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ANALYSE Faut-il croire le Hamas sur parole ? VU D'ISRAEL Les éléments clés pour un accord de paix solide lire le dossier |
Les deux candidats à l’élection présidentielle américaine sont atypiques, et l’un comme l’autre ne manquent pas d’arguments de poids. Mais souvent sur des questions distinctes. Si Barack Obama est ainsi souvent perçu comme bénéficiant d’un avantage sur le terrain de l’économie, John McCain est présenté comme un meilleur candidat en matière de politique étrangère. A tort ou à raison, seul l’avenir le dira. McCain a en tout cas compris que c’est sur la politique étrangère qu’il bénéficie d’un avantage sur Obama, et qu’il a tout intérêt à mettre l’accent sur les différences entre les deux candidats. Ses critiques sur l’isolationnisme de son adversaire, dans un discours prononcé au Canada, et ses piques sur la naïveté d’Obama sur l’Irak ou la relation avec les Etats voyous, à l’instar d’Hillary Clinton lors des Primaires démocrates, sont révélatrices de sa confiance sur ce terrain.
Le poids de l’expérience et du prestige
Plus que son âge (qui pourrait être un handicap), c’est l’expérience qui distingue John McCain de son adversaire. Ses actions au sénat, un engagement politique de trente ans et des soutiens de figures importantes de la politique étrangère américaine sont des avantages de poids. A cela vient s’ajouter une reconnaissance à l’extérieur. Il fait par ailleurs preuve d’un pragmatisme en matière de politique étrangère (au risque de s’aliéner le soutien des néoconservateurs) qui n’est plus à démontrer, et que sa campagne ne fait pour le moment que confirmer. Il se distingue en cela nettement de l’administration sortante, et ce n’est pas un hasard. Il sait en effet que le bilan de politique étrangère des années Bush est globalement négatif, et plutôt que de chercher à ignorer ces questions, il a choisi de les aborder de front, se démarquant du président sortant, mais réaffirmant dans le même temps son désir de voir les Etats-Unis continuer à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale. John McCain bénéficie par ailleurs d’un important prestige dû à son profil de héros militaire. Sans doute l’un des plus grands héros américains des dernières décennies. Son expérience au Vietnam et son engagement politique jouent ainsi en sa faveur.
Le premier président expert en politique étrangère depuis George Bush père ?
George Bush père pouvait se targuer, lors de sa prise de fonction, d’une expérience hors du commun en matière de politique étrangère (vice-président pendant huit ans, ancien directeur de la CIA, ancien ambassadeur à l’ONU, en poste à Pékin ). A l’inverse, ses deux successeurs, Bill Clinton et George W. Bush n’avaient aucune expérience des dossiers de politique étrangère lorsqu’ils accédèrent à la fonction suprême. Ce n’est qu’une fois installés dans le Bureau Ovale qu’ils ont endossé le costume de commandant en chef de la première puissance mondiale, et imposé leur vision de la politique étrangère. John McCain n’a pas l’expérience de George H. Bush, mais il serait, en cas de succès, le président américain le mieux affûté lors de sa prise de fonction sur ces questions sensibles depuis Bush père ce qui, dans une période particulièrement difficile pour Washington à l’extérieur, avec des dossiers sensibles en nombre, pourrait s’avérer être un avantage de poids, qu’il mettra certainement en avant lors des débats télévisés avec son adversaire à l’automne prochain. Avec, souhaitons-lui, plus de succès que Bush face à Clinton en 1992 ! En d’autres termes, John McCain a tout intérêt à faire de la politique étrangère une question centrale pour cette élection. Un pari risqué, quand on sait que les Américains sont traditionnellement plus préoccupés par les questions internes, mais un pari qui a fait mouche lors des primaires.
Le pari irakien
McCain doit aussi son avantage sur son adversaire en matière de politique étrangère au pari presque insensé qu’il a fait sur l’Irak, dès le début des Primaires républicaines. A contre-courant de l’opinion publique, et de manière plus courageuse que ses adversaires républicains, il fit de la guerre en Irak l’un des principaux points de sa campagne, en promettant une victoire au cas où il accèderait à la Maison-Blanche. Le sénateur de l’Arizona a compris que si les Américains souhaitent un retrait rapide d’Irak, ils craignent la défaite, et à l’inverse de ses adversaires, force est de constater que McCain dispose d’un véritable plan : un retrait progressif, mais pas précipité, et une intensification de la lutte contre les rebelles afin de favoriser un transfert de responsabilités en direction des Irakiens. Force est de constater que son pari s’est avéré payant, et que l’amélioration, certes encore précaire, de la situation en Irak lui est pour le moment favorable. Obama l’a compris, et après avoir fustigé McCain sur sa politique irakienne, se montre désormais plus mesuré, et admet qu’un retrait top rapide ne serait pas forcément la meilleure option.
Les atouts de Barack Obama
Face à McCain, il serait erroné de voir en Barack Obama un mauvais candidat sur les questions de politique étrangère. En réponse à l’expérience de son adversaire, Obama oppose une vision de la place de l’Amérique dans le monde, autour de la nécessité d’améliorer l’image de Washington à l’extérieur. Un objectif que ne renie pas McCain, mais sur lequel le jeune sénateur de l’Illinois se montre mieux placé. En témoigne son immense popularité hors des Etats-Unis. Et sur des dossiers sensibles comme l’Iran, le Moyen-Orient ou la relation avec Cuba, Obama se montre lui-aussi pragmatique. La stratégie du candidat démocrate semble finalement assez simple : ne pas trop se distancer de McCain sur la politique étrangère, afin de pouvoir porter l’attention sur les divergences en matière de politique économique.
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auteur: Barthélémy Courmont en savoir plus sur l'auteur |
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le poids des lobbys
McCain aurait plus d'expérience sur les dossiers internationaux, certes. Mais qu'en est-il de ses relations avec les lobbys du pétrole et de l'armenent? A la lecture de quelques blogs américains sur la campagne, il ressort régulièrement des histoires concernant McCain et un occulte financement de sa campagne. Il serait question notamment d'un contrat de 40 milliards de dollars favorisant EADS plutot que Boeing. Des relations avec un milliardaire ukrainien, des activités au Montenegro... Spéculations? Couleuvres sans fondements? Tentative de déstabilisation de la part de militants Obama? Reste que le doute est permis. L'expérience politique de McCain peut-être aussi un boulet pesant son lot de manœuvres politiciennes, d'alliances fumeuses, et d'"amitiés" dans lesquelles se mêlent des financements de campagne et des marchés publics. On sait que l'arme principal d'Obama est celle de l'homme neuf, et je reste persuadé que face à McCain cet argument jouera encore plus en regard de son propre passé politique. |
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New York today
La politique est une perspective, l'équation stratégique de la politique étrangère repose sur les actes et sur des thématiques stratégique de configuration des modèles et concepts qui aux states est la fonction exponentielle de création d'une valeur sécuritaire et du renforcement de l'identité de Marque de l'Amérique. Qui des deux incarne cette typologie stratégique aux yeux des Américains? L'Américain résone autrement que l'Européen. Si McCain avait tant que ça une bonne expérience de la stratégie de politique étrangère, Il serait intervenu au près de Bush, même dans la colère du 11 Septembre de prendre de s'assurer du fait avant de s'inquiéter de la cause. Depuis trente ans il est au sénat en bon républicain. Décrypter ses prises de position, avant de lui donner le bon Dieu sans confession. Pourquoi Bush Père n'a pas terminé le travail et à laissé à son fils le retour en Irak ? Les chrétiens sont les seuls à ne pas comprendre le moyen orient et tout ce qui lui ressemnle. Il est comme ça et ne changera jamais. Ils nous auront à l'usure. OBAMA a au moins le mérite de le savoir. On embrasse son ennemi pour mieux le poignarder. C'est la stratégie des vainqueurs. Et, Rome devint un empire. A bon entendeur ! |
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Cet article est bien ciblé; mais l'auteur ne pourrait-il pas , prochainement, développer les relations de Mac Cain avec le parti républicain? |
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L'après 3 juin 2oo8
"America, this is our moment. This is our time. Our time to turn the page on the policies of the past..." Au soir du 3 juin 2oo8, le sénateur Obama annonce sa victoire finale à l'investiture démocrate, à St Paul - Minnesota. Jusqu’à cette date, le challenge avait été pour lui l'acquisition jour après jour, semaine après semaine des voix des électeurs démocrates, leur mobilisation de plus en plus intense et active dans tous les états visés, l'organisation de grassroots, mouvements politiques de base typiquement américains au niveau des communautés locales. La campagne d’Obama avait pour unique objet et sujet les Américains, leur niveau de vie, leur éducation, leur travail, leur santé. Elle s’incarnait dans le couple Obama, représentant la famille américaine moyenne. Pendant cette course à l’investiture, le sénateur Obama n’intéressait pas du tout les média européens – hormis son originale couleur de peau. Ils avaient déjà fait leur choix sur Hillary Clinton ou John Mac Cain, les candidats les mieux « habillés » pour cette présidence américaine. L’actualité d’Obama, c’était lorsqu’un pasteur de sa paroisse disait une ânerie devant une caméra, ou qu’un détective supputait qu’il fut un apostat de la religion musulmane. Tous espéraient un sursaut des électeurs en faveur de la très respectable et expérimentée Hillary Clinton. On reprenait les propos de Clinton et Mac Cain qui ne cessaient de critiquer la jeunesse et l’inexpérience d’Obama. Résultat, Clinton a été défaite ! Avant le 3 juin dernier, le seul fait d'arme d'Obama en matière de politique étrangère fut en pleine « Bushmania » un discours, mémorable par son audace et sa ferme rudesse, contre les opérations militaires en Irak. Ce discours date du 2 octobre 2oo2. Il est à relire par tous ceux qui se passionnent pour l’élection américaine. On y lira des mots de la même veine que celle qui porte la campagne du sénateur aujourd’hui. On y perçoit aussi à distance la stature politique exceptionnelle qu’il va développer par la suite. Et les électeurs démocrates l’ont bien compris. Revenons à l’après 3 juin, Changement de cap pour Obama ! Le 4 juin, il fait une incompréhensible déclaration sur Jérusalem qui consterne la moitié de la planète. On se dit qu’il veut s’allier l’électorat white pro-israëlien américain. Puis silence radio pendant plus d’un mois. Enfin, le 15 juillet, le candidat démocrate expose à Washington sa vision de la question Irakienne qui s’oppose sur le fond à celle de Mac Cain et enfin s'envole pour une tournée Moyen-Orient/Europe qui va s’avérer être plus qu’un succès. En attaquant Obama sur la question de la politique étrangère, Mac Cain a fait une erreur. Il n’a pas anticipé la capacité rapide du candidat démocrate à dessiner les contours d’un vrai projet de politique étrangère pour sa présidence et à en faire la preuve diplomatique sur le terrain. Dès son retour, là encore les média nous indiquent que John Mac Cain a pris des points dans quelques états du Middle-West. On en déduit l’idée fameuse qu’un succès ici devient un échec ailleurs et que cette tournée va être contre-productive pour le sénateur noir. On regarde les entrailles de quelques sondages sans envergure pour aussitôt brandir le spectre d’une chute de Barak Obama dans les sondages. Qui vivra, verra ! Obama a déjà tourné la page. Il prépare la convention de Denver - Colorado le 28 août prochain.
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