LES ARTICLES LES PLUS :
DéBAT
La leçon de sarkozysme d'Eric Woerth
lire l'article
Billets
Populisme et décence ordinaire
lire l'article
International
Pourquoi la Turquie n’a pas rompu avec Israël
lire l'article
THEMES :
- Afghanistan
- Afrique
- art
- banques
- Berlusconi
- Brésil
- capitalisme
- changement climatique
- Chine
- chômage
- cinéma
- Clinton
- Corée
- crise financière
- crise économique
- croissance
- Delanoë
- droits de l'homme
- démocratie
- emploi
- environnement
- Etats-Unis
- Europe
- finance
- France
- gauche
- guerre
- génocide
- géopolitique
- histoire
- immigration
- Inde
- inflation
- Internet
- Iran
- islam
- Israël
- Italie
- Jeux Olympiques
- justice
- libéralisme
- littérature
- mafia
- mondialisation
- musique
- médias
- nucléaire
- Obama
- Occident
- OTAN
- Palestine
- pauvreté
- philosophie
- presse
- prison
- PS
- pétrole
- recherche
- religion
- retraites
- Royal
- Russie
- réformes
- santé
- Sarkozy
- sociologie
- société
- terrorisme
- Tibet
- Turquie
- télévision
- écologie
- élections
- élections américaines
- énergie
Economie
Les OGM dans l’UE en 2009
Le débat sur les OGM mobilise l'opinion, mais finit par dépasser la simple question de notre alimentation. Pourtant, les risques des OGM ont déjà été calculés, et leur réglementation en Europe est aujourd'hui cohérente.
Les organismes vivants sont en perpétuelle évolution et les conditions naturelles du milieu sélectionnent les individus et les espèces les mieux adaptées. En inventant l’agriculture et l’élevage nos ancêtres ont empiriquement procédé à des sélections qui nous ont procuré la quasi-totalité de nos aliments, de nos animaux de compagnies et de nos plantes ornementales.
Les modifications génétiques que cela supposent sont encore pour la plupart inconnues, souvent profondes. Pour augmenter la fréquence des mutations, l’homme a procédé massivement depuis cent ans à des mutations induites par des agents chimiques et des croisements forcés entre espèces.
Nos aliments n’ont donc plus grand chose de naturel depuis des millénaires. Beaucoup de plantes et animaux domestiqués ne peuvent plus survivre sans l’assistance de l’homme ni se croiser avec leurs homologues sauvages et certaines variétés sélectionnées conduisent périodiquement à des situations désagréables comme l’intoxication de consommateurs par des pommes de terre il y a plusieurs décennies. La sélection classique est donc réalisée en aveugle. La découverte de l’ADN permet de procéder à des mutations choisies, connues, dont les effets sont plus variés, prévisibles et contrôlables que ceux de la sélection classique.
Les OGM 12 ans après
Douze ans après la première commercialisation de plantes génétiquement modifiées (PGM), le bilan est le suivant. La culture des PGM dans le monde augmente de 10% par an et elle est actuellement à peu près de même niveau en surface et en revenu pour les agriculteurs des pays développés et des pays pauvres où elle augmente plus vite ; 90% des cultivateurs de PGM sont dans les pays pauvres ; l’utilisation de pesticides est diminuée de 7,9% en matière active et la production de gaz à effet de serre est abaissée d’une valeur correspondant à la production de 5,6 millions de voitures.
Les risques de la sélection classique et de l’obtention d’OGM sont fondamentalement du même niveau qui est faible (voir le numéro de Biofutur de juin 2009). La manipulation des OGM, quels qu’ils soient, dans des milieux confinés, est contrôlée depuis ses débuts il y a 30 ans, et on ne note aucun accident bien que les risques soient dans certains cas bien réels et élevés.
Les essais de PGM en milieu ouverts sont effectués et contrôlés depuis 25 ans sans qu’il n’y ait eu de disséminations intempestives. La consommation de PGM n’est autorisée qu’après des examens spécifiques faits par des experts scientifiques, la décision d’autorisation étant prise par la Commission Européenne. Ces examens qui prennent en compte les risques présumés sont les suivants : propriétés agronomiques de la plante, structure du gène introduit dans la plante, équivalence en substance entre la PGM et la plante contrôle, tests de toxicité aiguë par administration orale à des souris de la protéine produite par le gène, tests chroniques de toxicité de la PGM à l’aide de rats nourris pendant au moins trois mois avec la plante, tests d’alimentarité effectués chez les animaux devant consommer la PGM dans les conditions normales d’élevage, recherche des effets allergènes éventuels de la PGM.
Les risques des OGM
De ces tests, seuls le premier, le sixième et un peu le dernier sont requis pour les plantes conventionnelles. Il est possible de montrer l’existence d’un risque mais pas son absence. Personne ne peut démontrer l’innocuité au sens strict de nos aliments traditionnels.
L’examen des PGM consiste donc à procéder à des comparaisons multiples avec la plante de référence. Lorsqu’aucune différence significative n’est décelée, le niveau de risque de la PGM est considéré comme équivalent à celui du produit conventionnel. Les tests de toxicité chronique de trois mois ne sont considérés que comme une alerte et non comme une preuve complète d’innocuité. Ils ne sont pas effectués systématiquement lorsque l’espèce concernée est connue pour n’avoir jamais eu d’effet néfaste pour l’homme et lorsqu’il a été montré que la protéine codée par le gène n’est elle-même pas nocive.
C’est le cas pour les maïs Bt qui par ailleurs ne se disséminent pas plus que les maïs conventionnels. Les PGM actuelles sont utilisées essentiellement pour l’alimentation animale et les éleveurs n’envisagent pas d’en interrompre l’usage. Les tests sont le plus souvent effectués par des entreprises spécialisées. Les experts sont pour la plupart des chercheurs du domaine public. Leurs activités sont organisées de manière à ce qu’ils puissent travailler en toute indépendance des entreprises et leurs éventuels conflits d’intérêt sont étroitement surveillés.
Leurs avis conduisent au rejet en première instance d’un dossier sur deux et ils sont rendus publics. Les produits mis en vente doivent porter la mention "contient un OGM" si la quantité d’un OGM, officiellement accepté pour la consommation, est inférieure à 0,9% et la mention "OGM" si c’en est effectivement un. Cette mesure donne le choix au consommateur mais elle est sans rapport avec la sécurité. Le refus de la présence de toute trace d’OGM dans un produit issu de l’agriculture biologique est donc une exigence dictée non en raison des risques mais par des considérations commerciales et idéologiques.
Les OGM et l’UE
L’UE s’est donc dotée de la régulation la plus cohérente du monde, dont elle peut s’enorgueillir. Ceci devrait rassurer les consommateurs qui ne sont d’ailleurs pas aussi inquiets qu’on le prétend si l’on en croit une étude récente faite dans 12 pays européens. Cette étude indique que ce qui limite l’achat des OGM est essentiellement leur présence sur les étagères des vendeurs (Do European consumers buy GM food ? (Consumerchoice) European Commission FP6).
Le débat actuel sur les OGM ne concerne que marginalement les OGM. Il est tentant de voir dans ce débat des manifestations diverses dont certaines sont plutôt suicidaires : combat manichéen entre le bien et le mal, déversement de l’angoisse sur le bouc émissaire du moment, recherche de notoriété à bon compte, recherche de profits bien réels, nihilisme, anti-américanisme primaire, manœuvres politiques, militantisme anti-libéral…
La situation actuelle n’est certainement pas idéale dans la mesure où l’exploitation des OGM est contrôlée majoritairement par quelques entreprises dont certaines bénéficient objectivement de la défection de l’UE. Cette situation a malgré tout la faveur d’un nombre croissant d’agriculteurs de pays pauvres. On prétend souvent que l’entreprise dominante des USA dans ce domaine a inventé des OGM entre autre pour mieux vendre son herbicide. Plus sérieusement, certains industriels de la phytopharmacie ne s’opposeraient-ils pas au développement des OGM dans l’UE pour pouvoir, pendant quelques temps encore, tirer le meilleur profit de la vente de leurs pesticides ?
|
auteur: Louis-Marie Houdebine en savoir plus sur l'auteur |
Créez votre profil
pour noter, réagir
et écrire
sur contre-feux.com
|
L'opposition aux OGM se focalise surtout sur le monopole attribué à Monsanto. Qu'en est-il exactement ? | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
tt à fait ; cet article relève d'une certaine une escroquerie intellectuelle et de la propagande ! S'il est vrai que les medias focalisent le débat sur les peurs (peut-être irraisonnées) de l'opinion publique, les vrais reproches faits à l'industrie (car c'en est une) des OGM est sa tendance hégémonique et son lobbying sur l'établissement de brevetage du monde vivant. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Monsanto occupe effectivement une position dominante mais non exclusive dans la préparation et le commerce des semences d'OGM.D'autres entreprises préparent des OGM mais aussi des laboratoires universitaires aux USA en Grande Bretagne, en Chine, en Inde, en Australie et dans un futur proche au Brésil, en Afrique du sud et de l'ouest. Les brevets initiaux sur les méthodes et les gènes commencent à tomber dans le domaine public. Ces brevets n'empêchent pas de préparer et de vendre des OGM. Ils impliquent là comme ailleurs de payer des royalties à ceux qui détiennent le brevets en négociant à chaque des conditions d'exploitation. Monsanto a déposé un grand nombre de brevets sur les OGM de deuxième génération qui ont pour but d'obtenir des produits de meilleure qualité alimentaire et gustative. Monsanto a beaucoup investi en pariant sur un développement des OGM et cette entreprise commence à faire des bénéfices importants. Au lieu de cela les entreprises et les laboratoires européens ont dû abandonner la recherche en raison des destructions des cultures. L'Europe se retrouve ainsi sous une forte dépendance vis à vis de Monsanto et autres entreprises de biotechnologie. Elle a perdu la possibilité d'utiliser l'outil OGM pour des types de production qu'elle juge utiles pour ses citoyens et ceux de pays en développement. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Le caractère hégémonique de Monsanto n'est pas sain. Cette entreprise a pu conquérir cette position car elle a a beaucoup investi et beaucoup travaillé. Sa tâche lui été facilité par l'autodestruction des européens dans ce domaine. Les européens avaient une position enviable il y a 15 ans car les premiers OGM plantes ont été obtenus en Belgique en 1982. Des cenatines d'essais en champs ont été effectués sans problème. L'Europe est maintenant dans ce domaine hors jeu sur le plan économique et elle a perdu la maitrise de son destin. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
OGM
A vous lire M.Houdebine, les OGM existent depuis longtemps et sont le fait de l'homme qui n'a eu de cesse d'améliorer les caractéristiques des plantes. C'est vrai en un sens. Toutefois, lorsque l'on croise empiriquement des variétés, c'est une forme de pari : la nature accepte ou non le croisement. Si cela ne prend pas, il y a rejet. Si cela fonctionne, il y a une nouvelle variété dont les caractéristiques sont autres que les caractéristiques d'origine. Mais la nature les a acceptées. Donc ces PGM/OGM qui existent depuis longtemps sont probablement aussi nocifs que les OGM contemporains. Façon inversée de dire que les nouveaux OGM ne sont pas plus nocifs que les anciens. On ne peut que se réjouir. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
"Ce qui se dessine derrière votre discours, c'est une foi quasi religieuse dans la techno-science qu'il ne faut sous aucun prétexte remettre en cause" En fait, non, c'est tout simplement l'appât du gain d'un chercheur "public" qui a fait ses p'tites recherches aux frais du contribuable (monsieur travaille à l'INRA, mais prefère parler de l'AFSSA) et veut maintenant monter sa startup pour exploiter les brevets qu'il s'apprète à déposer ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Marie_Houdebine | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Je n'entretiens aucun sentiment religieux pour quoi que ce soit. Un rationalisme tempéré me parait préférable. Je pense en effet que la science peut apporter des solutions à certains problèmes humains et que c'est le cas pour les OGM. Cette estimation s'appuie sur des don | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
C'est encore moi !
"Je ne possède qu'une seule action de cette entreprise que j'ai dû acheter pour des raisons administratives" Je réalisais ce matin en me brossant les dents que cette déclaration rend mes craintes encore plus vives (comme je pense à vous, me ferez-vous remarquer) : QUI possède (et oriente) donc cette société, du coup ? La réponse sera, je le crains : un banquier. Quelqu'un dont le sens éthique et des responsabilités sociales ne sont plus à démontrer, et certainement dévoué au développement durable, ça ne fait pas un pli... Une autre question me taraude encore, indépendamment de vos parts dans cette société, combien vous rapporte-t-elle, au final ? Un bon salaire, une généreuse prime de "rendement", peuvent parfois compenser de maigres dividendes, comme on a pu s'en apercevoir régulièrement dernièrement... Merci d'avance. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
L'un n'empêche pas l'autre
J'ai parlé de foi quasi religieuse, toutefois cela n'empêche pas de s'enrichir. Cette religion-là n'est pas complexée dans son rapport à l'argent. Bien au contraire. Dans le Panthéon des divinités de notre époque, Techno-science avance main dans la main avec Compétitivité, avec Rentabilité et tout un tas de divinités mineures pour lesquelles il faut sacrifier le vivant encore et toujours pour qu'enfin, un jour, peut-être, les lendemains chanteront. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Les lendemains qui chantent ne m'enthousiasment pas car je n'y crois pas du tout. Tout ce que l'on peut faire c'est modestement améliorer parfois les choses. En ce qui concerne le caractère sacré de la science, c'est pour le moins un concept mort et enterré. La science n'a pas beaucoup de pouvoir et la plupart des chercheurs ne recherchent pas le pouvoir. Il est évident que plus que jamais c'est l'argent qui a le pouvoir, y compris sur la science. La science a un impact sur la société, ce n'est pas la même chose. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
"Il s'agit de variétés obtenues avec des méthodes plus fines et mieux contrôlées que les procédés classiques" ??? http://www.legrandsoir.info/article2630.html | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
et puis encore, sur les OGM
http://www.lesmotsontunsens.com/ogm-rendements-mediocres-impact-sanitaire-catastrophique-mirage-s-estompe-4104 http://www.lesmotsontunsens.com/brevet-nature-20-pourcents-genes-humains-brevetes-sante-en-proces-aclu-etats-unis--4565 | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
inquiétude sur les avis de l'AFSSA
A tous les paragraphes sur tous les thèmes ce texte suinte les arguments d'un farouche pro-ogm. Quand on apprend qu'il fait partie de l'AFSSA on peut être légitimement inquiet de la valeur des avis formulés sur les OGM par cet organisme d'autant plus que de nombreux autres experts partagent son opinion et que des experts formulant des critiques envers les OGM ont été eux écartés de l'AFSSA ...!!! Quand il est question de commerce et d'industrie l'indépendance des experts on a déjà pu apprécier à propos de l'amiante ou du tabac par exemple | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Vous confondez un compte rendu d'expert et un texte de propagande. Je ne travaille pas du tout sur les OGM végétaux mais sur les animaux. Je n'ai pas d'intérêt personnel dans ce domaine ni de de relation avec les industriels. Mon seul soucis est de donner des informations aussi justes et compréhensibles sur les sujets que je connais et quand on me le demande. Les experts de l'AFSSA de l'EFSA et autres ne sont pas choisis en fonction de leurs opinions mais de leurs compétences reconnues internationalement et de leur indépendance vis à vis du monde industriel concerné. A l'AFFSA comme à l'EFSA nous analysons les risques d'un OGM indépendamment de l'appréciation que nous pouvons avoir sur l'intérêt de cet OGM. Les experts ne prétendent pas être infaillibles car une telle attitude serait en totale contradiction avec une approche scientifique. Vous confondez par ailleurs un avis d'experts et une décision politique. Dans le cas de la vache folle par exemple, les experts notamment britanniques ont rapidement dénoncé l'abandon du traitement des farines animales par la chaleur pour inactiver les prions. Ils n'ont été entendus que tardivement. Vous pouvez dénoncer les cas où les experts ont plus ou moins failli à leur mission et vous aurez alors la communauté scientifique à vos côté. C'est probablement le groupe humain le plus strictement évalué du monde. Cette exigence est une des conditions de son succès. La condamnation des experts en bloc est une attitude qui n'est pas nouvelle. Il y a fort longtemps quelqu'un a dit " tuez lez tous, Dieu reconnaitra les siens". Imaginez ce que serait notre société sans l'intervention d'experts. On connait le résultat, il suffit de regarder ce qui se passe dans certains pays qui n'ont pas adopté nos pratiques. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
On ne peut pas dire que les OGM existent depuis longtemps. Les plantes que nous consommons sont par contre presque toutes génétiquement modifiées par la sélection classique et souvent après des mutations induites par des composés chimiques ou après des croisements forcés avec des plantes non domestiquées. Le mot OGM est réservé aux variétés obtenues par un transfert d'un ou quelques gènes isolés, identifiés et apportant un caractère génétique choisi. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
agressivité ecologiste
L'agressivité des anti-OGM est assez caractéristique. Quand on est en difficulté face à des arguments, on attaque ad hominem. C'est classique en rhétorique. Il est aussi assez savoureux que les anti-OGM parlent de 'foi quasi religieuse', alors que l'ecologisme a tout d'une religion ! Religion néo-païenne, certes, mais avec ses croyances et ses servants de messe. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
intérêt général !
@Louis-Marie Houdebine Je préfère effectivement payer des impôts, pour des chercheurs dont les travaux sont orientés dans le sens de l'intérêt public et pas seulement dans celui de la rentabilité. Pourquoi de tels bénéfices ne pourraient-ils pas se "développer" autrement que de manière privée ? | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Je suis complètement d'accord avec vous sur le principe. Sur la méthode, je ne sais pas. J'en suis tellement convaincu que je l'ai dit récemment lors d'une interview pour une émission de la chaine ARTE qui doit passer prochainement. L'émission est un reportage sur la préparation de protéines médicaments dans le lait d'animaux transgéniques. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
encore un p'tit lien, à propos de Monsanto et consorts
http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
vache folle
Votre exemple sur les prions et les experts britanniques n'est pas du tout convainquant le problème était alors le "cannibalisme" et pas la réduction du chauffage des farines recyclées ....! | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Le terme de cannibalisme ne peut pas convenir. Ce sont des extraits contenant essentiellement les protéines de viande comme sont des extraits protéiques de plantes. Il ne s'agit donc plus de viande et de cannibalisme. Certes, il y a plus de risques à consommer des protéines globalement purifiées à partir de viande car il peut s'y trouver des pathogènes et c'est ce qui est arrivé avec les prions. C'est pour cela que le extraits protéiques de viande étaient chauffés à 135°C en présence de molécules dénaturantes. Il ne faut pas oublier que la consommation par des animaux de sous produits animaux a été proposée par Liebig au milieu du 19ème siècle et que cette pratique a été bien contrôlée jusqu'à ce que l'on supprime le chauffage et que l'on élimine plus les carcasses douteuses, pour faire des réductions de coût de production. L'utilisation des sous produits animaux permettait de faire l'économie de la préparation de protéines végétales et de la destruction des sous produits en question. L'Europe doit maintenant acheter massivement du soja, ce qui a un coût économique et écologique significatif. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
encore une petite question
Quelle est votre position, monsieur Houdebine, sur le fameux "principe d’équivalence en substance" que l'on pourrait opposer au principe de précaution ? | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Le principe de précaution est une autre manière de suivre les recommandations du proverbe « En cas de doute abstiens-toi ». Il est appliqué en pratique pour les OGM bien avant que l’on en parle. L’ensemble des réglementations des OGM sont une application avant la lettre du principe de précaution. L’AFSSA rejette ainsi en premier instance un dossier sur deux. Pour recevoir l’agrément de l’AFSSA l’OGM doit avoir satisfait un certain nombre de tests qui sont appliqués selon un arbre de décision. Cette approche classique dans le domaine du risque permet de ne faire que les tests les plus pertinents au cas par cas. L’OGM est systématiquement comparé à la plante de référence non génétiquement modifiée. Les données minimum exigées sont les suivantes : propriétés agronomiques, structure du transgène, toxicité aigüe de la protéine synthétisée par le transgène par administrative massive à des souris pendant un temps court, composition chimique (environ 50 paramètres : protéines, sucres, graisses, acides aminés, vitamines, toxines naturelles, facteurs anti-nutritionnels, calcium, fer etc), molécules allergènes, alimentation d’animaux dans les conditions d’élevage. Si la composition de l’OGM n’est pas différente de celle de la plante de référence, on peut considérer qu’il y a équivalence en substance. Si l’ensemble des tests ne révèle rien d’anormal on peut considérer que l’OGM et la plante de référence présentent le même niveau de risque. Les autorités politiques peuvent alors décider d’accepter ou non l’OGM. Si les tests montrent des anomalies, des tests de toxicité chroniques doivent être réalisés. Ils consistent à alimenter des rats avec des quantités d’OGM ou de plante de référence aussi élevées que possible pendant des périodes de 3 mois puis de 6 ou 12 mois selon les résultats obtenus. L’agrément n’est donné que si rien de suspect n’apparait. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
est-ce que c'est l'AFSSA elle-même qui procède à ces essais ? | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
"équivalence en substance" toujours
le postulat de départ, à savoir BT= PGM Bt est une supercherie. « L’assimilation des toxines transgéniques Bt aux préparations insecticides autorisées en agriculture biologique n’est absolument pas scientifique, poursuit Lilian Ceballos. Tout biochimiste honnête vous dira que deux molécules qui ne pèsent pas le même poids sont différentes. Or, les protéines des toxines transgéniques sont de plus petite taille que celles du BT. Et ce n’est pas la seule différence. Les PGM Bt produisent des toxines végétales sous forme soluble et active ce qui influe sur l’activité et la spécificité des protéines synthétisées puisque l’activation des toxines ne dépend plus des conditions intestinales spécifiques à l’insecte cible. Bref, ces toxines transgéniques ont une structure altérée, et leurs impacts sur l’environnement sont susceptibles d’être différents de ceux que provoquent la bactérie BT. » La suspension, en janvier 2008, de la culture en plein champ du maïs MON 810 en France a d’ailleurs été justifiée, entre autres, par cette différence : l’ avis du 9 janvier 2008 du « Comité de préfiguration d’une haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés » stipule en effet que « la protéine produite par le transgène n’est pas identique à celle que produit le Bacille de Thuringe.(...) Seules les études à partir du maïs contenant l’évènement MON 810 sont pertinentes pour évaluer la toxicité humaine et environnementale. » | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
dans son incompétence et sa volonté de nuire (pour faire un coup mediatique) MM Robin croit dur comme fer, je cite, les études suffisantes n'ont jamais été menées, à cause du « principe d'équivalence en substance », qui établit qu'un plant transgénique est identique à un plan non modifié, et que donc, les expériences sont inutiles. C'est completement FAUX : ce principe est une methode comparative pour analyser une variété OGM avec une variété non-OGM (pour determiner experimentalement si les 2 sont equivalents ou non). Pas un principe qui les decrete equivalent a priori ! MM Robin c'est des betises avec un grand C ! | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
vache folle
Votre désir d'avoir raison vous emporte dans des détails mais votre argumentation reste non convaincante. Il a été prouvé que le chauffage ne pouvait pas éliminer totalement les prions, les opérateurs anglais n'avaient à cette époque aucun moyen ni aucune obligation d'éliminer des vaches malades, la cause était principalement l'incorporation croissante avec le temps de vaches malades ou de déchets de ces vaches dans la fabrication de farines carnées destinées à la consommation par la même espèce animale (ce que pour résumer on peut qualifier de cannibalisme ). C'est aussi pour cette raison que les plans d'éradications Français et Européen ont obligé les opérateurs à éliminer les carcasses malades et les déchets potentiellement infectieux de ces bovins de la fabrication des farines carnées destinées aux bovins et à séparer les circuits de fabrications de stockage et de distribution de farines carnées destinées aux monogastriques et aux polygastriques. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Le scientisme
Il est vrai que le scientisme n'est pas une religion. Ce que j'évoque, c'est la foi en la science et dans sa capacité à résoudre les defis d'aujourd'hui et de demain. En dehors d'elle, nulle solution. C'est contre cette croyance que je m'élève et non contre la science elle-même ou les scientifiques. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Les essais de toxicité des OGM ne sont pas réalisés ni refaits par l’AFSSA ni par les autres agences dans le monde (FDA aux USA, AESA en UE). Ceci est également le cas pour les tests effectués pour valider les médicaments candidats. Ces tests sont très onéreux et impliquent le sacrifice d’un grand nombre d’animaux. Ils ne peuvent donc pas être systématiquement dupliqués. En ce qui concerne les OGM, les tests sont effectués le plus souvent par des entreprises spécialisées dans l’évaluation de la toxicité des molécules qui sont à notre contact (cosmétiques, pesticides, produits à récurer…). Les résultats de ces tests sont fournis dans leur totalité aux experts. Le nom de l’entreprise qui a réalisa les tests est indiqué. Les rapports des expériences sont signés par ceux qui ont effectué les tests. Les entreprises spécialisées dans la mesure de la toxicité des produits n’ont pas intérêt à fausser les résultats car cela détruirait aussitôt leur crédibilité et les mettrait rapidement hors jeu. Les tests sur les OGM sont plus faciles à refaire que ceux sur les médicaments car ils sont moins contraignants et il est plus aisé de se procurer les produits. Des tests ont ainsi été refaits sur plusieurs OGM par des laboratoires publics avec des rats ou des souris nourries avec des OGM pendant des temps longs allant jusqu’à un an et couvrant plusieurs générations. Ces tests n’ont rien révélé de suspect. Le processus repose donc en partie sur la confiance ce qui n’est pas forcément imprudent car la Terre n’est pas peuplée que de brutes. Il existe un grand nombre de gens qui s’appliquent à réaliser leur travail du mieux qu’ils peuvent et honnêtement. Les industriels qui préparent les OGM n’ont eux non plus pas intérêt à fausser les résultats car leur crédibilité en dépend. Dans le cas des OGM actuels, les risques théoriques sont extrêmement faibles. Le maïs a énormément été génétiquement modifié par la sélection génétique depuis des milliers d’année et aucune variété ne s’est révélée néfaste pour les consommateurs animaux ou humains. L’addition d’un gène de résistance à certains insectes nuisibles dont le produit, une protéine Bt, ne présente de toxicité que pour les insectes ciblés n’a que très peu de chance de faire apparaitre de novo chez le maïs des substances toxiques qu’il ne possède pas. Le coton constitue une situation un peu différente. Il contient en effet, comme beaucoup d’autres plantes, des toxines naturelles qui lui serve à se protéger contre des prédateurs. Ces toxines sont bien connues et leur concentration est mesurée dans l’OGM. Les OGM actuels ne sont donc pas des produits à risque et les tests de sécurité alimentaire qui leur sont appliqués prennent en compte, comme dans les autres secteurs, le niveau des risques présumés. Les OGM de deuxième génération qui s’annoncent auront été modifiés pour améliorer leurs qualités nutritives. Leur métabolisme aura donc été perturbé et cela méritera des examens spécifiques. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
"Les entreprises spécialisées dans la mesure de la toxicité des produits n’ont pas intérêt à fausser les résultats car cela détruirait aussitôt leur crédibilité" => oui, on sait, comme pour les agences de notation financière... "Les résultats de ces tests sont fournis dans leur totalité aux experts" => Tiens donc ?! Vous êtes en train de nous confirmer que les "testés financent et publient eux-mêmes les résultats sur lesquels ils sont jugés... cf. http://www.lesmotsontunsens.com/scandale-grande-ampleur-industrie-pharmaceutique-3706
Par ailleurs, je réitère mes élucubrations de néophyte, mais POURQUOI créer des plantes insecticides, soit disant inofensives (http://www.bastamag.net/spip.php?article567) alors que l'on sait pertinemment que les techniques actuelles de culture sont largement suffisantes ? On produit de quoi nourrir plusieurs fois la population mondiale, seulement il y en a qui bâfrent tandis que d'autres crèvent de faim. Mais cela ne vous concerne pas, n'est-ce pas, vous c'est "les animaux". | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Monsanto, la main dans le pot de confiture
post facto | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Avoir raison n'est pas le premier de mes soucis et en matière scientifique ceci n'a pas grand sens. Il y a ce qui est démontré et qui est probablement vrai, pour quelques temps au moins et ce qui ne l'est pas et que l'on ne connait donc pas bien. Le désir d'avoir raison ne démontre rien et ne sert donc qu'à perdre son temps dans ces domaines. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Le scientisme est né si je suis bien informé au siècle des lumières dans l'enthousiasme d'un rationalisme conquérant. Il a survécu plus ou moins bien jusqu'à la seconde moitié du 20ème selon le principe de la méthode Coué. Pendant longtemps, il a été admis que tout progrès technique en était aussi un pour l'humanité. Cela était souvent vrai car l'on partait d'un niveau technique bas. Les "prouesses" techniques sont désormais si nombreuses que elles ne sont plus des prouesses. Le scientisme n'habite vraiment plus que marginalement l'esprit des chercheurs. C'est l'utilisation mercantile que l'on peut en faire qui domine. Il est vrai que la science ou plutôt les techniques continuent à être présentées par ceux qui cherchent à en tirer partie financièrement, comme un progrès allant de soi. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Les informations sur le maïs Bt que vous possédez sont largement erronées. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
votre dernier argument ?
"Il ne fait plus de doute maintenant que les conclusions de la Haute Autorité ont été dictées par le gouvernement qui a obtenu ainsi le silence des Verts sur la construction de centrales nucléaires" Cela fait, certes, froid dans le dos. Mais doit-on en déduire un quelconque bénéfice ? Je pense vous faire plaisir en déclarant ici que toutes les questions écologiques (surproduction, pollutions, ogm, nucléaire, etc.) font l'objet d'une omerta scandaleuse. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Parler d'omerta est exagéré. Le nucléaire s'est imposé il y des décennies entre spécialistes et responsables politiques sans débats publics. J'ai personnellement des doutes sur la pertinence du projet ITER mais je ne suis pas un spécialiste et cette décision lourde a été prise au dessus de nos têtes. Faut il construire des centrales EPR? Probablement oui mais pas aux dépends des énergies renouvelables et surtout des économies d'énergie. Est ce choix qui été fait? Et avec le consentement des citoyens? | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
"Parler d'omerta est exagéré. Le nucléaire s'est imposé il y des décennies entre spécialistes et responsables politiques sans débats publics" Et c'est pas une omerta, ça ? Je comprends que vous défendiez votre chapelle (les spécialiste) mais vous sembliez vouloir ouvrir le dialogue avec le public. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Désolé, ce post est HS à cause d'une lecture trop rapide de votre propos (mea culpa) | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Votre réaction est étrange. Mon propos était de dire que pendant la première époque du nucléaire, les choix faisaient effectivement l'objet d'une omerta, et pas seulement pour le nucléaire. Il me semble incontestable que les temps ont changé dans le bon sens et qu'il y a des raisons d'être raisonnablement optimiste. Si j'ai accepté de faire partie de plusieurs commissions de biosécurité et de bioéthique c'est parce que, en tant que chercheur et citoyen, cela me semblait utile. Ces fonctions ne favorisent pas la carrière des chercheurs. Quant à penser que je défends la confrérie des spécialistes et experts en tout genre, cela n'a tout simplement aucun sens. Si vous connaissiez le travail des experts vous auriez une autre vision des choses. La seule fois à ma connaissance où les experts se sont défendus, c'était il y quelques semaines. Un groupe d'experts harcelés par des opposants indélicats a demandé qu'on les laisse travailler en paix. Si un expert est incompétent ou corrompu il faut l'exclure. Sinon il faut le laisser travailler. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Vous enfoncez le clou ; j'ai déjà posté un rectificatif ci-dessus. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
ma conclusion (?)
Mon impression de départ se renforce à l'issue de cette discussion. Vous faites dans votre article l'impasse sur les points essentiels de la question des OGM : Si ça se trouve, les OGM vont sauver l'humanité (permettez-moi d'émettre des doutes quant à l'utilité réelle de la chose, à terme et en termes d'évolution des espèces - rapport à une surpopulation inévitable de toute façon) ; mais sûrement pas dans un contexte marchand, figé dans une quète du profit immédiat. Quoi qu'il en soit, sûrement pas au bénéfice des moins riches, on le saurait : puisque ça fait des décennies que les OGM sont partout, n'est-ce pas ? | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
J'ai déjà répondu sur les problèmes de captation du vivant par les entreprises semencières et sur l'utilité des OGM. Les OGM ne sont rien d'autres que es variétés obtenues par des moyens connus au lieu d'être inconnus. Il faudrait le faire exprès pour ne pas réussir à améliorer des plantes via l'approche OGM quand on considère les bienfaits de la sélection classique. Comme la sélection classique, les OGM peuvent contribuer à réduire la malnutrition mais pas de résoudre à eux seuls le problème. Ceci a été répété maintes fois. Il ne fait plus de doute que le coton Bt permet de réduire très notablement les épandages de pesticides toxiques et de ce fait l'intoxication des agriculteurs et la pollution. Les molécules insecticides Bt entre autres du maïs et du coton sont des protéines qui ont un spectre d'action étroit sur certains insectes. Elles sont rapidement dégradés dans l'environnement. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Arrêtez DEUX MINUTES avec votre gène BT. C'est plus une antienne, c'est un mantra. Les recherches actuelles et potentielles vont BIEN AU DELA de ce gène. Il est inofensif ? Super ! ET POUR LE RESTE ?! Vous dénoncez "certains industriels de la phytopharmacie" uniquement parce que vous voulez votre part du gâteau ! On n'a pas besoin de techniques (toujours) plus modernes d'agriculture ; et quand bien même, ce que vous proposez, c'est de l'industrialisation, du "contrôle basé sur la confiance"... tu parles ! | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Je ne répons que très exceptionnellement aux insultes. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Vos commentaires traduisent une grande méconnaissance du monde des entreprises. Je ne saurais vous en blâmer car c’était aussi mon cas et cela l’est encore. J’ai dû apprendre à connaître ce monde car sans cela l’aventure qui consiste à créer une entreprise n’aurait pas pu avoir lieu. Un telle entreprise appartient à la catégorie des spin-off car elle est un prolongement de recherches effectuées par un organisme public, l’INRA en l’occurrence (une start up étant une création complètement de novo). | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Je vous remercie beaucoup pour ces explications claires et complètes. J'ai effectivement une vision assez cynique de notre société. La "recherche" (pardon) de profits à court terme est la règle, on ne peut le nier. Les inégalités nationales et internationales ainsi que les pollutions diverses sont bien là pour en attester. Mais vous semblez confiant et je suppose que l'exception est (encore) possible. Pour ce qui est du financement des travaux scientifiques, j'ai déjà exprimé qu'il est pour moi impératif que l'état en soit la source. Parce que, justement, si ces travaux ont le bien public et l'intérêt général ils ne doivent pas souffrir d'une logique de profit. Je rêve... | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
La recherche effrénée du profit à cout terme est pour moi rien moins qu'une barbarie profondément vulgaire. Le pessimisme est d'humeur et l'optimisme de volonté a dit un philosophe. Les crises qui se superposent nous offrent une possibilité inespérée de changer ou plus modestement de rééquilibrer les choses. Ceci étant, je crois aussi à la nécessité d'un état capable de s'opposer à la barbarie mais il ne faut pas se tromper. Les états sont souvent de mauvais acteurs en comparaison du privé. Il n'est pas raisonnable de dénier au privé le droit de gagner de l'argent. Le tout est une question d'équité qui devrait être assurée par les états et le autres représentants de la société. Ces problèmes sont très difficiles à résoudre. Des chercheurs de l'UE vont aborder certains de ces problèmes par l'intermédiaire d'un projet intitulé PEGASUS: Perception publique des animaux génétiquement modifiés-Science,utilité, société. Je participe à ce projet qui commence dans le courant de l'été. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Il n'est pas raisonnable de dénier au privé le droit de gagner de l'argent
si, dès qu'il s'agit de service public : éducation, accès à l'eau, à l'énergie, transports et communications, justice, etc. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Je suis d'accord. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
ZUT
J'ai oublié la santé et la recherche... honte sur nous ! | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
besoin d'une maj
"Les essais de PGM en milieu ouverts sont effectués et contrôlés depuis 25 ans sans qu’il n’y ait eu de disséminations intempestives" http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/botanique-1/d/ogm-la-menace-des-super-mauvaises-herbes-samplifie_19036/ => "Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul."
| |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Le fait que des plantes et en particulier une amarante résistent au Roundup est avéré. L’observation a été faite dans des champs de culture à grande échelle. Il reste donc que des disséminations d’OGM ne sont pas été observées à la suite d’essais en plein champs. Ces essais sont faits pour évaluer entre autre les risques de dissémination des OGM au cas par cas. Toute dissémination significative au cours de ces essais interdit l’utilisation de l’OGM en agriculture ou dans les élevages (exemple le colza et la betterave résistants au Roundup non autorisés dans l’UE et les saumons à croissance accélérée non autorisés en Amérique du Nord). Ces tests ne peuvent prédire complètement ce qui peut se passer lors de culture ou d’élevage à grande échelle et sous des latitudes variées. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Bon, d'accord...
Mon troll des vacances n'a donc pas fonctionné avec vous, M. Houdebine ! Je ne suis pas vraiment surpris. Reste que l'aura magique des OGM vient à nouveau d'en prendre un coup. Sait-on ce que Monsanto va adopter comme stratégie étant donnés les investissements faits sur ce fameux RoundUp ? L'aura magique des OGM vient de se prendre une bonne petite claque... La Nature montre ses ressources, finalement, et ce malgré les dizaines d'années de pratique qui sont censées nous rassurer et nous convaincre ; et quand un insecte résistant aux OGM "bt and co" fera sont apparition, comment les clients de Monsanto (pratiquant largement la monoculture) vont-ils s'en sortir ? | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Je ne comprends pas bien votre message. Le troll de vacances est un concept inconnu de moi. Les OGM n'ont rien du tout de magique. Il ne s'agit que d'une autre manière de faire de la sélection génétique. Ils n'ont pas non plus d'aura particulière autre qu’artificielle. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
maj
lire dans le Monde Diplomatique de ce mois-ci "Bits, atomes, neurones et gènes font BANG" (http://www.monde-diplomatique.fr/2009/10/CUEVA/18215) | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|









