LES ARTICLES LES PLUS :
DéBAT
La leçon de sarkozysme d'Eric Woerth
lire l'article
Billets
Populisme et décence ordinaire
lire l'article
International
Pourquoi la Turquie n’a pas rompu avec Israël
lire l'article
THEMES :
- Afghanistan
- Afrique
- art
- banques
- Berlusconi
- Brésil
- capitalisme
- changement climatique
- Chine
- chômage
- cinéma
- Clinton
- Corée
- crise financière
- crise économique
- croissance
- Delanoë
- droits de l'homme
- démocratie
- emploi
- environnement
- Etats-Unis
- Europe
- finance
- France
- gauche
- guerre
- génocide
- géopolitique
- histoire
- immigration
- Inde
- inflation
- Internet
- Iran
- islam
- Israël
- Italie
- Jeux Olympiques
- justice
- libéralisme
- littérature
- mafia
- mondialisation
- musique
- médias
- nucléaire
- Obama
- Occident
- OTAN
- Palestine
- pauvreté
- philosophie
- presse
- prison
- PS
- pétrole
- recherche
- religion
- retraites
- Royal
- Russie
- réformes
- santé
- Sarkozy
- sociologie
- société
- terrorisme
- Tibet
- Turquie
- télévision
- écologie
- élections
- élections américaines
- énergie
International
Pourquoi l'armée israélienne intervient-elle à Gaza ?
A l'approche des élections législatives israéliennes, le coup de force dans la bande de Gaza vise à rassurer l'opinion publique. Pour éloigner du pouvoir une droite idéologique, incapable d'intégrer l'idée d'un Etat palestinien indépendant.
L’intervention militaire israélienne contre l’infrastructure du Hamas dans la bande de Gaza produit un consensus national encore plus fort que celui qui s’était dégagé pendant l’été 2006 contre le Hezbollah. Une des raisons est certes que "l’opération Plomb durci" est pour l’instant mieux conduite par l’état-major que les opérations "Juste rétribution" et "Changement de direction". Cependant, les véritables raisons tiennent dans des facteurs psychologiques qui transcendent les clivages partisans. Nous les exposerons après avoir analysé les conditions générales qui ont amené le gouvernement de Ehud Olmert et Tzipi Livni à décider ce qui est la plus grande opération militaire israélienne jamais conduite depuis la guerre du Liban en 1982.
Quel est l’objectif ?
Clairement, il consiste à démanteler ("anéantir", a déclaré B. Netanyahou) l’ensemble de la logistique du Hamas dans la bande de Gaza, de manière d’abord à empêcher la continuation des attaques de roquettes qui pénètrent de plus en plus souvent et profondément en territoire israélien, puis si possible, à asséner des coups très durs à l’appareil administratif et politique du mouvement islamiste. L’ampleur des frappes aériennes est aussi conçue pour déclencher, dans la population gazaouie, un mouvement de détachement par rapport au Hamas, pari évidemment risqué puisqu’il peut aussi déboucher sur un renforcement de sa popularité. En tout état de cause, et sauf à ce qu’une trêve de longue durée intervienne rapidement, nous n’en sommes sans doute qu’à la première étape d’une action de plus grande envergure, et d’autant plus réalisable que la présidence Bush est sur sa fin, mais aussi que la présidence tchèque de l’Union Européenne n’a ni l’expertise, ni l’autorité de la présidence française sur les questions de politique étrangère.
Le contexte : l’approche de l’ échéance électorale israélienne
Les élections législatives du 10 février prochain sont souvent perçues, notamment par les opinions publiques arabes, comme un non-événement, mettant aux prises des partis politiques qui ne se différencient pas entre eux. Or il n’en est rien, en particulier à droite de l’échiquier politique. Il existe une droite pragmatique, incarnée par Kadima et une droite plus idéologique, incarnée par le Likoud, lui-même débordé sur sa droite par une partie de ses alliés naturels, le camp national-religieux et l’ultra-droite laïque. Malmenée dans les sondages par le Likoud de Binyamin Netanyahou, la coalition de Kadima et des travaillistes doit prouver aux électeurs qu’elle est à même de garantir la sécurité du pays. Or elle doit le faire dans un contexte où en Israël depuis 1977, le charisme en politique a constamment été incarné par la droite, de Menahem Begin à Ariel Sharon et aujourd’hui Netanyahou. Face au falot et déprécié Olmert, face à une Tzipi Livni qui n’a pas encore assis son image, c’est Netanyahou, l’héritier d’une dynastie connue de dirigeants sionistes révisionnistes, qui représente aujourd’hui l’option sécuritaire crédible pour une grande partie de l’opinion publique.
Sauf à perdre les élections, le tandem Livni-Barak se devait de montrer qu’il était au moins aussi efficace et de rétablir la crainte d’Israël et de son armée dans la région, crainte mise à mal d’abord par le retrait du sud-Liban, puis par l’échec relatif de l’opération contre le Hezbollah. Ceux qui ont aujourd’hui tendance à mettre dans le même sac l’actuel gouvernement et son éventuel successeur likoudnik doivent se raviser : malgré l’ampleur de l’action contre Gaza, l’équipe au pouvoir a définitivement intégré l’idée d’un Etat palestinien indépendant et sera inévitablement amenée, si elle est reconduite, à faire d’autres concessions pour aboutir à un accord de paix. La droite idéologique au contraire, n’a toujours pas avalisé l’idée même qu’il existe un "peuple palestinien", encore moins celle qu’il dispose d’un Etat, et considérant que le temps joue pour Israël, elle tentera de retarder par tous les moyens un règlement global du conflit, y compris en tenant tête à la pression internationale.
Car, et c’est un élément peu pris en compte en Europe, l’opinion publique comme la classe politique israélienne sont de moins en moins sensibles aux appels d’une communauté internationale dont ils jugent qu’elle est partiale à l’égard d’Israël. Cette méfiance/défiance vaut aussi d’ailleurs vis-à-vis des communautés juives de diaspora dont les prises de position, qu’elles soient plutôt "faucon" ou plutôt "colombe", sont tenues pour de plus en plus dérisoires dans un contexte de baisse continue de l’émigration vers Israël. Ces sentiments n’épargnant même pas les Etats-Unis et leurs gouvernements, ces deux dernières constatations sont à méditer par les tenants de la thèse qui voit en Israël une simple tête de pont américaine au Proche-Orient et un Etat soutenu à bout de bras par le lobbying de la diaspora juive.
Le deuxième facteur de contexte : le sentiment d’une menace existentielle
Tout comme à l’été 2006, la population israélienne a le sentiment que le Hamas, comme le Hezbollah, constitue une menace contre l’existence même de l’Etat hébreu. En pensant ainsi, elle ne fait d’ailleurs que prendre au pied de la lettre le langage officiel de ces deux mouvements, qui appellent à la destruction d’Israël ou à sa disparition en tant qu’Etat, qui justifient les attentats-suicides et qui sont persuadés, depuis l’été 2006, qu’Israël est plus fragile que jamais. Analyse évidemment fausse : d’une part, Israël garde une force militaire inégalée dans la région, d’autre part, malgré les schémas qui présentent la société israélienne comme traversée par des clivages sociétaux profonds, ceux-ci, tout en étant bien réels, n’empêchent pas le peuple israélien d’être parfaitement soudé sitôt que son existence lui semble en jeu.
Ces facteurs psychologiques rendent la situation bien différente de celle qui prévalait avant la victoire électorale du Hamas : avec l’OLP, chacun en Israël savait, même si il prétendait le contraire, qu’il existait un terrain de négociation ; avec le Hamas, aucune discussion n’est possible tant que le mouvement islamiste n’aura pas reconnu le droit à l’existence d’un Etat juif. Qu’en l’espèce il existe sans doute, au sein du Hamas, une minorité lucide et capable de franchir ce pas, ne change rien pour l’instant au sentiment dominant en Israël, d’un combat existentiel pour garantir la survie de l’Etat hébreu : jamais il n’a existé de conjoncture comme celle d’aujourd’hui, où Israël doit faire face au triple déni d’existence du Hamas, du Hezbollah et du président iranien, sans compter le problème majeur que pose la radicalisation d’une bonne partie des arabes israéliens. Le problème principal posé par cette perception des choses est qu’il situe d’emblée le terrain de la confrontation sur le plan militaire alors que, quelque jugement qu’on puisse émettre sur son idéologie et ses méthodes, le Hamas est (aussi) un mouvement politique qui jouit du soutien réel et profond d’une bonne partie de la population palestinienne, à Gaza et au-delà.
A partir de là, l’équation d’un accord de paix devient à la fois très simple et très compliquée : Israël ne pourra sans doute pas se débarrasser du Hamas par la seule opération en cours et le Hamas ne doit pas imaginer qu’il pourra continuer à ne pas reconnaître le droit à l’existence de l’Etat israélien.
|
auteur: Jean-Yves Camus en savoir plus sur l'auteur |
Créez votre profil
pour noter, réagir
et écrire
sur contre-feux.com
|
Des Etats, des journalistes et des intellectuels voyous
Est-il possible, aujourd’hui, de voir se propager sous nos yeux des formes évidentes de barbarie, sans que des mesures concrètes soient prises pour empêcher les assassins d’agir ? Hani Ramadan | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
quel est le rapport?
quel rapport y a t il entre l'analyse objective et sans parti pris de la situation faite par Mr Camus et votre commentaire issue de la tribune de genève? | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Je suis d'accord à la fois avec JC Camus et Aliloui. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Excellente analyse objective de J.Y Camus et réaction très partisane de Aliloui | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Les règles
Voici, en exclusivité, ces règles que tout le monde doit avoir à l'esprit - Règle numéro 1: Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui - Règle numéro 2: Les arabes, Palestiniens ou Libanais n'ont pas le - Règle numéro 3: Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela - Règle numéro 4: Quand Israël tue trop de civils, les puissances - Règle numéro 5: Les Palestiniens et les Libanais n'ont pas le droit - Règle numéro 6: Les israéliens ont le droit d'enlever autant de - Règle numéro 7: Quand vous dites "Résistance", il faut toujours - Règle numéro 8: Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas - Règle numéro 9: Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de - Règle numéro 10: Les israéliens parlent mieux le français que les - Règle numéro 11: Si vous n'êtes pas d'accord avec ses règles ou si | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
encore une fois aliloui...
...votre réaction n'a aucun rapport avec l'article de Jean-Yves Camus... à se demander si vous n'arpentez pas tous les sites sans distinction pour poster vos remarques "pré-fabriquées" l'avantage de ce genre d'article, c'est qu'il s'attache aux faits. Dans cette période de guerre de l'image et de l'augmentation d'informations non vérifiées, c'est très appréciable... peace | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
On ne peut pas commenter objectivement le conflit du proche orient en cherchant toujours à équilibrer les critiques entre israeliens et palestiniens. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
état palestinien, quel territoire?
Merci pour cet article pertinent. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
commentaire sur la question posée à M. Camus
je suis doublement étonné du commentaire de Zadig: | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
cripivy, où avez-vous lu dans mon commentaire que je ne me satisfaisais pas du nombre d'expulsés palestiniens? Je posais la question du territoire de la future Palestine, car au vu de l'actuel territoire que l'on apelle West Bank, il est clair qu'aucun Etat ne peut exister sur un chapelet de localités morcelées et sans voies de communications réelles -sans parler de Gaza-. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Correctif
Que donnerait un referendum même limité aux seuls Israéliens d'ascendance juive (ou supposée telle : cf. Shlomo Sand) quand à leur souhait, si déjà on leur enlevait de la tête que le peu ragoûtant président de l'Iran a parlé de rayer Israël de la carte, ce qui est absolument faux; même si c'est de plus en plus souhaitable au plus vite ? Les autres racistes ex-israéliens se jetteront d'eux-mêmes ..... dans les avions . En attendant pour prendre le problème à la base pourquoi ne pas lire çà http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/67/15/03/le-partage-de-la-palestine-du-point-de-vue-juridique.pdf L'entité sioniste est illégitime et la Charte de l'ONU ne lui permettait absolument pas de la "légitimer" par un vote "truqué" qu'on résume généralement si mal.
| |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
Je comprend mieux la position de Zadig après son message et je partage son point de vue sur la création d'un Etat palestinien sur la fontière de 1967 (ou 1947 décidée par l'ONU): il s'agit en fait de toute la cisjordanie qui, selon les differents plans de paix, serait reliait à GAza par un couloir routier. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
excusez la faute de frappe
Je comprend mieux la position de Zadig après son message et je partage son point de vue sur la création d'un Etat palestinien sur la fontière de 1967 (ou 1947 décidée par l'ONU): il s'agit en fait de toute la cisjordanie qui, selon les differents plans de paix, serait reliait à GAza par un couloir routier. | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|
|
un peu de poésie merde !
Mon coeur de Gaza Ne survivra pas Notre lien secret Sur Oslo je tire un trait | |||
répondre à cette réaction
|
noter cette réaction |
signaler un abus
|
|











