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International
Etats-Unis : le retour de l'arrogance ?
Alors que la Maison Blanche ne cesse de prôner la prudence, des voix s'élèvent outre-Atlantique pour annoncer que la crise est terminée, et que les Etats-Unis sont de nouveau la locomotive de l'économie mondiale. Que peut bien signifier le retour d'une certaine suffisance ?
Barack Obama est à la Maison-Blanche depuis six mois. Six mois d’attitude humble et ouverte au dialogue des Etats-Unis. Six mois de volonté de changer, et de montrer un meilleur visage de Washington. Six mois d’activités intenses destinées à gommer les erreurs de ces dernières années, et à repartir sur de nouvelles bases.
Mais également six mois de crise économique et sociale, et de mauvaises nouvelles s’accumulant pour une administration pleine de bonne volonté, mais souvent dépassée par l’ampleur du désastre. Et pourtant, de manière presque incongrue, certains annoncent aujourd’hui outre-Atlantique que la crise est terminée, et que les Etats-Unis sont à nouveau la locomotive de l’économie mondiale. De quoi s’interroger sur le retour d’une inquiétante arrogance américaine dont l’administration Obama avait donné l’illusion de la disparition.
Main Street peut bien souffrir, Wall Street s’en moque et ne changera rien
Les Etats-Unis traversent l’une des plus profondes crises économiques et sociales de leur histoire. C’est un fait qu’on ne saurait nier. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et le vice-président Joe Biden confessait fin juin que lors de la campagne présidentielle, les candidats n’avaient pas réalisé l’ampleur de la tâche. Le chômage continue de monter en flèche, le secteur automobile est dans l’attente de sa prochaine et quasi inéluctable crise, la pauvreté s’installe dans un pays dont la protection sociale n’est pas le point fort, et au milieu de ce climat morose, Wall Street s’enorgueillit de rebondir, et les banques annoncent la reprise du bon vieux système des primes !
En d’autres termes, la crise n’a servi à rien, sinon à affaiblir les plus faibles, mais sans changer quoi que ce soit à un système dont les dirigeants politiques reconnaissent pourtant de manière unanime les excès et la responsabilité dans la faillite de l’économie. Pourquoi ne pas libérer Maddoff tant qu’on y est, pourrait-on presque demander. Mais à qui ? Comme Wall Street semble visiblement se désintéresser des problèmes persistants de Main Street – qui se poursuivront malheureusement encore longtemps, à en juger par tous les indicateurs –, et comme l’économie américaine reste totalement dérégulée, il n’y a rien qui pourra empêcher les marchés financiers de s’emballer à nouveau, comme si rien n’était arrivé. Un coup dur pour le "changement" d’Obama.
Le retour de la suffisance
Mais le retour de l’arrogance américaine ne se limite malheureusement pas aux marchés financiers. Fin juillet, l’hebdomadaire Newsweek publiait un numéro avec, en couverture, l’annonce sans complexe que les Etats-Unis sortiront renforcés de la crise, tandis que les autres puissances resteront à la traîne, avec un article élaborant cette idée. Les raisons ? Des actions soutenues de l’administration Obama, tandis que les autres dirigeants ne sont pas à la hauteur (sic) ; le dynamisme de l’économie américaine ; et bien entendu l’esprit d’entreprise américain, qui va permettre de sortir de la crise et faire taire ceux qui fustigent un modèle capitaliste de type anglo-saxon.
On croirait presque rêver si on en oubliait que l’auteur de cet article étonnement optimiste est un ancien membre de l’administration Clinton, ancien sous-secrétaire au commerce, pour être plus précis. Certes, l’auteur nous explique que tout cela ne sera pas facile, mais devant l’absence de dirigeants capables de rivaliser avec Obama, et devant la volonté de la Chine de refuser le leadership, Washington retrouvera rapidement des couleurs. Tout cela sonne très bien, si ce n’est qu’on n’y trouve aucune mention de l’état de l’économie américaine, des problèmes dans la relation avec Pékin (Washington en est à supplier la Chine de lui faire confiance sur la solidité de son économie).
Quant aux Européens, ils ne sont mentionnés que pour la faiblesse de leurs dirigeants. Un argument qui rappellerait presque les sorties de Kagan sur la puissance américaine face à la faiblesse européenne. En termes de changement, on pouvait espérer mieux. Les analystes du reste du monde semblent d’ailleurs peu réceptifs à cet optimisme excessif. Ironie du sort, un éditorial de l’hebdomadaire britannique The Economist publié simultanément s’en prend avec moquerie à ceux qui vouent un culte presque aveugle en Obama et ses capacités à sauver l’Amérique. L’autosatisfaction a fait beaucoup de mal aux Etats-Unis ces dernières années, il ne faudrait pas qu’elle devienne une maladie chronique !
L’administration Obama ne sombre pas dans l’autosatisfaction
Une fois n’est pas coutume, le sentiment d’arrogance qui semble ressurgir aux Etats-Unis n’est pas le fait de l’administration. A l’inverse, l’équipe présidentielle ne cesse d’envoyer des appels à la retenue face à l’enthousiasme retrouvé des marchés financiers, et des personnalités comme le président de la Fed Ben Bernanke, se disent même écœurées de la manière avec laquelle certains semblent avoir soudain oublié les sacrifices que la nation a dû consentir pour réparer les excès d’un système devenu incontrôlable, par le biais d’historiques plans de sauvetage de l’économie. Rappelons ici qu’ils furent adoptés sous l’administration Obama. Pas encore de l’histoire donc, et pourtant…
Toujours est-il que, plus que les crises internationales ou les joutes politiques (le parti républicain étant moribond), c’est sur sa capacité à ne pas répéter les erreurs du passé que l’administration Obama va être jugée. Les Américains ont voté pour un retour du Big Government, pour une meilleure protection sociale, et pour la fin d’une arrogance qui a conduit Washington à sa perte. Ils ne pardonneront pas à leur président de ne pas être capable d’exhaucer leurs vœux, quelles que soient ses intentions.
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auteur: Barthélémy Courmont en savoir plus sur l'auteur |
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"Wall Street s’enorgueillit de rebondir, et les banques annoncent la reprise du bon vieux système des primes" Comme le disait Michel Collon chez Taddéi, bien avant que la plèbe américaine mise sur Obama, Wall Street avait engagé des fonds en faveur de sa candidature. | |||
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Tout à fait daccord avec Pierre, n'oublions pas que les politiciens en général financent leurs campagnes grâce à de grandes enseignes ou à de grands établissements financiers/boursiers/banquiers. Bravo au libéralisme ! Je tiens également à ajouter que si les Etats Unis avaient été sûrs de leur capitalisme et de leur libéralisme économique triomphants ils n'auraient pas pris la mesure [socialiste] d'intervenir dans l'économi en injectant plusieurs milliards de dollar dans une économie qui s'écroulait. Quelle est cette folie on ne bouche pas avec un doigt un trou dans une coque de navire alors que celle-ci est pourrie ! On abandonne le navire ou on le rénove totalement ! Donc là pour le coup soit les Etats Unis deviennent socialistes comme leurs mesures stupides le sont, soit ils refondent totalement et réellement le capitalisme dans un appareil économique qui marcherait. Comment un système économique avec des crises régulières et prévisibles des dizaines d'années auparavant peut il être le bon ? | |||
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C'est normal que l'État intervienne pour sauver son économie... | |||
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La dame noire
"Si on a quelquechose sur quelqu'un et qu'on lui brise sa carrière, que reste-t-il? Un intrigant aux mains sales qui n'a plus aucun intérêt. Mieux vaut le laisser en place, et lui rappeler de temps en temps ce qu'on a sur lui afin de le pousser dans le sens de la justice, ainsi il vous sert tout en conservant son pouvoir (...)Ce qui compte c'est qu'il y ait des gens au pouvoir sur lesquels on ait...de l'influence." | |||
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RESISTANTS
Barak Obama fera mieux de s'occuper de la protection sociale de ses congénères et de quitter l'Irak et l'Arghfanistan pour remonter la finance de son pays car il ne faut pas continuer à occuper ces pays, tant que les Américains se comportent comme des occupants les résistants de ces pays doivent se défendre avec les moyens qu'ils ont contre l'armada hight tech . Pour moi il n'y a pas de terroristes ! Pour une fois je suis d'accord avec Sarkosi et Kouthner d'envoyer des gens là bas non pas pour faire la guerre mais pour aider la population à se reconstruire, les instruire, les ............ | |||
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@rama
eh bah non il ne faut pas quitter l'afga ni l'irak. faut leur botter le c.. à ces tarés avant qu'ils nous contaminent. | |||
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à toto
Alors dis à Sarkozy d'appuyer sur un gros bouton rouge. C'est une population qui résiste, plus on reste là bas, plus il y a d'innocents qui rejoignent le camps des talibans, c'est ça l'identité nationale c'est de s'engager sur des voies extrémistes pour défendre son pays quand il est occupé par des soldats. Rester là bas n'a rien arranger et ça n'arrangera rien. | |||
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faites l'amour et pas la guerre
Tout d'abord je rend hommage à mes parents résistants qui avaient libéré la France de l'occupation allemande(les Irakiens et les Afghan en font autant). Les Russes ont ramassé des râteaux en Afghanistan et ils sont tranquilles maintenant,les Américains des râteaux au Vietnam, au Soudan etc et ça leur a pas servi de leçon!Quant à la contamination, c'est trop tard, nous avons plein de Black-Beurre déjà en France! | |||
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RIen de plus normal...
Il est naturel que le libéralisme à l'américaine favorise des crises violentes et des reprises euphoriques... Il est tout aussi normal que les pays d'Europe occidentale qui ont choisis des modèles économiques beaucoup plus reglementés et contraignants pour leur peuple aient connu une crise moins violente...mais la croissance continuera elle aussi d'être pathétique. De toute évidence, alors que les Etats-Unis reprendront le dessus et continueront à montrer au reste du monde comment ça se passe, nombre d'Etats observeront avec jealousie et envie cette arrogance naturelle liée en partie à la force de caractère, à la créativité et à l'aspiration à la réussite de ses habitants... Cet article ne fait qu'illustrer que ce phénomène est bien entrain de ce réaliser.... | |||
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D'accord
On a beau critiquer les USA, ce pays reste la 1ère puissance mondiale,c'est un fait!! Et même si son système a des failles, il reste tout de même un modèle de réussite.La Crise?? oui il y a eu une crise il y en aura d'autre, c'est la vie. c'est humain de faire des erreurs!! L'essentiel est de se relever le plus vite possible; ce que fait très bien l'Américain contrairement au Français qui au lieu de travailler sa rhétorique ferait mieux de se bouger le cul parce qu'avec une économie en Berne, un marché de l'emploi catastrophique, une croissance apathique, une innovation inexistante (à part dans le tertiaire super!!), une dette colossale, 8 millions de pauvres etc etc..., on est un peu dans la merde et ce sera pire dans 10 ans si ca continue de cette façon!! | |||
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Ignorance??
Rama, As tu déjà été à l'école? Comment peux tu dire que ce sont les résistants français qui ont sauvé la France de l'occupation allemande!! Aurais tu oublié ce que représente la date du 6 juin 1944? | |||
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