Et si l'élection d'Obama ne changeait rien ?
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ANALYSEPolitique étrangère : que peut changer Obama ?POLEMIQUE"Obamania" : la fête sera bientôt finielire le dossier |
International
Cette décision, annoncée en marge du sommet du G8 à Toyako (Japon) et à la suite d’une rencontre avec Hu Jintao, n’est pas surprenante, notamment en raison de la présence déjà annoncée des dirigeants des principales puissances occidentales. Ce choix met un terme à plusieurs mois d’une relation tendue entre la France et la Chine, qui confirme le pragmatisme du président français sur les questions extérieures, et qui illustre à quel point la Chine est devenue indispensable, quitte à laisser de côté des questions sensibles comme les Droits de l’Homme.
Des élections françaises de 2007 à la visite de Nicolas Sarkozy à Pékin
Pékin montra des signes d’inquiétudes la veille de l’élection présidentielle française en 2007. Les candidats ne rassuraient pas les dirigeants chinois. Ségolène Royal et François Bayrou favorables au boycott des Jeux Olympiques et Nicolas Sarkozy soucieux d’opérer une rupture avec la politique étrangère de Jacques Chirac, " l’ami de la Chine" selon Pékin, étaient ainsi perçus comme des personnalités, sinon à risque, au moins à suivre de près. Après l’élection de Nicolas Sarkozy et le choix de Bernard Kouchner comme ministre des Affaires étrangères, les risques de voir la question des Droits de l’Homme s’inviter dans les relations franco-chinoises firent grincer des dents à Pékin. Mais la visite d’Etat du président français en Chine, fin novembre 2007, s’inscrivit dans la continuité de son prédécesseur, et rassura ses interlocuteurs. Laissant de côté les critiques, et rappelant même que le Tibet et Taiwan sont liés à la Chine, Nicolas Sarkozy plaçait la relation franco-chinoise sous le signe du pragmatisme.
La raison ? Une économie émergente de 1,3 milliards d’habitants, appelée à devenir dans moins de trente ans la première puissance mondiale ne saurait être négligée. Dans ces conditions, les questions des Droits de l’Homme, aussi légitimes fussent-elles, s’effacent devant les enjeux que représente la Chine. Lors de sa visite à pékin en novembre 2007, le président français a simplement réalisé combien la France, comme d’autres pays, ne peuvent aujourd’hui se passer de la Chine. Le choix de se rendre à Pékin en août s’inscrit naturellement dans cette ligne.
Les pressions politiques et économiques de Pékin
Mais c’est aussi sous la pression de Pékin que ce choix s’opéra. Curieuse agitation anti-française que celle que connut la Chine au cours des dernières semaines, qui rappelait presque le French-bashing aux Etats-Unis en marge de la guerre d’Irak au printemps 2003. Et quelques jours encore avant l’annonce de sa présence à la cérémonie d’ouverture, Nicolas Sarkozy n’était pas le bienvenu en Chine, selon plusieurs responsables chinois et des médias affichant une étonnante hostilité à l’égard de la France. Depuis le difficile passage de la flamme olympique à Paris, la France était dans la ligne de mire de Pékin, et devant la levée de boucliers (à bien des égards justifiée) pour protester contre une énième vague de répressions au Tibet, la Chine contre-attaqua sur tous les fronts. Pressions politiques, manipulations médiatiques, menaces de boycott des produits français, problèmes rencontrés par l’enseigne Carrefour Tous les moyens étaient bons pour Pékin de faire connaître son mécontentement à Paris.
Des moyens qui ne datent pas d’hier. Roger Faligot, récemment auteur d’un ouvrage intitulé Les services secrets chinois (Nouveau monde éditions), rappelle ainsi que la France est depuis De Gaulle une "cible" de Pékin, qui estime que les décideurs politiques et l’opinion y sont plus facile à amadouer qu’ailleurs. En d’autres termes, la France est importante aux yeux de la Chine, car elle peut véhiculer d’elle une image positive. Alors quand elle ne le fait pas, tous les moyens sont bons pour la remettre dans le droit chemin !
L’impossible boycott des Jeux Olympiques
Dès lors, il était difficile, voire impossible, pour le président français de boycotter la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, sinon à s’exposer à des représailles commerciales massives, et que Paris ne peut se permettre dans un contexte économique morose. Le pragmatisme dont Nicolas Sarkozy s’était déjà fait le porte-flambeau en novembre dernier peut bien révolter les mouvements pro-tibétains et les défenseurs des Droits de l’Homme, il n’en était pas moins écrit d’avance. Conscients de ce nécessaire pragmatisme, et soucieux de ne pas altérer les relations Pékin-Bruxelles, les partenaires européens se sont montrés de leur côté favorables à la participation du président du Conseil européen (et dans le même temps président de la République française) à la cérémonie d’ouverture.
Une participation des chefs d’Etats et de gouvernements européens, mais pas de celui qui préside pour six mois aux destinées de l’Union, aurait été un échec de plus pour la déjà fragile politique étrangère commune. C’est donc après avoir consulté ses collègues européens que le président français a fait son choix. A la question de savoir si la France se met désormais au diapason de la Chine, nous pourrons donc répondre que c’est également le cas des autres grandes démocraties, preuve qu’il est devenu de plus en plus difficile de critiquer la Chine.
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auteur: Barthélémy Courmont en savoir plus sur l'auteur |
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La décision finale de Nicolas Sarkozy se veut réaliste et sans surprise. La diplomatie française est forcée de prendre en compte que le défi majeur du XXIe siècle risque fort d'être intimement lié au poids économique sans cesse croissant de la Chine. | ||
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sarkozy a genoux devant les chinois
Sarkozy,ce guignol médiatique se fout complètement | |||
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censure
Ne trouvant nulle trace de mon article,si critique | |||
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La France des compromis !
Les raisons économiques évoquées pour expliquer l'attitude de la France sont loin d'expliquer tout. | |||
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La France des compromis !
Si la puissance d'un pays, qu'elle soit économique ou militaire, vous suffit comme raison pour vous asseoir sur les Droits de l'Homme, alors vous partager avec Pétain l'idée qu'il peut-être héroïque de ne pas combattre ! Grand bien vous fasse ! Il ne faut pas confondre réalisme et opportunisme, voire arrivisme ! Avec ce type de diplomatie au lieu d'aller vers un Monde Meilleur, l'on va directement vers un Monde plus pourri que jamais ! Vive La France ! | |||
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