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Elections présidentielles américaines - Obama

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Les Etats-Unis : cible ou modèle ?
Sommes-nous anti américains ?
Il y a cinq ans, suite au refus français de participer à la guerre américaine en Irak, une vague de désamour réciproque déferlait sur les deux pays. En 2008, la France soutient la guerre en Afghanistan et succombe à l' « Obamania ». Quel étrange revirement !

En 2002-2003, alors que la Maison Blanche s’appliquait à coup de mensonges d’état - Saddam Hussein aurait été complice d’Al Qaida et l’Irak cachait des armes de destruction massive - à embarquer la France, membre de l’OTAN, dans la coalition de guerre contre Bagdad, une vague d’anti américanisme a déferlé en France. De l’autre côté de l’Atlantique, les Français se voyaient détestés.

 

Cinq ans plus tard, le gouvernement français annonce une réintégration dans les structures militaires de l’OTAN, soutient sans faille la guerre "anti terroriste" en Afghanistan et a reçu chaleureusement le candidat démocrate à la présidence lors des derniers jours de son périple à l’étranger… Avons-nous changé à ce point ? Si les Français votaient aujourd’hui, Obama serait élu à plus de 86% des suffrages … Ont-ils changé au point de redevenir ces libérateurs bien aimés de juin 1944 ?

 

Anti américains ou anti Bush ?

 

L’administration Bush a très vite dilapidé son capital de sympathie, après les attentats du 11 septembre 2001

Un constat s’impose : lors de l’annonce des attentats du 11 septembre 2001, l’émotion et un mouvement de solidarité envers l’Amérique blessée ont saisi la grande majorité des Français. Le Monde titrait : "Nous sommes tous américains". Seule une minorité de l’ultra gauche et de l’ultra droite a grincé des dents et tenté de démontrer que l’attentat contre le Capitole ne serait qu’un odieux montage… Ce capital de sympathie, l’administration Bush l’a très vite dilapidé. Les analystes français, dans les pas de grands reporters américains tel que Bob Woodward,  ont très vite fait la lumière sur l’obstination de G.W. Bush et des néoconservateurs à intervenir contre l’Irak. Obstination qui a conduit la CIA à produire des informations fallacieuses, à la demande de la Maison Blanche.

 

Il y eut mensonge, manipulation, guerre faussement annoncée comme gagnée en mai 2003 par G. W. Bush, dévoilements des tortures pratiquées à Abu Ghraib, dévoilement des méthodes d’interrogation à Guantanamo et  dans ces vols mystérieux de la CIA qui utilisaient des alliés bienveillants pour interroger les suspects, sous torture. Il y eut ces séries de blagues au fil des interventions ridicules, des gaffes du président des Etats-Unis, et l'engouement du public français pour les films et livres de Michael Moore.

 

Un bel été 2007…

 

Par un bel été 2007, le ton de la presse - la presse people en particulier - change. Accrochée aux difficultés du couple Sarkozy - Cecilia, les medias suivent avec intérêt la visite de Nicolas Sarkozy dans la maison de famille des Bush à Kennenbunkport. Les parents, Bush père et Barbara sont là, ambiance de détente et de familiarité sympathique. Le style décontracté du président français en vacances colle parfaitement avec le naturel des Bush. La belle histoire de déjeuner dans le Maine n’aurait pas suffi à redorer l’image de l’Amérique, en France. Il a fallu l’étonnante campagne des primaires, la qualité des débats Hillary Clinton - Obama et le phénomène Obama pour faire évoluer la relation.

 

Le phénomène Obama

 

Pour les Français, Obama a deux mérites essentiels, qui laissent espérer un vrai changement aux Etats-Unis

Les mots ont un sens. Pour les Français, le démocrate a deux mérites essentiels : il a voté contre la guerre en Irak comme sénateur de l’état d’Illinois en 2003 et a prononcé un discours magistral contre le racisme à Philadelphie, en mars, discours publié en France (par les éditions Grasset). Ces deux thèmes laissent croire à un changement possible aux Etats-Unis. Et surtout, du côté français, ces thèmes "anti guerre" et "droits des Noirs" renvoient à la nostalgie des années 1960. Les jeunes français d’alors manifestaient contre la guerre du Vietnam et aimaient Martin Luther King.

 

Mieux encore, Michelle, femme d’Obama a osé dire "qu’enfin, elle pouvait aimer l’Amérique" ! De là, à comprendre que - comme nous - elle ne l’aimait pas, avant... Avant la montée d’Obama dans l’électorat américain.

 

Au-delà de l’amour ou du désamour…

 

L’on peut se demander si les Français aiment Obama parce qu’il incarne, avec l’énergie de sa relative jeunesse, la capacité des Etats-Unis à innover, capacité qui nous fait défaut… Ou plus sournoisement, aime-t-on Obama parce que son ascension signale que l’Amérique est bel et bien en crise : profonde inquiétude économique pour les classes moyennes et les pauvres, conscience de l’injustice sociale, conscience des limites de l’outil militaire dans la guerre du XXI me siècle. En cet élan pro Obama, les deux postures se rejoignent : moins puissante et arrogante, l’Amérique rassure. Dans le même temps, l’effondrement des Etats-Unis inquiète : la puissance "Europe" n’est pas advenue pour prendre le relais. Obama exprime la réalité de la crise et l’espoir qu’elle pourrait être contrôlée.

 

C’est sans doute rêver : si l’élection du Démocrate le 4 novembre peut redonner vie au "rêve américain", la conjoncture de guerre qui sera celle des débuts de la présidence, guerre anti terroriste qu’il s’engage à poursuivre sur le terrain militaire entrave les grands projets de réformes socio économiques. Les Américains ont plus de 30 000 hommes en Afghanistan. Obama réclame une augmentation de près de 7000 militaires.

 

Nous pourrions alors voir réapparaître nos oscillations… Solidarité de 2001, désamour de 2003-2007, élan de 2008. Quid pour 2009 ? Au-delà de la question du pro ou de l'anti américanisme, c’est notre conception de la relation de l’Occident au monde qui est en jeu, même si le scénario de la campagne d’Obama est très séduisant !

auteur: Catherine Durandin
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de djoundjoun le 30/07/2008 à 17h01
ANTI AMERICAIN??????

Nous vivons une drôle d'époque,être contre une politique gouvernementale se transforme directement par être raciste envers le peuple de ce même état Dire du mal de Assad anti arabe,de Olmer antisémite,de Bush anti américain, et de Poutine anti russe,la liste est longue la manipulation est facile et l'avenir de la démocratie bien sombre.

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de amar meriche le 13/08/2008 à 02h45
Is Go an American? ... "Niet, on' Ruski"

Is God American? Perhaps no...
Pourquoi être anti-américain? ou anti-tout?
Il y a la fameuse chanson dont je ne connais que le refrain: "God is an American (bis-tris)... Niet, on' ruski" (Est-ce que Dieu est un américain?... Non, c'est un russe). Même si cette chanson est de circonstance, au vu de la confrontation en Géorgie, on peut se poser la question sans être obligé d'y répondre. Moi, je dirais: on s'en fout! Obama, que je ne connais pas, je vais le juger à ses actes et ses oeuvres et non pas à ses déclarations. Quant à Nixon, Bush, Staline, Poutine (Putin, in English) et ce canard de Medvedev ou ce courageux froussard de Saakashvili, ce sont les faits qui les mettent en exergue. On n'a ni à les aimer (hors leurs victimes) ni à les détester (hors leurs adeptes). C'est l'histoire qui les jugera.
Obama paraît sympathique mais on a vu que Clinton-le-démocrate n'a jamais usé de ses prérogatives pour mettre le hola à la "mise en faillite programmée et à la disette des pays du quart-monde". On ne connaît pas d'humanistes parmi les présidents américains, encore moins parmi les Républicains... Ne parlons pas de tous leurs méfaits au Vietnam, en Afghanistan (les 2 puissances), en Afrique (Libéria), en Amérique Latine (Chili, Colombie, Panama, ...), puis dans les Balkans où ils (et les Européens itou) ont laissé assassiner des milliers de Bosniaques et de Croates. Et maintenant, que feront-ils en Géorgie où les Russes se sont même permis de bombarder la ville natale de leur ex-empereur Staline soi-même? Bon... Je termine en disant que je préfère quand même Obama à McCaine... à cause des frites du même nom...
La prochaine fois, on s'occupera des Chinois... s'ils continuent à bafouer les droits de leurs "immenses" minorités. C'est un minoritaire qui parle!

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