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Politique
Pourquoi je pense qu’Obama peut craindre de ne pas être élu
L’élection présidentielle n’est pas encore jouée. L’écart dans les sondages demeure serré. L’image d’intellectuel dont souffre Barack Obama et l’issue de la crise russo-géorgienne risquent fortement de peser dans le choix des électeurs le 4 novembre 2008.
Guy Millière a ouvert un débat dans les "colonnes" de contre-feux.com en proposant un article intitulé Pourquoi je pense qu’Obama ne sera pas élu auquel Barthélémy Courmont a répondu Pourquoi je pense qu’Obama sera élu.
Outre-Atlantique, la campagne présidentielle se poursuit et le sénateur de l’Illinois peut craindre de ne pas être élu. Le regard porté dans les deux stimulantes contributions citées paraît parfois trop européen. Dans les sondages, l’écart entre les deux candidats a toujours été serré. Sans prétendre apporter une analyse digne de Cassandre, il convient de nuancer et d’intégrer des éléments d’analyse complémentaires sur les enjeux à venir.
Un contexte favorable à Barack Obama
Barthélémy Courmont a très justement présenté le contexte électoral qui est favorable à la candidature du sénateur de l’Illinois. Le bilan des deux mandats de George W Bush réclame plus un vote sanction que la reconduction d’une nouvelle administration républicaine à la tête du pays. La crise immobilière et financière profite aussi au parti de l’Ane. Enfin, comme le souligne Barthélémy Courmont, "les Américains sont prêts à élire un métis (…) Les Démocrates sont unis derrière leur candidat".
Une contre-offensive républicaine à ne pas sous-estimer
Avec Karl Rove dans les coulisses, le Grand Old Party contre attaque au lendemain de la Convention démocrate de Denver en dévoilant le nom de Sarah Palin comme colistière de leur candidat John McCain. Pari risqué ? De nombreux articles ont déjà été publiés à ce propos. Ce choix permet de rassurer et de mobiliser la droite conservatrice tout en redynamisant la campagne républicaine. Un détail mérite d’être souligné : Sarah Palin est gouverneur de l’Alaska, Etat voisin de la Russie.
La crise russo-géorgienne d’août 2008 pourrait peser davantage dans l’élection que la récession économique dont les effets sur la croissance seraient plus limités que prévu. Elle avantage le camp républicain préparé à cette crise internationale. Robert Kagan, le conseiller en politique étrangère de John McCain, a publié cette année un ouvrage, Le retour de l’Histoire ou la fin des rêves, dans lequel il démontre le retour de la Russie sur la scène internationale. Ecrit avant les événements de l’été, il pointe déjà les possibilités d’une crise entre la Russie et la Géorgie. Dans son livre, il décrit une Russie autoritaire et nationaliste, véritable menace pour la paix dans le Monde que seule l’union entre les Etats-Unis et leurs alliés peut contenir.
John McCain s’est toujours positionné pour un isolement de la Russie
Et ce en accord avec la vision de son conseiller. Lors d’une récente interview télévisée sur la chaîne ABC, Sarah Palin a prôné la fermeté vis-à-vis de la Russie, n'excluant pas la possibilité d'une guerre en cas d'agression sur un membre de l'Otan. "Nous devons garder un œil sur la Russie. Car le fait que les Russes aient envahi un petit pays démocratique, sans provocation, est inacceptable". Le 15 octobre débutera à Genève une conférence internationale "sur les modalités de sécurité et de stabilité dans la région ; sur la question des réfugiés (...) sur tout autre sujet, d'un commun accord entre les parties." (accord du 8 septembre entre l’UE et la Russie). En cas de blocage des négociations, ces dernières risquent fort de rejaillir en faveur des Républicains dans les débats précédant le jour du scrutin.
Ainsi présenté, et, tout en étant digne des meilleurs scénarios de fiction, tel celui du film Des hommes d’influence de Barry Levinson, certains esprits assez imaginatifs pourraient s’interroger si, pour favoriser l’élection du candidat républicain John McCain, Washington, principal allié de la Géorgie, n’aurait pas un lien quelconque avec la crise russo-géorgienne. Bref, en ce début de campagne officielle, le discours républicain se recentre donc sur ses thèmes porteurs capables de conduire à la victoire électorale : les valeurs morales et les questions internationales.
La clé du scrutin : la mobilisation des électeurs démocrates
Quoiqu’il en soit, il demeure difficile de prédire le résultat des urnes. La campagne n’est pas finie. Surtout, pour l’emporter, Barack Obama devra répéter la mobilisation de son camp telle qu’orchestrée lors des primaires. La campagne active menée dans les cinquante Etats témoigne de ce souci. Sa victoire éventuelle repose sur un électorat très diversifié qui se rend peu aux urnes : jeunes, minorités, femmes… ou encore des cols bleus hésitants en raison de son image d’intellectuel qui déplaît à l’Amérique profonde.
Cette image négative handicape plus fortement le sénateur de l’Illinois qu’on ne le pense en Europe. Elle justifie qu’Obama risque de ne pas être élu. Si le ticket "Obiden" a de fortes chances d’être élu, il peut craindre de perdre le scrutin. Il reste à l’équipe de Barack Obama à convaincre et à mobiliser les électeurs indécis. Une élection n’est jamais gagnée d’avance.
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auteur: Frédéric George en savoir plus sur l'auteur |
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Le coeur à ses raisons...
Soyons sérieux : Obama n'a vraiment que très peu de chances d'être élu. Octobre aura son actualité chaude en tensions internationales pour décider les électeurs US à faire le choix de la raison et non du coeur. Le seul avantage _ et pas des moindres _ dont disposait Obama était sa plus grande ferveur religieuse. | ||
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Je suis assez partagé; d'un coté je souhaite l'élection de Barack Obama, mais le manque de logique des américains me laisse sceptique quant à la réalité de cette élection. | |||
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