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Politique
Hillary touchée par le syndrome Giuliani
Avec le Wisconsin et Hawaï, cela fait dix victoires d’affilée pour Barack Obama face à Hillary Clinton ! Depuis le Super Tuesday, l’ancienne First Lady n’est pas parvenue à s’imposer dans le moindre Etat. Il lui sera désormais extrêmement difficile de s’imposer dans les Primaires démocrates. Sa stratégie étonnante n’est pas sans rappeler celle de Giuliani dans le camp républicain...
Avec le Wisconsin et Hawaï, cela fait dix victoires d’affilée pour Barack Obama face à Hillary Clinton ! Depuis le Super Tuesday, l’ancienne First Lady n’est pas parvenue à s’imposer dans le moindre Etat, et son adversaire a même obtenu dans certains cas des scores très importants. Si Hillary Clinton a réussi à contenir la percée d’Obama à l’occasion du Super Tuesday (mais cela était prévisible), il lui sera désormais extrêmement difficile de s’imposer dans les Primaires démocrates. La perspective d’un retour à la Maison-Blanche semble ainsi s’éloigner pour celle qui s’imposait, il y a encore quelques semaines, comme la candidate évidente du parti démocrate.
La Floride pour l’un, le Texas et l’Ohio pour l’autre
Devant les difficultés rencontrées dans sa campagne, le camp Clinton mise sur le 4 mars, et plus particulièrement deux Etats importants qui s’exprimeront ce jour-là, le Texas et l’Ohio (le Vermont et Rhode Island désignant également leurs délégués démocrates le 4 mars). Comme si ces deux Etats pouvaient à eux seuls inverser une tendance qui semble irrémédiable. Une stratégie étonnante, et qui n’est pas sans rappeler celle de Rudolph Giuliani dans le camp républicain, quand l’ancien maire de New York voyait dans la Floride la clef de sa campagne, ignorant avec un certain mépris les résultats dans les autres Etats. Cette stratégie a été un échec total, et pourtant Giuliani était donné vainqueur des Primaires de son parti à quelques jours de leur lancement officiel comme Hillary Clinton. Dans ces conditions, suivre l’exemple de Giuliani est aussi déplacé qu’étonnant pour une candidate qui avait, non sans raison d’ailleurs, rappelé à ses électeurs après sa défaite dans l’Iowa (premier Etat à s’exprimer, le 3 janvier, et qui l’avait placée en troisième position) qu’elle faisait une campagne nationale, et ne souhaitait donc pas se focaliser sur quelques Etats en particulier. Comme pour mieux fustiger ses adversaires, Obama et Edwards, sur leur stratégie de se servir de l’Iowa comme d’un tremplin, tandis qu’elle bénéficiait d’une stature nationale. Les temps ont changé, et Hillary Clinton, désormais dos au mur, s’appuie sur la stratégie de l’autre (ex) candidat new yorkais de cette élection américaine, ce qui pourrait confirmer très rapidement que ce « syndrome » qui consiste à pointer du doigt des Etats-clefs au détriment des autres n’est décidément pas la bonne approche pour remporter la course à la Maison-Blanche.
57% ou rien
Si la sénatrice de New York veut reprendre la main dans les votes populaires, il lui faudra s’imposer avec un score moyen de 57% dans les Etats qui ne se sont pas encore exprimés. Or, dans les treize Etats où elle est arrivée en tête (contre 24 pour Obama), à l’exception de l’Arkansas, où son époux fut gouverneur (70% pour elle), et de l’Etat de New York où elle bénéficie d’un soutien que lui confère sa fonction (57% pour elle), elle n’est jamais parvenue à s’imposer avec un score au moins aussi important que ce qu’il lui faudrait dans les 14 Etats restant. Ses victoires ont même souvent été très serrées. A l’inverse, Obama a remporté des victoires souvent faciles (80% dans l’Idaho, 76% à Hawaï, 74% en Alaska et au Kansas, 67% dans le Colorado , soit à l’exception d’Hawaï des Etats dans lesquels il ne devait pas, a priori, bénéficier d’un avantage particulier du fait de ses origines ou de ses actions, en tant que sénateur, l’Illinois lui donnant une large majorité avec 65%, mais moindre que les Etats sus-cités). Et comme les résultats des Primaires démocrates sont proportionnels, Madame Clinton devra faire des scores exceptionnels pour faire son retard. En d’autres termes, mission quasi impossible, à moins que la machine Obama se grippe, ce qui semble peu probable à courte échéance. Il est en effet arrivé en tête lors des derniers scrutins dans toutes les catégories d’électeurs, à l’exception des plus de 65 ans. Et le « réservoir » d’électeurs hispaniques, annoncé hier comme la solution aux problèmes d’Hillary Clinton, commence à se vider. A l’exception du Texas (et du tardif Porto Rico bien entendu), ces votes ne seront pas déterminants dans les derniers scrutins.
La seule solution : les super délégués
Dans ces conditions, il n’y a plus qu’une seule solution pour le camp Clinton pour espérer faire son retard, et remporter l’investiture : séduire les super délégués. Sur les 800 élus et membres du Parti qui apporteront leur vote lors de la Convention nationale de Denver, elle devra séduire la majorité de ceux qui ne se sont pas encore prononcés, et s’assurer dans le même temps que ceux qui lui ont déjà apporté leur soutien (environ 250) ne changent pas d’avis pour se tourner vers Barack Obama (qui a reçu le soutien d’environ 150 super délégués). Il reste environ la moitié des super délégués à séduire, mais comme on ne peut jamais être certain de leur vote, la grande campagne de séduction est permanente. Et à ce petit jeu, Hillary Clinton a été particulièrement talentueuse au cours des deux dernières années, un peu moins ces derniers temps. De son côté, Obama estime que s’il l’emporte dans la majorité des Etats (ce qui devrait être le cas, tant il se rapproche de cet objectif), il est normal qu’il bénéficie au moins d’un équilibre dans les choix des super délégués. Un tel scénario condamnerait Hillary Clinton. A elle donc d’inverser la tendance en multipliant, au cours des prochaines semaines, et avec l’aide de son époux, les initiatives en direction de ces délégués libres pour les convaincre de voter pour elle. Un combat qui s’annonce, là encore, très difficile.
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auteur: Barthélémy Courmont en savoir plus sur l'auteur |
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Trash politique...
La route à la maison blanche est semée d'embuches, de rebondissement, et de coups bas... un peu comme dans West Wing (très forts les américains, ils font une série sur les élections avant les élections...) Une autre option pour relancer Hillary avant les primaires serait de trouver une bombe à lancer contre Obama... et il y en eu bien une qui a failli exploser. En effet, le NY Times a révélé le 9 février le passé de Barack Obama avec la drogue (marijuarana et cocaïne) entre 1979 et 1981... Cela aurait pu être un désastre pour le sénateur de l'illinois. Mais son état de grâce actuel est tel que l'info n'a pas eu le retentissement qu'elle aurait du avoir dans un pays aussi puritain et conservateur. En fait, elle s'est même retournée, dans une certaine mesure, en sa faveur. En effet, sa soeur confesse dans l'article du times que c'est à cette période de sa vie qu'il a compris qu'il devait se prendre en main et faire quelque chose de sa vie... Donc vivement que les scénaristes d'Hollywood se remettent au travail et trouvent un nouveau "happening" à l'investiture démocrate... ou Hillary ne connaitra pas de Happy End... | |||
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Obamania
Les super délégués vont en effet jouer un rôle crucial, et l’article explique très clairement les enjeux stratégiques de cette fin de campagne à l'investiture. Mais oseront-ils pour autant défier l’opinion publique américaine en éliminant au dernier moment un Obama très en poupe ? Seulement, comme le disait Jean-François Kahn récemment sur France Inter, « On est tous pour Barack Obama, mais on ne sait pas pourquoi… » Après huit années de Bush, le cœur peut avoir ses raisons. | |||
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En parlant d'obamania...
Ces américains sont forts et incroyablement originaux... http://www.dailymotion.com/relevance/search/obama%2Bbaby/video/x4elm8_im-an-obama-baby_politics Aujourd'hui, en plein campagne, même les bébés ont un avis, et même les bébés préfèrent Obama | |||
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ca envoie severe !
trop marrant le clip sur dailymotion !!! En france suite a un truc comme ca, on aurait fait un debat entre intellectuels sur france2 pour la defense des droits de la petite enfance, avec en guest star des psy de salon lacanien et peut etre aurait-on nommer une commission CSI pour surveiller les temps d'emission sur dailymotion...histoire de respecter le quota de droit de parole entre candidats !!! | ||
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