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Une divine ambiance
Nouvel élu à la présidence, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours d’investiture d’une grande tenue oratoire en mai 2007. Pas de référence, ce jour là, à la France chrétienne mais un constat : "Exigence morale parce que jamais la crise des valeurs n’a été aussi profonde, parce que jamais le besoin de retrouver des repères n’a été aussi fort". Cette formule de crise des valeurs, et manque des repères est sans nul doute banale mais, dans le contexte d’aujourd’hui, elle semble dire un vide que vient combler le retour et le spectacle du Religieux. Il semblerait que cette vague de récupération des traditions religieuses qu’ont connue les ex démocraties populaires avec la chute du communisme, déferle à présent sur la Vieille Europe. De l’extrême Ouest, par ailleurs, nous arrive le modèle communautariste américain, avec l’extrême influence des groupes religieux : la navigation du candidat Obama entre les évangélistes, les catholiques et les juifs, alors que ses origines musulmanes sont suspectes, témoigne de cette puissance du Religieux.
Une croisade contre l'Islam ?
Au- delà de ces courants venant tant de l’Est que de l’Ouest, une autre réalité se doit d’être pointée et méditée, celle de la croisade contre l’Islam, de la représentation d’un choc de civilisations : la France et l’Europe chrétienne seraient menacées par l’invasion d’un Islam barbare sinon terroriste. Le 27 août 2007, lors de la conférence aux Ambassadeurs, feuille de route de la diplomatie française, Nicolas Sarkozy a décliné la liste des défis auxquels la France et l’Occident sont confrontés : "Premier défi, sans doute l’un des plus importants : comment prévenir une confrontation entre l’Islam et l’Occident. Ce n’est pas la peine d’employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu’Al Qaeda qui rêvent d’instaurer, de l’Indonésie au Nigeria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIème siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies". Une telle vision imposerait une mobilisation chrétienne. Cette logique de fracture entre Islam et Occident est l’un des arguments du rejet de l’intégration de la Turquie dans l’Europe.
Conviction personnelle et tactique présidentielle
Le président français a multiplié les gestes et propos exprimant son catholicisme personnel. Il écrivait en novembre 2004 : "Je suis de culture catholique, de tradition catholique, de confession catholique. Même si ma pratique religieuse est épisodique, je me reconnais comme membre de l’église catholique." Il y eut en janvier 2007, un déplacement au Mont Saint Michel, "haut lieu de l’Occident chrétien", il y eut la visite au Vatican en décembre 2007- dans les six premiers mois du mandat (Chirac avait attendu trois ans). Dans les pas de de Gaulle en 1967, Giscard en 1978, Chirac en 1996 Sarkozy a fait plus, reprenant la fonction de chanoine de la basilique de Saint Jean de Latran, qui renvoie au règne d’Henri IV. Et la France lui apparaît "avec son long manteau d’églises et de cathédrales" lorsqu’il se rend à l’Archevêché de Paris, le 13 décembre 2007, en l’honneur d’André Vingt-Trois, président de la conférence des évêques de France.
Que Nicolas Sarkozy vive son catholicisme est de l’ordre respectable de l’intime et du privé. Qu’il récupère l’identité française dans le cadre de sa propre foi est contraire au respect de la laïcité qui sépare politique et religion.
La confusion pourrait bien se faire jour entre démarche personnelle et tactique politicienne. Un sondage récent repris par the Daily Standard du 7 mars 2008 montre que 61% des catholiques pratiquants soutiennent Sarkozy, les catholiques non pratiquants lui sont favorables à 44%. Les protestants se chiffrent à 62% en sa faveur.
Le retour du Religieux
Les 62% de protestants, 30% de musulmans et 29% de juifs ayant une opinion positive du président français traduisent un mouvement qui va au-delà de l’affichage du catholicisme. Ce qui convient à ces électeurs est moins une foi/ doctrine, qu’un ton, qu’un sur lignage du Religieux, du Spirituel Chrétien dans un temps de manque de perspectives. "Enrichissez vous, ou travaillez plus pour gagner plus" ne fonde pas un projet de vie. En arrière plan, se greffe, en outre, la peur de l’Islam La France compte 10% de musulmans, aujourd’hui.
Les deux données, effondrement du communisme qui participa de l’ordre du "croire" et montée en puissance de l’Islam se rejoignent pour nourrir un besoin de recours à la fois spirituel et communautaire, identitaire. Ce besoin se traduit en épanchements, larmes et compassion (un mot très cher à George W.Bush), en émotions sur images, aux dépens d’une réflexion politique et d’une recomposition du projet politique. Les effusions et spectaculaires manifestations de l’église orthodoxe à l’Est, sont de la même nature que la mise en scène des prières d’Ingrid Bétancourt et leur relai médiatique. Tout ce bruit masque un silence de plomb sur les réalités "oubliées", 500 otages français dans le monde et un chaos de corruption à l’Est, témoignage d’un sauve qui peut sans espérance de Justice.
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Une girouette
Sarkozy me rappelle les druzes qui pour conserver leur anonymat n'hésitent jamais à se déclarer musulman, chrétien maronite ou juif selon les circonstances. | |||
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Le baveux Sarkozy nous em.... avec ses glissades vers la sainte vierge. Le parlement turc a annulé l'amendement autorisant le port du foulard à l'université. Et ce personnage grossier et fanfaron va offrir la légion d'honneur à Bêtancourt parce qu'elle a "survécu" pendant six ans dans la "jungle colombienne". Mais elle ne mérite pas ce titre. Il est vrai qu'on donne la médaille à tous les comédiens. Alors, une de plus. Mais je refuse, quant à moi, de me prosterner devant qui que ce soit, où que ce soit. Nous sommes en train de revenir plus d'un siècle en arrière et personne ne bouge. Nos élites ont tellement bu le lait de l'infamie qu'ils ne voient plus la différence entre un roi et un fou. Tout le jeu est truqué et tout le monde applaudit. Retournons dans nos arbres et nous y verrons plus clair. | |||
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