarial ait été à la base de l'ébranlement général. On ne saurait parler dans le cas soviétique de crise du fordisme, voire du taylorisme, car, en tant que formes sociales (et non techniques d'organisation), ces systèmes n'ont pu se développer dans une économie où le rationnement par les quantités joue un tel rôle. Néanmoins, la chute des gains de productivité, à l'Ouest comme à l'Est, est la manifestation première, chronologiquement et fonctionnellement de la crise. Quelque chose s'est rompu dans les conditions de soumission de la force de travail au procès d'accumulation". | |||
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L'Éthique des Madoffs
Du 10% c'est pas impossible. De 1926 à 1999 le retour sur l'investissement était de 11% et de 1990 à 1999 de 18% (Source: Ibbotson Associates). Garantir ça ou s'attendre à une garantie comme vous dites, c'est autre chose, mais on ne va pas résoudre le problème en promulguant plus de lois. On ne verra pas aussi la fin du Capitalisme ou des USA. Du moins pas à cause de cette crise. La raison est simple. Les États-Unis sont fondés sur le principe (plus fort que le capitalisme) que l'homme est créé à l'image de Dieu et qu'il est libre de faire ce qu'il veut avec un minimum d'intervention par l'État. Avec la liberté, vient la responsabilité. Entre sur la scène: Madoff. Sa fourberie à bien fait le malheur de Thierry Magon de la Villehuchet (qui s'est suicidé hier), Liliane Bettencourt, Alicia Koplowitz, Steven Spielberg, Elie Wiesel, la communauté juive et les multitudes sans noms. On se demande en effet, sont-ils vraiment des victimes, ou des complices indirects tourmentés par l'avidité. Pour en revenir aux USA et au Capitalisme qui en émerge, la Déclaration d'Indépendance Américaine est claire: "Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux, qu'ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables, que parmi ceux-ci sont la vie, la liberté, et la recherche du bonheur. C'est pour garantir ces droits, les gouvernements sont établis parmi les hommes, qui tirent leur juste puissances du consentement des gouvernés, que chaque fois que toute forme de gouvernement devient destructrice de ces fins, il est le droit du peuple de modifier ou de le supprimer, et d'instituer un nouveau gouvernement, établissant ses fondations sur de tels principes et organisant ses pouvoirs dans la forme qui lui semblent les plus susceptibles de donner la sûreté et le bonheur." À propos de la liberté, il n'y a aucun pays au monde où les gens trouvent refuge comme aux États-Unis. C'est cette Déclaration qui inspire les abolitionnistes de l'esclavage, les femmes à voter, les étudiants Chinois à confronter les tanks communistes sur la place Tien An Men, les travailleurs de chantiers navals de Gdansk et les manifestants dans les rues de Prague opposés à l'Union Soviétique. C'est plus fort que le plus mauvais côté du capitalisme. Le problème se trouve dans la définition du bonheur. Il y en a qui définissent le bonheur par "la recherche du profit," l'un des principes du capitalisme. Il n'y a pas de mal à être, ou vouloir être, riche mais si s'est l'objectif ultime, on va être douloureusement déçus. Il y a deux problèmes qui doivent être résolus au niveau intellectuel en premier. D'un côté on dit aux Madoffs du monde que l'Éthique dépend de la personne et de la situation, que l'éthique n'a pas besoin de justification religieuse ou idéologique (d'après le Manifeste Humaniste I). Mais de l'autre on leur dit que ce n'est pas éthique ce qu'il font. Pas éthique? Par rapport à quoi, à qui? L'autre problème est que nous promouvons qu'il n'y a pas de vérité absolue, que ce qui est vrai pour l'un n'est pas nécessairement vrai pour l'autre (Humaniste John Dewey). À mon avis, ceux qui font la promotion de ces deux idées sont aussi coupables que ceux qui agissent sur elles. | ||
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Comment juger de l'éthique
M. absolutiste pose évidemment une vraie question. Comment définir l'éthique, tout en rappelant qu'aux USA le formidable (au sens positif) cotoye le pire. Je ne pense pas, hélas, qu'une société humaine, quelle qu'elle soit, puisse décréter ce qui est éthique de ce qui ne l'est pas. C'est sans doute à la conscience de chacun d'essayer d'y réfléchir. On peut parfois aussi parler de convenance, de ce qui se fait, ou ne se fait pas. | ||
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...en reconnaissant une autorité finale
Merci de votre réponse courtoise. Je suis d'accord avec vous que "certaines dérives du capitalisme ne devraient pas être tolérées par l'honnête homme," mais c'est impossible sans croire à une verité absolue. | ||
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autorité finale?
C'est ce que je crois aussi, mais ce n'est pas celle de l'homme. Godel dirait que c'est une méta-éthique, les croyants qu'il faut se référer à une autorité suprême, au delà de l'homme. Mais cela n'empêche nullement l'homme de s'efforçer d'avoir une conscience. | ||
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Ce que l'éthique peut faire, tout de même!
Après avoir donné aux Corses, une constitution, le dieu se dit, tout comme Napoléon un plus tard, se parlant prioritairement à lui-même, étant bouche à oreille, la Corse est trop petite! Même si small is beautiful. Vingt ans plus tard, il était aux USA pour, derechef, offrir une constitution que les nouveaux nord-Américains, les Anciens ne savaient même pas qu'ils l'étaient américains, acceptèrent le 17 septembre 1787. Soit six jours avant le 11 septembre, selon le calendrier adverse. Il n'y a d'ailleurs aucun rapport, mais la CIA m'a demandé d'y faire allusion. Je ne suis pas leur dieu, moi! Je fais ce que je peux. Et alors à dieu les peaux-boys, salut les cow-rouges! Non! Ce n'est pas de la confusion, mais de la complexité "im vollen Staat". Y es-tu? | |||
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ethique ou pollution verbale
Je ne vois pas trop où la réaction de M. Valentini - peut être de l'humour au cinquième degré, - veut nous amener, ou amener le débat. M. Valentini semble en colère contre presque tout - ce qui est son droit - mais en dehors de décréter l'abolition du capitalisme - sans préciser par quoi il veut le remplacer, j'attends toujours une avancée positive. | ||
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la fin du capitalisme
Un petit mot Le dicton Voler la chemise de ceux, qui font un travail utile a tous, est malhonnête. Pour que les générations suivantes portent des chemises propres | |||
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humour et éthique
On peut effectivement aborder les devoirs et les responsabilités de nos gouvernants de cette façon. | ||
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Pour une autre pensée économique
On voit bien que la valeur résultant d’un fonctionnement calculé (mathématiques boursières, spéculations, gestion opportuniste, comptabilités) et les valeurs, humaines, éthiques, sociales... se sont trouvées dissociées avec la caution « scientifique » des économistes et gestionnaires. cordialement
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Sortir de la pensée unique ...
Je pense effectivement que notre paresse intellectuelle conduit trop souvent à s'appuyer sur les avis d'experts, sans prendre le temps de réfléchir par nous-même. | ||
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L'éboueur du dimanche (1)
Bruno Lemaire se targue d'éthique à tout bout de champ. C'est pratique pour virer à droite ou à gauche, selon l'inspiration du moment. C'est donc quelqu'un qui ne parle pas dans le vide, mais concrètement, selon le moment présent. Une personne positive qui distribue les bons et les mauvais points. Bref quelqu'un de semblable à tous ceux qui sous prétexte d'une réflexion sur l'économie capitaliste, font signe qu'ils ont bien reçu la consigne: sus aux spéculateurs! | |||
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ethique et eboueur?
Je ne comprends pas vraiment le titre de M. Valentini, même s'il fait peut être une fixation sur le dimanche. Autre point, je pense en effet que les spéculateurs n'ont pas d'éthique, mais ce n'est pas la seule raison - plus ou moins 'morale' - pour laquelle je me permets de souligner leur rôle néfaste. C'est d'un point de vue plus 'technique', plus 'économiste', que j'estime qu'ils sont nuisibles à la société, libérale ou non. Enfin, je n'ai aucunement l'autorité de distribuer de bons ou de mauvais points, mais en tant qu'homme qui s'efforçe d'être libre - pas facile c'est vrai - j'essaye de dire et d'écrire ce que je pense, sans pour cela insulter ceux qui ne pensent pas comme moi. | ||
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L'éboueur du dimanche (2)
S'il n'y a pas deux individus semblables, abstraction faite des statistiques de ministère et des calculs économistes, ce n'est pas le cas des poubelles, quand bien même posées par une subjectivité si maternelle qu'elle leur octroie, par simple contemplation éclairante, un minimum d'existence. Tout aujourd'hui est matière à revenus et donc à calcul, comme vu à l'instant, qui se nie énergiquement dès lors qu'il se donne sous forme d'équation personnelle. Mais ne nous éloignons pas du sujet et des effluves essentielles, émanant du mauvais infini qui en veut toujours plus, sans savoir dire quel modèle de cuisinière durable ou de frigo développé il veut exactement. Ce ne sont pourtant pas les machines à domestiquer le domestique, en donnant plus, qui manquent. | |||
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l'éboueur comme thérapie?
Ayant du mal à répondre à un commentaire qui ne pose pas vraiment de question, et qui ne me semble pas correspondre au sujet: "la fin du capitalisme (avec un point d'interrogation", je me contenterai d'espérer que votre prose épique constitue sinon une thérapie, du moins un exutoire à la souffrance dont vous parlez. | ||
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Pas REFORMABLE, réformable!
"En fait, je ne pense pas que le capitalisme soit véritablement réformable, au sens où il y aura toujours des scandales et des injustices. On peut cependant le réguler, et éviter ainsi nombre de crises qui ont parsemé ses 20 dernières années". | |||
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reformable ou regulable
Pouisque M. Valentini me fait l'honneur - aux insultes près - de me demander un commentaire de texte, je reprécise. Par ailleurs, je ne peux que conseiller une fois encore à M. Valentini de surveiller son vocabulaire, même si je crains que celui-ci ne soit ni réformable, ni régulable. La hargne n'est jamais loin de la haine, et l'on sait, hélas, où cette dernière conduit... | ||
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Sous le blablabla moralisant de Bruno-le-sobre, le capitalisme réel
"Sur ce dernier plan, l'inefficacité notoire de la planification soviétique a fini par apparaître au plein jour: il n'y a qu'à voir la différence qu'il pouvait y avoir entre l'ex Allemagne de l'Est et celle de l'Ouest". | |||
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Fin ou faim de capitalisme?
"Après le mouvement "anti-mondialiste", transformé - avant que le ridicule ne tue cette dénomination - en mouvement alter-mondialiste, ce que tout un chacun peut admettre, dès lors qu'on peut mettre ce que l'on veut derrière, voilà qu'on annonce, ou qu'on réclame, la fin du capitalisme". | |||
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Le lézard se tient toujours à côté de l'oeuf d'autruche
"Qui aurait pu prétendre, il n'y a guère que 15 ans, qu'après 40 ans de maoïsme, la Chine allait prendre l'essor qu'elle connaît actuellement, tout en restant sous la loi d'airain d'un parti unique tout puissant". | |||
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L'éboueur du dimanche (3)
Comment un peuple composé d'individus tous uniques, développant chacun leur projet dans leur coin, avec ou sans bonnet d'âne, en mouillant ou pas la chemise, et cela grâce aux oncles-banques Sales, Affreux et Méchants, car un projet sans argent est comme un reflet de lune sans lune, l'équivalent d'une pensée Schatz allemande, devient un tout étatique en un clin d'oeil, au nom des intérêts supérieurs de la nation, l'éthique l'explique! L'éthique est donc l'image de l'homme-monde, un homme que le monde prolonge et il y a donc forcément des maoïstes-tirés-par-les cheveux, des soviétiques-bêtes comme leur pied, des usuriers-suceurs de-sang qu'ont du sang de navet dans les veines, des prophètes-vraies faces-de-cul, des postiers-timbrés-à-dents-de-loup-trotskystes et évidemment des emberlificotés du cerveau comme Valentini. | |||
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sur le développement des économies émergentes, et sur l'éthique
Quel dommage que M. Valentini ne se contente pas de poser ce type de question,"sur le développement des économies émergentes" tout à fait intéressante, plutôt que de vomir sur l'humanité entière, ou presque. Quant au mot 'éthique', qu'il considère être un mot alibi, quel parti-pris, quel contre-sens. Ce n'est pas l'éthique qui sauvera le monde à elle toute seule, mais j'ai la faiblesse de croire qu'elle peut améliorer le monde dans lequel nous sommes. C'est d'ailleurs l'occasion pour moi de présenter mes voeux pour cette année 2009 à l'ensemble des lecteurs de contre-feux, qu'ils soient contradicteurs critiques ou bienveillants. | ||
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La fin du capitalisme
C’est plus facile de mettre en quelques lignes sur cet article, en appréciations ou autre. Je vous souhaite une très bonne et heureuse année 2009,
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le 'differentiel' du capitalisme
J'aime bien votre image, qui montre bien que si le capital et le travail tirent à hue et à dia, rien de bon ne peut en sortir.
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