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Les dangers économiques d'une frappe contre l'Iran
Programme nucléaire, missiles balistiques, et maintenant fusée porteuse : l'Iran multiplie les provocations envers Washington. Comment expliquer le sentiment d'impunité d'Ahmadinejad ? La réponse est sans doute plus économique que militaire...

L'Iran dispose-t-il des moyens de riposter de manière significative à des frappes américaines visant son programme nucléaire ? Faute de pouvoir cerner la réaction probable du régime en cas d'attaque, il reste néanmoins possible de faire brièvement l'inventaire des principaux moyens de rétorsion en sa possession.

 

Une industrie d'armement locale

 

L'Iran soutient des mouvements comme le Hezbollah au Liban, et l'armée du Mahdi en Irak

La menace d'une fermeture du détroit d'Ormuz, une des artères de trafic pétrolier mondial, est souvent évoquée. Des opérations de harcèlement, que ce soit des tirs de missiles anti-navire où des raids de vedettes des Pasdarans contre le trafic maritime sont bien sûr possibles, mais il n'en reste pas moins que la marine iranienne n'est pas en mesure de contester sérieusement la suprématie de l'US Navy dans la région. L'Iran soutient des mouvements comme le Hezbollah au Liban, et l'armée du Mahdi en Irak. Ceux-ci sont cependant bien plus que de simples excroissances du pouvoir iranien et rien ne prouve qu'ils se soumettraient à un agenda intégralement dicté par Téhéran.

 

Depuis la fin de la longue guerre contre l'Irak en 1988, l'Iran a relativement peu investi dans l'achat de matériel militaire à l'étranger, se concentrant sur le développement d'une industrie d'armement locale. Malgré son parc d'aéronefs relativement anciens, l'armée de l'air iranienne reste ainsi opérationnelle, et son potentiel demeure bien plus grand que ne l'étaient ceux des aviations serbes en 1999 ou irakiennes en 2003.

 

Après avoir analysé les écrasantes défaites irakiennes en 1991 en 2003, les forces armées iraniennes favorisent l'usage de méthodes de combats asymétriques. Les résultats qui peuvent en résulter ont pu être observé, par Hezbollah interposé, lors des opérations israéliennes au Sud-Liban durant l'été 2006.

 

Si l'Iran s'est limité au maintien et à l'entretien de son parc de matériels conventionnels, d'immenses efforts ont par contre été consentis dans le développement de son arsenal balistique.


Les forces de l'Iran : son arsenal balistique et son pétrole


L'Iran dispose des moyens de perturber gravement le marché pétrolier

Présenté au publique pour la première fois en 2003, le Shahab 3, d'une portée de 1300 kilomètres, est le fruit de l'accent mis par les autorités locales sur le développement d'une force de frappe balistique. Les Iraniens en auraient produit entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines d'exemplaires. Les Sahab 3 sont plus précis que les Scuds modifiés utilisés par l'Irak contre Israël et l'Arabie Saoudite en 1991, et cette précision relative permet de les utiliser contre des objectifs précis, contrairement aux missiles irakiens qui étaient de pures armes de terreur.

 

Bien sûr, il existe des systèmes capables d'intercepter de tels engins, mais si stopper un missile est une chose, en détruire plusieurs tirés simultanément sur la même cible en est une autre. Aucune défense n'est forte partout et la région ne manque pas d'installations pétrolières susceptibles de servir de cible.

 

Ainsi, une attaque contre l'Iran peut être assimilée à l'ouverture d'une boîte de Pandore, nul ne sachant quels réactions du pouvoir iranien elle provoquerait. L'Iran dispose des moyens de perturber gravement le marché pétrolier si il le souhaite. Le gel de ses exportations, une attaque réussie contre un pétrolier transitant par le détroit d'Ormuz, où la destruction d'une grande raffinerie auraient tous pour effet de plonger des marchés déjà bien troublés dans la tourmente, avec les effets que l'on devine sur l'économie mondiale.

 

Risquer une aggravation de la crise économique actuelle est-elle un luxe que le gouvernement américain peut se permettre ?

crédit photo : Daniella Zalcman (Flickr)
auteur: Adrien Fontanellaz
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sur contre-feux.com

de benjamin le 31/08/2008 à 17h58
Le chantage pétrolier

Le chantage pétrolier comme conséquence d'une frappe contre l'Iran ? Mais, le chantage des Iraniens et des nations arabes productrices de pétrole existe bel et bien et depuis longtemps. La montée des prix en Occident en est l'une des causes. L'apparition des nouveaux marchés indiens et chinois ne fera que radicaliser ce chantage. Qui en profite ? Ni les peuples où est extrait le pétrole ni ceux qui en font usage. Le profit est pour les grandes féodalités arabo-musulmanes et leurs servants en Occident, les compagnies pétrolières et leurs intermédiaires politiques. La France avec sa traditionnelle politique pro-arabe (entendez pro business avec les oligarques du pétrole), demain avec le grand marché méditerranéen place ses pions et quand des Airbus sont vendus, cela profite-t-il au peuple français, en termes de pouvoir d'achat relevé ? Non, uniquement, à ces intermédiaires des Cies et à leurs contacts dans l'appareil politique. Voilà donc l'intérêt économique tel qu'il est des deux côtés, les oligarques comme les bourgeois français des multi-nationales. Voilà pourquoi aussi la France a toujours voulu faire cavalier seul, notamment avec la guerre mille fois légitime contre Saddam. Si aujourd'hui le dictateur de Téhéran se croit permis de défier le monde, c'est qu'il sait que la corruption est l'unique guide de la politique française, c'est qu'il sait que la propagande islamique est forte et que les Français ont peur, c'est qu'il sait qu'il peut le faire.
La conclusion de l'article coule alors de source :

"Risquer une aggravation de la crise économique actuelle est-elle un luxe que le gouvernement américain peut se permettre ?" et l'on pourrait tout à fait remplacer gouvernement américain par gouvernement français, celui d'aujourd'hui comme celui d'hier, la piquette vient du même tonneau...

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de andré le 07/09/2008 à 06h08
meme tonneau

cher monsieur,vous m'enlevez les mots de la bouche....

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