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Obama victorieux
Bobster 1985 (Flickr)

Pourquoi et comment Obama a été élu

Guy Millière, professeur à Paris 8 et spécialiste de la politique américaine, avait parié sur la défaite d'Obama. Si les résultats lui ont donné tort, l'auteur nous met néanmoins en garde : la victoire du candidat démocrate n'est pas celle de la démocratie américaine. 

Disons le d’emblée. Je pensais que Barack Obama avait fort peu de chances d’être élu. Il l’a été, avec une majorité nette. J’avais donc tort. Il n’en reste pas moins que les fondements de mon raisonnement existent, et appellent des explications.

 

Jusqu’à présent, dans l’histoire des Etats-Unis depuis au moins un siècle, un candidat à la présidence qui se révélait avoir de façon notoire une personne douteuse dans ses fréquentations passées se trouvait immédiatement éliminé, et un candidat à la présidence qui venait de la gauche radicale n’avait, lui-même, strictement aucune chance. Barack Obama avait une cohorte entière de personnes très douteuses dans son passé proche. Il venait de la gauche extrême. Cela ne lui a pas nui. Pourquoi ? Plutôt que de voir là une réorientation majeure du pays et la dissolution de l’ensemble des valeurs sur lesquelles celui-ci est fondé, d’autres réponses à cette question sont possibles.

 

L’organisation de la campagne

 

Les règles de financement des campagnes n'ont pas été respectées

Obama est parvenu, en s’appuyant sur diverses organisations militantes de gauche, d’extrême-gauche ou de défense des droits civils à mettre en place des réseaux denses et d’une extrême efficacité. Ces réseaux ont procédé à des inscriptions massives sur les listes électorales dans tout le pays. Ils ont pris en charge les électeurs du moment de leur inscription sur les listes jusqu’au moment du vote, et ont pratiqué à leur égard un suivi sans précédents grâce à toutes les technologies de communication disponibles. Ils ont bénéficié de moyens financiers également sans précédents.

 

La ligne jaune séparant la volonté de convaincre de procédés moins démocratiques de persuasion a été franchie à de nombreuses reprises : faire voter des gens en leur faisant peur ou en leur faisant honte s’ils ne votent pas comme on attend qu’ils votent n’est pas très honorable à mes yeux, et ne relève pas de l’idée que je me fais de la concurrence politique dans une société libre. Par ailleurs, des inscriptions frauduleuses sur les listes ont été effectuées et ont débouché sur des plaintes en justice dans quatorze Etats.

 

Les règles de financement des campagnes qui impliquent que des dons ne peuvent provenir de personnes utilisant une fausse identité et une adresse fictive n’ont elles-mêmes pas été respectées. Ceux qui estiment que la fin justifie les moyens diront, bien sûr, que la coupe importe peu pourvu qu’on aie l’ivresse. Je veux, pour ce qui me concerne, me dire que tout cela a constitué un accident de parcours dans la démocratie américaine, et rien de plus qu’un accident de parcours.

 

Le rôle joué par les grands médias

 

Les médias se sont placés au service de la campagne d'Obama, oubliant leur rôle de quatrième pouvoir

Dès le moment des élections primaires entre Hillary Clinton et Obama, quasiment tous les journaux et magazines américains, et quasiment toutes les chaînes de télévision, ont fait preuve d’une extrême partialité envers le candidat qu’ils préféraient très visiblement. Lors de l’élection générale, ils se sont placés massivement au service de la campagne de Barack Obama, et ont abandonné toute prétention à être un quatrième pouvoir. Devenus relais de la campagne d’Obama, ils ont éludé toute investigation sur le passé de celui-ci et en ont présenté une version largement fictive. Ils n’ont pas posé de questions précises sur les idées d’Obama.

 

Ils se sont montrés, par contre, d’une férocité redoutable vis-à-vis du candidat républicain et de sa colistière. Il en a résulté une ambiance malsaine où il semblait que l’objectif était de créer une forme d’idolâtrie nouvelle plutôt que d’informer et de permettre un débat sur les problèmes réels du pays et du monde. Ceux, nombreux, qui ont cédé à l’idolâtrie n’ont rien vu de problématique. Je veux, de mon côté, me dire qu’il s’est agi là d’une grande et grave entorse à la déontologie journalistique qui sera corrigée et n’aura pas de suite.

 

La mauvaise campagne de McCain

 

Pour prendre la stature d’un Président, Obama devra se conduire comme un centriste

On peut ajouter, certes, que la campagne de John McCain n’a pas été excellente. J’ai d’ailleurs écrit que McCain pouvait perdre en faisant une mauvaise campagne. Je ne puis nier que des erreurs graves ont été commises à la mi septembre, lorsque John McCain a décidé de suspendre sa campagne pour retourner à Washington aux fins de "régler" une crise financière qu’il n’a en rien réglée. Si Obama n’a apporté aucune réponse pertinente sur les façons de régler la crise, et a présenté concernant les causes de celle-ci des explications fausses (incriminant la "spéculation", et non le Community Reinvestment Act, qui a créé les prêts subprime), force est de constater que McCain a repris à son compte ces explications fausses et n’a pas apporté de réponse plus pertinente.

 

Les sondages montrent que la population américaine se situe toujours politiquement au centre-droit et se définit toujours comme plus conservatrice que les populations européennes. La logique voudrait, en ces conditions, qu’Obama tourne le dos à son passé, tire un trait sur ses fréquentations des vingt dernières années et se conduise comme un centriste : c’est ce qu’il devra faire s’il veut prendre la stature d’un Président digne de ce nom. J’ose espérer que c’est ce qu’il fera, sans pouvoir en être certain. J’ose espérer aussi que les manquements aux principes démocratiques auxquels on a assisté ces derniers mois n’ont été que le fruit amer de la frustration de la gauche américaine après huit années d’une présidence Bush qui semble avoir été très éprouvante pour elle. J’ose espérer, enfin, que la presse et les médias américains vont retrouver le minimum d’équilibre sans lequel ils risquent de perdre une crédibilité déjà largement entamée auprès de millions d’Américains.

 

Si, sur tous ces plans, les choses devaient se passer autrement, les Etats-Unis s’avèreraient devenir un pays différent, vraiment très différent, de celui où je vis en partie depuis trois décennies.
 

auteur: Guy Millière
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de boisgerault le 14/11/2008 à 16h24
Pourquoi et comment OBAMA a été eéu

Madelin conseiller général du département de Redon il y a quelque années.
Cela ma donné envie de mettre la société en sculpture.
www.artcritique.cmonsite.fr

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de absolutiste le 14/11/2008 à 17h38

CNN, CBS, NBC, MSNBC ainsi que le New York Times, L.A. Times, ect. sont l'Al-Jazeera des grands médias Américains avec leur amour aveugle pour l'Élu et leur manque de raisonnements critiques.

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de kallikrates le 15/11/2008 à 12h46
Analyse et militantisme

Mr Millière ne m'apprend rien confirme une chose que je subodorais depuis longtemps : Le ridicule ne tue pas ...

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de ido le 17/11/2008 à 07h49
Science et conscience

Consternant...il y a sûrement énormément à faire pour moraliser les campagnes électorales, dirigée par l'argent roi et les médias...la dernière de Bush Jr en fut l'apogée. Mais voir ainsi un universitaire incapable de se remettre en cause et donner des conseils c'est trop. L'arrogance française a encore de beaux jours, elle est toujours N°1! Vive l'élite parisienne, mais de grâce quelle se contente de ses salons intramuros ;-)

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de luk45 le 17/11/2008 à 08h23
suffisance et cynisme

article d'une rare suffisance, on y apprend rien, tout n'y est que schématique, sans profondeur, c'est bien triste et cela décrédibilise ce site

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de racza le 19/11/2008 à 23h49
CONTRE-FEUX

je vous quitte, je déteste, les médias qui font de la provocation une rente au même titre que ces magazines racoleurs mettant en première page la photos de la dernière présentatrice météo en pin-up semie-nue. Vous avez trouvez avec Mr. Millière votre pin-up. Bravo. C'est bien. Cela laisse la porte ouverte à des "absolutistes" capable de comparer les médias avec des terroristes, et jusqu'où iront-ils?

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de absolutiste le 20/11/2008 à 17h04
Intolerant

Ne soit pas une autre victime de la nouvelle définition de "Tolérance." Au lieu d'accepter des points de vue différents et offrir des contre-faits en toute civilité, le relativiste boude parce ce qu'on est pas d'accord avec lui, allant pleurer ailleur avec des gens du même avis. Je t'encourage de rester. "On se persuade mieux, pour l'ordinaire, par les raisons qu'on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l'esprit des autres." Blaise Pascal.

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de absolutiste le 20/11/2008 à 18h12
Fonds illégaux provenant de France?

Les campagnes Américaines n'ont pas le droit d'accepter des dons provenant de citoyens étrangers, à part des diplomates, soldats, ou Américains vivant à l'étranger dont $302,131 leur sont attribuer pour la campagne de l'Élu. Pourtant, selon Ken Timmerman and Chris Gonsalves à Newsmax, il y a entre $12,8 et $63 millions qui ont été donner à Barak Hussein Obama sous des pseudonymes à la "Daffy Duck" et "King Kong." Des fonds illégaux provenant de pays étrangers comme l'Iran et notamment d'une "large sélection de villes et villages de France!"
Est-ce qu'il y a une enquête journalière en France sur ces fonds illégaux provenant de France?
Source: http://w3.newsmax.com/a/funnymoney/

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de jackieh le 24/11/2008 à 05h18
petite analyse personnelle...

Obama a été élu pour des raisons intrinsèques (qui tenaient à ce qu'il est en lui-même) et extrinsèques (qui tenaient aux circonstances).

Les raisons intrinsèques sont:
- un potentiel
- un savoir-être

Les raisons extrinsèques sont:
- le dégoût de l'administration sortante et des années Bush Jr
- la crise financière tournant en crise économique puis en récession

Il a été élu sur base d'une perception peut-être justifiée aussi par ses diplômes (finance et droit), son passé de travailleur social et de sénateur de l'État de l'Illinois (élu puis réélu deux fois) (puisqu'en tant que sénateur fédéral il était peut-être connu pour son attitude conciliante et rassembleuse, mais pas pour les (propositions de) loi qui auraient porté son nom...).

Maintenant qu'il a réussi à se faire élire, pour lui comme pour tous, une chose reste vraie, c'est qu'on le verra à l'oeuvre...

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de valentini le 28/11/2008 à 20h14
Pauvre petit Français trahi par l'Amérique

Pauvre petit Français, trahi par l'Amérique

Résumons les noires et sombres lamentations d'un blondinet à lunettes, lui aussi trahi par ses amis. Voilà que les Américains, soudain électrisés par une "gravure de mode teintée d’un zeste de trucs de prêcheur et d’hypnose collective", ont élu, au cours d'une parodie électorale, un ami du terrorisme international à la Maison-Blanche. Un homme, si c'en est un, qui est l'équivalent d'"un vide consternant et d’une vacuité socialiste qui trahit le manque d’imagination et l’illusion qu’avec des vieilles recettes moisies, on peut inventer un avenir tout neuf". Bref, "le pire est arrivé". Millière a pourtant tout tenté pour sauver l'Amérique, en mettant au pied du mur le tout "Saint-Germain des Prés : Sonia Rykiel, le mari d’Arielle Dombasle, l’ex-compagnon d’Yves Saint-Laurent". Mais rien n'y a fait. Le jazz l'a emporté. Même les GI s'imaginent que la libération approche. C'est un noir moment de l'histoire qui s'écrit là. Heureusement, en France, on a mieux que David Vincent, on a un Millière à mille pattes qui danse une danse à nulle autre pareille, la danse de Saint-Guy. Cette danse, en forme de transes extralucides, est pour contrer "l'agité social de Chicago". Le mimétisme joue à plein. Il doit y avoir un sacré paquet de trucs qu'on nous cache.
En premier lieu, le fait que BHO n'est pas un authentique Américain. Quelqu'un destiné à l'être. Ce pâle imitateur de negro spirituals n'a rien à voir avec "les membres des classes moyennes qui ne tiennent pas à perdre leur emploi ou à voir confisquer leur épargne, aux fins qu’elle soit gaspillée dans des programmes fumeux où se croisent des éoliennes à n’en plus finir et des emplois publics par tombereaux entiers". Ce ne sont pas, en effet, de tels gens aussi prévoyants que inexistants, sauf à les imaginer par anticipation, qui se sont laissés rouler par BHO. S'il n'était qu'un type douteux, un tricheur, un pervers manipulateur, un de ces nègres qui donne du grain à moudre "aux racistes de tous bords", bref, un gangster, comme Malcom X, passe encore! Un million d'Al Capone n'a pas empêché l'Amérique de s'enrichir. Mais son élection à la présidence est le fruit d'une manipulation massive, orchestrée, sinon de l'étranger, de façon totalement étrangère à l'esprit américain traditionnel, exempt de violence et de corruption, comme sait Guy-Tout qui vit là-bas, assis au centre, dans l'Arkansas, car son cul englobe toute l'Amérique. Si cette élection contre-nature n'est pas un complot international, subvertissant les médias, Hollywood et Wall street, le fait est que les USA ont, pour la première fois de leur histoire, objectivement élu UN COMMUNISTE.
Et si quelqu'un, après ça, doutait de la dimension historique de cette élection-là, le p'tit Guy-tout, certes, en grossissant le trait, vient d'en faire la démonstration à son corps défendant. Outre qu'il met l'accent sur son caractère absolument démocratique, étant donné que vraiment n'importe qui peut devenir le président des USA, sans que ça n'offusque personne, excepté les Pierre-à-feux saoudiens, leur caïd et le très fieffé Millière, ministre contre la fusion-intégration dans l'identité communiste. Ce ministère, il va de soi, est in partibus, puisque le monde est à présent communiste. Il y a bien une exception française et de surcroît incarnée avec une gueule grande comme l'Atlantique. En un clin d'oeil, elle avale le monde. Mais au final, c'est ce que j'aime chez l'imbécile français, tout ce qu'il déclare impossible se réalise.


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de Robert Noyal Jr le 29/11/2008 à 21h03
chautauquas

Mr Millière se flatte d'avoir travaillé avec Alain Madelin qui fut dans sa jeunesse membre de l'extrême-droite. Que Mr Millière n'ait strictement rien compris à ce qui vient de se passer aux Etats-Unis, soit. Tout le monde peut se tromper. Qu'il refuse de reconnaître son erreur le rend indigne d'enseigner dans une université.
Quant à savoir ce qu'un bloggeur anonyme en a compris, rendez-vous sur le site :
http://chautauquas2008.blogspot.com
Salutations.

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de clever le 09/07/2009 à 01h13
Qui que quoi...

A quand un article intitulé: Pourquoi je ne parviens pas à délivrer des analyses exactes concernant Barack Obama?

Ce serait pas mal, un bon travail personnel...

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de clever le 09/07/2009 à 01h18
Qui êtes vous au juste?

Et pour finir, moi, j'ose espérer que vous ferez travailler votre sens du jugement à l'avenir.
Et Mr Obama n'a pas besoin de vos conseils, on ne peut plus désuets et insignifiants, pour mener à bien son rôle et être un PRESIDENT digne de ce nom...
Mais quelle arrogance! On crois rêver.

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de valentini le 09/07/2009 à 14h31
T'as raison coco!

les fondements de ton raisonnement existent,

t'es assis d'ssus!

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