Actualité éditoriale
Et si l'élection américaine n'allait rien changer ?

Quelle que soit l'issue du scrutin du mardi 4 novembre, la politique américaine va se détourner de l'idéologie impérialiste de l'administration Bush 1.

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Barack Obama est encensé par les médias comme le candidat du changement. Pourtant, la fin de campagne du candidat démocrate a pris un virage à droite, passé sous silence par la presse Européenne. Condamné à rassembler pour être élu, Obama multiplie les déclarations qui remettent en question sa volonté de changement.

McCain, considéré peut-être à tort comme l'héritier des années Bush, représente l'aile centriste du mouvement conservateur, et s'est parfois opposé à la politique de Bush, notamment au cours des primaires de 2000 et 2004.

L'administration Bush 2 a déjà entamé un revirement d'importance par rapport à l'administration Bush 1, notamment en politique étrangère : la secrétaire d'Etat Condolezza Rice s'est employée ces dernières années à limiter les décisions unilatérales et à renforcer le dialogue avec les ennemis des USA, comme l'Iran ou la Corée du Nord.

Après avoir consacré tout au long de la campagne un dossier spécial Elections américaines, Contre-feux a donc choisit de consacrer son prochain débat à cette question :

Et si l'élection américaine n'allait rien changer ?

Vous pourrez retrouver ce débat au lendemain des élections, soit le mercredi 5 novembre.

Barthélémy Courmont, chercheur à l'Iris, se penchera sur le cas de la politique étrangère.

Guy Millière, responsable de l'Institut Turgot, et ancien conseiller de Reagan, nous mettra en garde contre les effets d'annonce du candidat Obama, et sur la future déception des européens, si le candidat démocrate finissait par l'emporter.

Catherine Rivoal, chargée de mission international et mondialisation, nous expliquera en quoi la politique agricole et environnementale des deux candidats se rejoint sur plusieurs points,  comme   l'interventionnisme et le développement des bio-carburants.

Frédéric George, professeur d'histoire, nous montrera en quoi McCain n'était pas Bush.

François Durpaire, chercheur au Centre de recherches d’histoire nord-américaine (Paris I),  directeur de l’Institut des diasporas noires francophones, et auteur de L'Amérique de Barack Obama, insistera sur les réels espoirs de changement liés à la victoire du candidat démocrate.

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auteur : La rédaction le 3 novembre 2008 13h57 1 réaction
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de Belofficier le 09/11/2008 à 15h18
Demain tous le monde sera beau et gentil

Barack Obama est donc élu. C'est sans aucun doute historique du fait qu'un homme de couleur prend la présidence du pays le plus puissant du monde...
Mais pour autant ceux qui pensent que le monde va changer grâce a cette élection seront déçu, car les politiques américains sont bien ancrés dans leur vision du monde et Obama devra rendre des comptes à ceux qui ont financé sa campagne et aux divers lobbys...
Si Obama devait être par trop réformateur certains n'hésiteraient pas à le tuer. Sa marge de manoeuvre, si tant est qu'il soit enclin à réellement réformer est donc trés faible. Cependant, la crise actuelle sème le doute dans les esprits dogmatiques du libéralisme et la situation économique des USA est fragile donc il existe une réelle possibilité de changer les règles de fonctionnement de notre monde...
Obama sera t'il plus enclin qu'un républicain à ne pas s'opposer au changement? Rien n'est moins sûr!
Les Français projettent leur phantasmes et leur lecture de la politique américaine à travers le prisme des jeux de leur politiciens, confondant ainsi leurs socialistes ou leurs centristes avec les démocrates américains. Le réveil risque de leur donner la gueule de bois...

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