International


Ismail Haniyeh (chef du Hamas)
Wissam Nassar

Faut-il croire le Hamas sur parole ?

Le boycott du Hamas par les grandes puissances a montré ses limites : ses revendications et sa popularité sont intactes. Dans ce contexte, le Hamas s'est dit récemment prêt à respecter une trêve militaire avec Israël, si ce dernier se retirait sur les frontières de 1967. Est-ce là une proposition nouvelle et sérieuse ?

Alors que l’ancien président américain Jimmy Carter vient d’achever une "tournée pour la paix" moyen-orientale de 9 jours, le débat (ré)amorcé aujourd’hui sur l’actualité du conflit israélo-palestinien a au moins un aspect positif : celui de contribuer à mettre les points sur les "i". On ne compte en effet plus le nombre d’hypothèses et diverses contre-thèses qui ont pu accompagner les évolutions du principal épicentre conflictuel du Moyen-Orient particulièrement depuis le 26 janvier 2006, date d’accès du Hamas au pouvoir dans les Territoires palestiniens. Les uns y voyaient l’émergence d’une nouvelle donne compromettante pour la paix dans la région, arguant du déni existentiel affiché par cette formation vis-à-vis de l’Etat d’Israël ; les autres tentaient, au contraire, d’y voir une opportunité pleinement exploitable, conformément au principe selon lequel seuls les ennemis mutuels (soit le Hamas d’une part, et l’exécutif israélien) peuvent négocier concrètement les termes d’une paix.

 

Il aura cependant fallu passer par de profonds tiraillements inter-palestiniens, de nouvelles - et graves - inflexions dans l’état des relations israélo-palestiniennes, ainsi que par une donne israélo-libanaise exacerbée, pour en arriver à un constat : le Hamas, pas plus que le Hezbollah libanais, n’ont finalement courbé l’échine. Deux ans après l’accès du Hamas au pouvoir, et un an et demi après la fin officielle du dernier des affrontements israélo-libanais d’ampleur, retour à la case départ donc, avec l’échec des Israéliens, des Américains, et de leurs alliés occidentaux à tordre le cou tant à leurs principaux ennemis régionaux (Hamas et Hezbollah) qu’à leurs parrains supposés (la Syrie et l’Iran).

 

Une donne régionale toujours aussi explosive implique ainsi de trouver des solutions nouvelles et durables

 

Dans ce contexte, la récente annonce du Hamas, qui se dit disposé à respecter une trêve militaire de longue durée avec Israël si ce dernier acceptait se retirer sur les frontières territoriales prévalant avant la guerre des Six-Jours de 1967, est-elle à placer dans la catégorie des propositions nouvelles et sérieuses ? Pas vraiment. Une fois encore, le Hamas fait en effet montre d’une reconnaissance implicite de l’Etat hébreu, et quand bien même il refuse de procéder à une énonciation formelle de son accommodation du fait israélien, il convient de ne pas oublier que le cheikh Ahmad Yassine lui-même, ancien chef spirituel du Hamas, avait procédé à une proposition similaire au début de l’année 2004, quelques semaines tout juste avant son assassinat par l’armée israélienne. La trêve n’est pas une reconnaissance, disent les Israéliens ; pas de reconnaissance de notre part, mais des garanties de sécurité en cas d’un retrait des Israéliens de nos territoires occupés depuis 1967, rétorquent les Palestiniens du Hamas.

 

Et l’on voit mal comment les positions des uns et des autres pourraient évoluer plus avant dans les prochains temps. Le Hamas a le soutien de la "rue palestinienne", si l’on en croit les sondages d’opinion à tout le moins ; le gouvernement d’Ehoud Olmert, pour sa part, ne voit pas pourquoi il devrait prendre en considération les affirmations du Hamas alors que le Fatah est beaucoup plus acquis à ses volontés. Même si les termes d’une alliance objective ne sont jamais totalement exclus dans l’alchimique et complexe moule proche-oriental, on ne voit ainsi pas ce qui pourrait réellement les motiver aujourd’hui.

 

Car, une fois n’est pas coutume, le verdict hypothétique des urnes est un déterminant incontournable des futures évolutions

 

C’est en ce sens que les perspectives prévalant d’un côté comme de l’autre se font une fois encore miroir. Car l’aspect relativement nouveau de cette actualisation des exigences du Hamas pour la pacification des perspectives réside dans son annonce selon laquelle il serait prêt à accepter les termes d’une paix négociée entre l’Autorité palestinienne (représentée donc par le Fatah) et le gouvernement israélien à l’une des conditions suivantes : soit que les Palestiniens signifient par référendum leur accord vis-à-vis d’un tel texte ; soit que cette même disposition soit validée par un nouveau Conseil législatif palestinien qui aurait été consacré par la voie des urnes. Le Hamas sait, en effet, que les sondages lui sont favorables aujourd’hui, et qu’ils ne jouent par contre en rien en faveur du Fatah ; dès lors, il voit mal pourquoi il se priverait d’un recours à une telle piqûre de rappel. Ce scénario annoncé, quand bien même il n’aboutirait pas concrètement, ne lui donnerait en effet pas moins des arguments supplémentaires, sur le principe selon lequel toute absence de prise en compte de ses propositions est en soi-même un aveu de faiblesse de la part des négateurs.

 

Quant à Ehoud Olmert, auquel les sondages d’opinion ont été beaucoup plus favorables depuis qu’il a validé tour à tour, ces derniers mois, un bombardement sur un site nucléaire syrien supposé (septembre 2007) ainsi qu’une nouvelle série d’opérations musclées à l’encontre de la bande de Gaza, il voit probablement très mal pourquoi il devrait acquiescer à une prise en compte sérieuse des déclarations du Hamas dans un contexte où un tel acte pourrait être synonyme, aux yeux de sa population, d’un aveu de faiblesse vis-à-vis des Palestiniens. Autant dire que les perspectives demeurent loin d’abonder en faveur de la réouverture d’un canal diplomatique franc entre Israéliens et Palestiniens, et que l’on ne saurait d’ailleurs voir Israël dire oui au Hamas à un moment où il n’hésite pas à faire valoir bien des oppositions à la volonté américaine de voir la création d’un Etat palestinien aboutir d’ici à la fin de l’année 2008.

 

Ces nouvelles déclarations du Hamas ont au moins un mérite important

 

Il ne faut pourtant pas en déduire une quelconque inutilité dans la démarche courageuse entreprise ces derniers jours par Jimmy Carter, qui, c’est le moins que l’on puisse dire, a été très sérieusement tancé par les exécutifs américain comme israélien. Ces nouvelles déclarations du Hamas ont en effet au moins un mérite : celui de montrer que la voie militaire est loin d’être le choix stratégique exclusif de cette formation. Ce n’est ainsi pas le moindre des mérites de J. Carter que d’avoir contribué, si besoin en était, à la clarification de cet aspect. Quant à Israël, aux Etats-Unis, mais aussi à l’Union européenne (ou du moins la majorité de ses membres), leur boycott du Hamas a, au bout de deux ans, montré ses limites : la formation islamiste a su se maintenir, sa popularité n’a pas subi l’érosion initialement escomptée, et ses revendications assumées restent intactes.

 

Il n’est ainsi en rien inutile de rappeler qu’il est urgent pour les pays occidentaux de consacrer le Hamas au rang de partenaire politique, au même titre que le Fatah. Cela ne signifie en rien d’acquiescer à l’ensemble des ses conditions pour l’avenir des relations israélo-palestiniennes, bien entendu. Ce serait, au contraire, une manière de la responsabiliser, et de lui montrer qu’elle peut obtenir un gain politique conséquent à partir du moment où elle ferait preuve de pragmatisme, et surtout de souplesse supplémentaire. Car, si le Hamas est capable de parler d’une trêve avec Israël en dépit de la guerre à outrance qu’il connaît depuis plus de deux ans, rien n’empêche de penser qu’il pourrait se montrer encore plus souple et réaliste à compter du moment où il trouvera face à lui des interlocuteurs efficaces, et probants. Jusqu’à preuve du contraire en effet, pas une négociation à l’international n’a été initiée au départ de postures initiales consensuelles de la part des protagonistes concernés. Il n’y a pas de raisons qu’il y en aille différemment dans le cas du conflit israélo-palestinien.

auteur: Barah Mikaïl
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de ramuncho le 18/05/2008 à 17h21
faut-il croire le hamas

Pour étre très clair, j'ai dans mon pc une vidéo montrant comment le hamas a procédé avec les partisans du fatah lors de sa prise de la bande de gaza.Je peux vous dire que ce n'est vraiment pas beau.

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de keul le 29/05/2008 à 18h22

heuu c'est une blague ??? j'ai aussi un lien montrant comment le hamas se sert des enfants !

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de ilan le 30/05/2008 à 10h01
REPIT

Je pense sincèrement que cette proposition servirait de prétexe à cette organisation pour se "refaire une santé".
Car les coups de butoir répétés de Tsahal en réponse aux tirs quotidiens de roquettes sur le sud d'Israël, notamment sur Sdérot, ont beaucoup déstablisé et affaibli les défenses et la vie économique et sociale de la bande Gaza.

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de sabex le 01/06/2008 à 01h00
tous vos blablas

Vous destabillisez tous les gens de bonne volonté, nous avons vu avec Arafat que vous considériez tjrs comme un terroriste. Il est vrai que vous seul avez la palme de devenir colombe apres avoir été faucons. Vous faites en sorte de considérer les Palestiniens quel qu'ils soient - Hamas ou autres - comme des sanguinaires pour ne pas avoir à appliquer les vrais resolutions de l'Onu car vous y perdriez

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de ilan le 05/06/2008 à 13h19
A SABBEX

Je ne crois pas aux promesses *** Modération *** (insulte) d'Hanieh.
Quant aux résolutions de l'ONU, le monde arabe peut balayer devant sa porte ... ...

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de keul le 06/06/2008 à 12h09

sabex - s'il te plait, Arafat non seulement était un terroriste, mais en plus un voleur - Lui qui se targuait devant les médias de ne possèder que son uniforme et son keffieh avait quand même un compte en banque de 300mio $ !! plus deux appartements a Paris (un de 200m² dans le 16ème) avec quoi a t'il payé ca ?

@ilan - je suis d'accord avec toi, *** Modération *** (insultes)

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de ilan le 06/06/2008 à 13h21
ARAFAT

Il payait tout cela avec les sous de l'Europe ; les malversations d'Olmert, c'est du "pipi de chat" à coté !
Mais il devra démissionner car en matère de démocratie, on ne joue pas avec le feu en Israël.

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de houhou le 18/06/2008 à 20h50
que veut israël avec les palestiniens

quel que soit l'interlocuteur présent face aux autorités israéliennes, il y aura toujors à redire. Ce n'est pas aux israéliens ou aux amis d'israel de dicter le nom d'un dirigeant au peuple palestinien.
Le peuple palestinien a choisi le hamas de manière démocratique . Résultat on fait payer au peuple son choix et dans le même temps on critique ceux qui sont opposés au hamas.
IsraËl rêve dun dirigeant docile comme en afhanistan

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de ilan le 19/06/2008 à 10h12
HAMAS

Ce que vous dîtes est exact, mais comment peut-on discuter avec une formation politique qui n'admet pas votre existence ?
D'après ce que j'ai compris en vous lisant, vous aimez le Hamas et bien c'est pas mon cas !

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de houhou le 19/06/2008 à 14h10
A Ilan

Désolé, vous vous trompez royalement. je n'ai aucun rapport avec le hamas mais j'ai du respect pour la démocratie et ceux qui militent pour la paix. La reconnaissance n'a jamais été un préalable a des discussions entre peuples. Des exemples dans le monde de ce genre de négociation sont nombreux. chine taïwan, corée du nord corée du sud. Je suis perplexe sur la volonté réelle de vouloir la paix. L'entretien du myte de la menace lui permet de bénéficier de milliards américains de jouer les victimes quand son attitude est agressive et conquérante. Jusqu'à preuve du contraire les frontières israéliennes n'ont jamais été précisées et définies et Israël ne respecte aucune résolution de l'Onu . Et malgré tout ce que j'écris , je ne suis pas un ami du hamas. Désolé mais ne pas soutenir l'agressivité d'Israël envers le peuple palestinien n'en fait pas forcément un ami du Hamas

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de ilan le 19/06/2008 à 14h25

"Le peuple palestinien a choisi le hamas de manière démocratique" ...
A Gaza oui, mais il a ravi le pouvoir de manière non démocratique en faisant un putsh sanglant.
Vous citez par ailleurs des pays qui se parlent sans se reconnaitre.
Dans les exemples que vous choisissez aucun de ces pays n'a,(ou n'a plus),la volonté d'anéantir l'autre.
Aussi et ainsi les Philippines parlent avec l'Etat Hébreu en l'absence de relations diplomatiques et sur ce chapître, la liste est longue.
Mais dans le cas présent le Hamas veut anéantir Israël, à l'instar du Hezbolah.
La solution est très différente.
De toute manière dans cette histoire, on nous dit seulement ce qu'on veut bien nous dire.

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de andré le 14/08/2008 à 17h39
faut il croire ect...

pour ma part certainement pas!
je ne crois pas qu'une seule personne du monde arabe(ceci inclut les chretiens du liban) tienne a l'existance d'Israel! alors le conflit ne peut que durer, jusqu'au pire!!

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de keul le 30/08/2008 à 16h49
je suis d'accord

je reviens d'un séjour en Tunisie et j'ai été choqué par un spectacle, ou plutôt sa fin qui dénote bien ce que vous dites
Donc soirée style club et thème le far-west

On fait donc participer des touristes et l'équipe du club - pour faire court - les participants jouent une scenette ou les participants , dans un saloon finissent par tous s'entretuer et, à ce moment, sur la musique de "if I were a rich man" entre une vraie caricature du juif tel que représenté sur les affiches des nazis avec la redingote, le long nez et les papillottes qui s'empresse de détrousser tous ces "morts" - J'ai officiellement protesté aupres de la direction de l'hotel qui est un grans complexe de Carthage

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de andré le 30/08/2008 à 17h00
je suis d'accord!

pour ma part ayant passé ,pour le boulot, + de 30 ans dans les pays arabes,il ne me viendrait pas 1 seule
seconde l'idée d'y retourner,pour y passer des vacances!!
toutefois je suis étonné que meme la tunisie en est là!!désolant!!

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de BOURGUIBISTE le 23/01/2009 à 01h49

mr andre je crois que c est une grave erreure de generaliser la derive de quelques personnes a toute la tunisie un pays qui considere la religion comme une liberte personelle et qui n a jamais eu des probleme avec la religion hebraique ; et je lance un appel a tous les tunisiens qui sont alles s installer en israel de revenir dans leur pays et de laisser place a ceux qui ont ete chasses de leurs terres et si vous croyez que cette terre est sainte je vous dis que toutes les terres sont saintes .......

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de keul le 25/01/2009 à 17h35
non

par la passé, la hamas a démontré qu'il était quelqu'un dont la crédibilité était en dessous de zéro - Lorsqu'ils ont proposé d'échanger des prisonniers contre des israéliens et qu'ils ont rendu de cadavres a a été le pire de tout !

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