Politique


H.Clinton et B. Obama

Obama-Clinton : un ticket de rêve ?

Les Primaires démocrates viennent de s'achever : Barack Obama s'est déclaré vainqueur alors qu'Hillary Clinton tarde à annoncer son retrait de la course à l'investiture. Cependant, ellle aurait déclaré à un membre du Congrès qu'elle était "ouverte" à l'idée de devenir la colistière de Barack. Ce ticket est-il réellement de rêve, comme le pensent de nombreux démocrates ?

A peine les Primaires démocrates bouclées, et tandis qu’Hillary Clinton tarde à annoncer son retrait officiel de la course à l’investiture, se donnant le temps de réfléchir, les rumeurs reprennent sur la possibilité de voir se composer un ticket présidentiel Obama-Clinton. Les appels à l’unité de Barack Obama, qui loue les mérites de son adversaires et rappelle qu’il est devenu "un meilleur candidat" grâce à elle, et les propos de l’ancienne First-lady, qui se déclare "ouverte" à l’idée de devenir la colistière du sénateur de l’Illinois sont autant d’indices. L’occasion est offerte de s’interroger à nouveau sur la faisabilité et la pertinence d’un tel ticket, souvent évoqué, mais que les longues Primaires semblaient avoir hypothéqué.

 

Un ticket idéal ?

 

De l’avis de nombreux membres du parti démocrate, le ticket Obama-Clinton est "de rêve", en ce qu’il permettrait de réunir les forces et de panser les plaies du parti, cruellement divisé à l’occasion de Primaires historiques mais également particulièrement fratricides. Les deux rivaux retrouvés derrière ce ticket apporteraient par ailleurs leur profil atypique, une combinaison de l’expérience et de l’audace, un réseau important, des collectes de fonds colossales et une représentation sur le terrain unique… des arguments contre lesquels John McCain, malgré les qualités qui lui sont propres, aura du mal à s’imposer. La médiatisation extrême dont ont bénéficié les deux candidats démocrates impose par ailleurs un tandem face auquel le candidat républicain aura du mal à trouver un colistier pouvant rivaliser (à part peut-être Condoleezza Rice, mais cette dernière ne semble pas, pour l’heure, intéressée par l’idée d’un ticket).

 

La balle est dans le camp d’Hillary Clinton

 

Si Hillary Clinton acceptait de se ranger derrière un ticket Obama-Clinton, elle offrirait au parti de l’âne l’unité après laquelle courent ses dirigeants, qui craignent que ces longues primaires n’aient altéré les chances de l’emporter en novembre contre John McCain. Et dans le cas où les deux candidats ne parvenaient pas à s’entendre, on peut imaginer que la sénatrice de New York fera de toute façon campagne activement derrière celui qui fut, le temps des Primaires, son principal rival. C’est donc Hillary Clinton qui, à ce stade, détient la clef de l’unité du parti démocrate, et c’est de sa capacité à se retirer de la meilleure manière que dépendront en grande partie les chances démocrates. Jamais, depuis le début des Primaires, elle ne s’est trouvée dans une position de force comparable, et c’est paradoxalement en avouant sa défaite qu’elle pourrait remporter une importante victoire politique, qui lui permettrait de ne pas anticiper son retrait du devant de la scène politique.

 

Des obstacles à surmonter

 

Reste que si ce ticket est un intéressant gage de réussite pour les Démocrates, il est à prendre avec précaution. Les deux anciens rivaux du parti de l’âne le savent. S’ils semblent complémentaires dans leur représentativité de l’électorat démocrate, comme l’ont prouvé les Primaires, il ne faut pas oublier que l’échec de la sénatrice de New York tient également au vote de rejet qu’elle a suscité chez une partie non négligeable de l’électorat (parallèlement à l’espoir qu’elle suscita chez d’autres électeurs), notamment au centre, qui a apporté son soutien à Obama. Une telle équation se trouve démultipliée à l’approche de l’élection générale de novembre, et il ne faut pas exclure un vote anti-Hillary, dans un électorat dont Obama aura justement besoin s’il veut prendre les clefs de la Maison-Blanche. A l’inverse, et malgré les sondages, il est hautement probable que les électeurs d’Hillary Clinton lors des Primaires, souvent catégorisés plus à gauche, se rangent automatiquement derrière Obama, passées les rancœurs de la défaite. A choisir entre soutenir Obama et le candidat républicain, ils n’hésiteront pas.

 

Les Républicains préfèreraient affronter un ticket Obama-Clinton

 

Par ailleurs, si les Républicains montrent de réelles faiblesses à contrer le discours d’Obama, et semblent pour l’heure tomber dans les mêmes travers qu’Hillary Clinton (manque d’expérience, naïveté…), ils sont en revanche bien préparés à batailler contre l’ancienne First-lady, en qui ils voyaient il y a encore quelques mois leur adversaire principale. Face à Clinton, John McCain sait quelle stratégie adopter. Mais face à Obama, il lui reste encore à trouver un angle d’attaque. Dès lors, un ticket Obama-Clinton permettrait au Grand Old Party de revenir à la charge contre le clan Clinton, avec un discours qui pourrait faire mouche auprès des milieux conservateurs (que McCain a encore du mal à convaincre). En d’autres termes, là où une lutte McCain/Obama pose problème aux Républicains du fait du profil centriste du sénateur de l’Illinois (mais que McCain n’hésite pourtant pas à qualifier de "gauchiste"), une lutte McCain/Obama-Clinton nous ramène à une opposition Démocrates-Républicains plus classique, un terrain sur lequel les milieux conservateurs se montrent généralement habiles pour rassembler leurs forces.

auteur: Barthélémy Courmont
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sur contre-feux.com

de Michel Dumagne le 04/06/2008 à 11h44
Clinton-Barack, Royal-Bayrou : même combat!

Pourtant c'est ce qui a manqué à la gauche française en 2007 : une alliance des forces démocrates (Royal-Bayrou) pour contrer le conservateur Sarkozy...

Même si Clinton est une candidate plus classique, en s'alliant avec Barack, elle peut renforcer la cohésion des électeurs démocrates qui jusqu'à maintenant n'ont pas compris qui était leur véritable adversaire (Mc Cain)

Revers de la médaille : si certains électeurs conservateurs sont prêts à voter démocrate car déçus de Bush et de sa guerre en Irak, ils ne sont pas du tout prêts à soutenir Clinton, en ce qu'ils conservent une haine farouche envers la présidence de son mari.

Quand au ticket Rice, je ne suis pas sur qu'il joue en la faveru de Mc Cain : il permettrait cependant de préparer les électeurs conservateurs à voter pour autre chose qu'un wasp texan ou qu'un ancien vétéran du Viet Nam...

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de jimjones27 le 30/06/2008 à 05h05
New York today

J'ai réagi sur ce tiket dans l'express, suivant nos dernières investigations sur le terrain. Je pourrais vous administrer le design architectural des matériaux de nos investigations. Malgré les réactions du Président Carter, avant la convention du mois d'Août 2008, nous ne changerons pas d'avis. Mais nous émétrons un dernier avis avec nos pronostiques sur le nom de notre futur Président. Nous avons encore des investigations à engager pour nous assurer des faits avant de nous inquiéter de la cause nationale qui est le nom du future Président et la pertinence de son mandat de quatre; voire huit ans.

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