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Politique
Barack Obama n'a pas encore gagné
Les sondages placent Barack Obama en tête ? Malgré l’avance annoncée, le sénateur de l’Illinois n’a pas encore gagné le scrutin du 4 novembre. Quelles sont les enjeux de ces quinze derniers jours de campagne ?
"We Can Change". La victoire du candidat démocrate annoncée par les sondages peut-elle correspondre à une rupture dans l’histoire électorale américaine, c’est-à-dire à un changement de régime et des mentalités à l’image des scrutins de 1932 et de 1980 pour reprendre l’une des idées clés du stimulant essai de Bernard E. Brown Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les élections américaines (Autrement, 2008) ? Avant de répondre, il ne faut pas perdre de vue que Barack Obama n’a pas encore gagné le scrutin.
Une image d’homme d’Etat désormais établie
La capacité de Commander in Chief du sénateur de l’Illinois semble désormais établie dans l’opinion américaine. Elle a été renforcée à l’issue des trois débats télévisés durant lesquels Barack Obama a préféré se différencier de son principal rival que de chercher l’affrontement. Depuis ce week end, cette stature présidentielle est confortée par le soutien du républicain Colin Powell qui fut le premier Noir à occuper la fonction de chef d'état-major interarmées. Dans une interview sur NBC, M. Powell a estimé que le candidat démocrate "remplissait les critères" pour diriger le pays, "en raison de sa capacité à inspirer, en raison du caractère fédérateur de sa campagne, et parce qu'il tend la main à toute l'Amérique" (…) "Je pense que ce serait un président réformateur. Pour cette raison, je vais voter pour Barack Obama". Cette annonce devrait rassurer une part des indécis puisque Colin Powel a occupé la fonction de Secrétaire d'Etat durant le premier mandat de George W. Bush (2001-2005), avocat de la guerre en Irak à l'ONU avant de dénoncer les "mensonges" qui ont entraîné les Etats-Unis dans cette guerre.
Un scrutin serré
Certes, Barack Obama a le vent en poupe dans les sondages. Mais il faut garder en mémoire qu’il ne doit pas gagner une élection, mais cinquante élections. L’élection présidentielle repose sur un scrutin indirect, dans lequel chaque Etat élit les grands électeurs représentants les candidats en lice selon la règle du winner-take-all. Dans chaque État (à l’exception du Maine et du Nebraska), le système électoral de la General Election donne toutes les voix (winner-take-all) de l’État au candidat arrivé le premier. Ainsi, George W. Bush gagne l’élection de 2000 en remportant la majorité des grands électeurs sans obtenir la majorité des voix au plan national.
Si le sénateur de l’Illinois est en passe de rallier quelques Etats votant traditionnellement républicains comme la Floride qui a permis la victoire de G. W. Bush en 2000, il reste la question des swing states dont peut dépendre l’issue du scrutin (Ohio, New Hampshire, Colorado, Virginie, Nevada, Caroline du Nord). Qui plus est, l’écart dans les sondages (entre 6-14% des intentions de vote) demeure trop faible, surtout s’il faut inclure un "effet Bradley" en défaveur du candidat démocrate.
Des intentions de vote nombreuses
Pour assurer son élection, Barack Obama doit parvenir à mobiliser l’ensemble de ses électeurs potentiels le jour du scrutin, à l’image de l’effort conduit pendant les primaires. A ce jour, il bénéficie d’intentions de vote élargies, précieuses et inédites. Les femmes, qui votent davantage que les hommes et qui rejettent massivement la candidature de Sarah Palin, soutiennent le candidat démocrate jugé plus soucieux de leurs préoccupations.
De plus, comme de nombreux Américains, les étudiants ont conscience du caractère historique du vote du 4 novembre. Ils désirent ainsi participer en soutenant le candidat démocrate qui s’est particulièrement intéressé à ce jeune public pouvant faire basculer l’élection. Pour éviter une abstention récurrente, les démocrates ont déployé toute une panoplie de moyens essentiellement techniques et inédits dans l’intensité de leur utilisation, en direction de ces électeurs potentiels via les réseaux sociaux sur internet et les sms.
Enfin, Barack Obama peut compter sur la mobilisation des électeurs Afro-Américains et Latinos qui se déplacent en général peu aux urnes, mais aussi sur une part de l’électorat juif qui voit dans le candidat démocrate la personne la plus capable de gérer la crise financière. Mais l’annonce dans les sondages d’une victoire probable du candidat démocrate pourrait casser l’élan et dissuader les électeurs de se rendre aux urnes.
Les inconnues du scrutin
A ce jour, les sondages sont favorables au sénateur de l’Illinois. Toutefois, ce dernier n’a pas réussi à creuser suffisamment l’écart face au sénateur de l’Arizona, dans un contexte de crise financière qui ternit la fin de mandat de George W. Bush et qui joue contre la campagne républicaine. Qui plus est, dans les dernières semaines précédant l’Election Day, Barack Obama n’est pas à l’abri d’une crise internationale qui relancerait son rival John McCain toujours jugé mieux qualifié dans l’opinion pour gérer un événement lié à la sécurité du pays. Cette crise peut revêtir plusieurs formes, de l’attaque terroriste à une crise internationale ou de politique étrangère menaçant les intérêts américains. Comme en témoigne l’impact sur la campagne de la crise géorgienne qui n’a toujours pas trouvé d’issue.
L’équipe de campagne doit aussi craindre "l’effet Bradley" du nom du candidat malheureux Tom Bradley, le maire noir de Los Angeles dont tous les sondages faisaient le prochain gouverneur de la Californie en 1982. Il en résulterait ainsi un déficit de voix important dans une élection aussi serrée. D’autres parient sur un "effet Bradley à l'envers", dû à la mobilisation massive des Afro-Américains, des Latinos et de l'électorat blanc "progressiste". D'après Daniel Hopkins, chercheur à Harvard, les candidats noirs enregistraient jusqu'en 1996 un déficit moyen de 3 % par rapport aux sondages. Depuis, ce serait l'inverse - un bonus de trois points.
Sans oublier, une abstention plus forte que prévue dans les catégories d’électeurs pro-Obama (jeunes, minorités, femmes…) qui peut aussi faire balancer les résultats. L’Amérique est-elle prête à ce changement ? Les Américains ont-ils réellement le sentiment de vivre la fin d’un modèle ? Réponse à partir du 4 novembre…
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auteur: Frédéric George en savoir plus sur l'auteur |
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Etes-vous sûr que tous vos lecteurs sachent ce qu'est "l'effet Bradley"? | |||
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MANOONGA DIEU SUPREME LE ROI DU DIEU TRITON
***Modération*** Commentaire hors de propos Voir la charte de la participation | |||
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Bradley voilà l'explication,ça fait peur.... | |||
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Enfin, Barack Obama peut compter sur la mobilisation des électeurs Afro-Américains et Latinos qui se déplacent en général peu aux urnes, mais aussi sur une part de -l’électorat juif- qui voit dans le candidat démocrate la personne la plus capable de gérer la crise financière. L'électorat juif? (c'est pas un cliché ça? juif=banquier ==>préoccupation financière...) | |||
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Fraude ?
À en croire Robert F. Kennedy Jr. et Greg Palast, il y aurait un autre risque majeur : la suspension massive des droits civiques pour une partie de la population, orchestrée dans les fiefs républicains. Voir ces liens : | ||
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manoonga 4 juillet 2009
le 4 juillet est une date historique pour les etats unis manoonga souhaite bonne chance | |||
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L'effet Bradley n'existe pas
L'effet Bradley n'existe pas. Cet effet Le Pen inversé (au lieu de refuser de dire au sondeur que l'on vote pour un candidat d'extrême-droite, comme en France en 2002, certains blancs prétendraient voter pour Obama, parce que c'est politiquement correct, mais retrouveraient leurs réflexes racistes le jour du vote). Terrible non ? Sauf que cette théorie n'a rigoureusement aucune base ni factuelle (elle est basée sur un seul cas, combattu par des exemples inverses) ni sociologique. Voir la critique du politologue progressiste Huyghe http://www.huyghe.fr/actu_578.htm | |||
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L'effet Bradley n'existe pas
L'effet Bradley n'existe pas. Cet effet Le Pen inversé (au lieu de refuser de dire au sondeur que l'on vote pour un candidat d'extrême-droite, comme en France en 2002, certains blancs prétendraient voter pour Obama, parce que c'est politiquement correct, mais retrouveraient leurs réflexes racistes le jour du vote). Terrible non ? Sauf que cette théorie n'a rigoureusement aucune base ni factuelle (elle est basée sur un seul cas, combattu par des exemples inverses) ni sociologique. Voir la critique du politologue progressiste Huyghe http://www.huyghe.fr/actu_578.htm | |||
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